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[Extrait partiel du Volume 13, numéro 1 de nos Cahiers]

LES DÉBUTS DE LA SOCÉTÉ HISTORIQUE DE LA VALLÉE  DE MEMRAMCOOK

La littérature abonde sur l’oeuvre du Père Camille Lefebvre et sur son importance dans l’éveil de la population acadienne qui en a résulté. Que Memramcook fut le site du collège du P. Lefebvre ne limite pas son importance à la région de Memramcook, car on sait très bien, qu’au cours des années, ce sont les jeunes de partout, en Acadie et ailleurs, qui venaient à Memramcook poursuivre leur éducation. 

Voilà pourquoi, arrivé le temps de faire revivre le Monument Lefebvre, c’est toute la population acadienne qui s’en est mêlé et les gens de Memramcook ont eu le support de personnes et d’organismes de l’extérieur pour mener à bout cette entreprise. 

À la veille du projet de renovation du Monument, M. Paul-Émile Richard, rédacteur en chef de l’Évangéline à l’époque, publiait un éditorial qui mettait en évidence la situation et qui encourageait la population acadienne à s’impliquer. Nous reproduisons cet éditorial pour nous permettre de revivre un peu le courant d’idées qui s’annonçaient alors.

 

Un monument qui dort

 

Depuis quelques semaines, un groupe de citoyens du Sud-Est du Nouveau-Brunswick, avec l'appui de la Société historique acadienne, a eu l'heureuse initiative de mettre sur pied un comité chargé de travailler à la survie du Monument Lefebvre, sur le terrain de l’Institut de Memramcook. Cette initiative mérite sûrement tout notre appui et j'espère bien qu'elle attirera également l'appui des organismes locaux, régionaux, provinciaux et mêmes nationaux qui s'intéressent à l’histoire et à la culture.

 

À titre d'ancien de l'Université St-Joseph (et de Moncton) j'ai sans doute un attachement sentimental pour ce Monument Lefebvre mais je crois qu'il y a raison d'être fier de ce remarquable. édifice  qui  malheureusement dort dans la solitude de l’oubli. L'édifice, qui a été construit par les anciens et amis de l’Université St-Joseph en l’honneur du fondateur de l’Université, le père Lefebvre, est d’une architecture remarquable et d’une solidité impressionnante malgré son trois quarts de siècle d'existence. La grande salle de concert et de spectacle peut se vanter d'avoir la meilleure acoustique  de toute la région et peut-être même de toute la province. Les gens de la Vallée de Memramcook peuvent se compter chanceux d’avoir un tel monument dans leur localité, un monument qui fait sûrement et avec raison. la jalousie de bien des régions et même des grandes villes. II s'agit, en fait, du premier monument acadien au Nouveau-Brunswick et c'est tout à notre honneur.

 

On explique difficilement, d'ailleurs, comment les gens de la Vallée ont laissé s'endormir un tel édifice historique et il est encourageant de constater qu’ils commencent à réaliser qu’il s'agit là d'un trésor qu'il faut exploiter.

 

Soyons réalistes, il n'est pas question de faire reconnaître, pour le moment du moins, le Monument Lefebvre comme monument historique national mais l’important pour le moment est de voir à ce que cet édifice soit utilisé sur une base régulière. Radio-Canada a reconnu la qualité acoustique et plusieurs réalisateurs s’en servent maintenant comme grand studio d’enrégistrement pour des émissions musicales et le Théâtre Amateur de Moncton a commencé à s’en servir mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait que le Monument Lefebvre devienne une sorte de petite Place des Arts ou encore l’équivalent du Centre de la Confédération de   Charlottetown. L’édifice n'est qu'à une vingtaine de minutes de Moncton et Shédiac,  ce qui est une distance très raisonnable.  Dans  les  grandes villes, il faut voyager plus longtemps pour assister à une pièce de théâtre ou à un spectacle.

 

En plus de la grande salle de spectacle, l’édifice contient plusieurs petites salles de grandeur de galeries d’art ou encore de petits musées. Bref, si les gens de la région le veulent réellement, ce Monument Lefebvre pourra devenir la fierté de toute la Vallée et une attraction touristique remarquable.

 

C'est le temps ou jamais d'agir. Le  Nouveau-Brunswick  se prépare à célébrer son bicentenaire en 1984 et la paroisse St-Joseph également approche ses 200 ans. Pourquoi ne pas s'organiser avec les autorités gouvernementales, avec la collaboration de la  Direction des Ressources historiques, le Conseil des Arts, Héritage Canada et d'autres organismes intéressés afin de faire revivre ce monument historique? Il n'est pas trop tôt pour y penser, sinon, encore une fois, dans les milieux gouvernementaux on va nous oublier et il n'y aura plus d'argent dans les budgets pour de tels projets.

 

Les gens de la Vallée de Memramcook ont notre appui pour faire revivre le Monument Lefebvre. Ils en seront les premiers bénéficiaires tout en rendant un grand service non seulement au Sud-Est mais également à toute la province. Nous comptons sur vous!

 

Paul-Émile Richard

Et, à peine un mois plus tard, M. Edmond Babineau, le président de la Société Historique de Memramcook, nouvellement formée, fait appel aux Anciens et Amis de l’Université pour leur aide dans le projet de sauvegarde du Monument. Des lors, La Société Historique de Memramcook prend son envol.

 

Société Historique de la Vallée de Memramcook

Memramcook, N.B., Acadie

le 18 février, 1977

 

M. Leopold Belliveau, Président

Association des Anciens et Amis

Local 290, Édifice Taillon

Université de Moncton, Moncton, N.-B.

 

Cher M. Belliveau:

 

Comme vous en avez été témoin, un Comité a été mis sur pied en novembre, 1976 pour prendre en main le Monument LeFebvre et le rendre au destin pour lequel il a été bâti.  Ce Comité s’est depuis donné des  structures plus permanentes en suscitant la création de la Société Historique de la Vallée de Memramcook dont le premier objectif sera évidemment le Monument.

 

La Société a l'intention de commander une étude sérieuse sur les possibilités de rénovation et/ou de restauration au Monument.  Entretemps, et par la suite, nous verrons à rendre au Monument, l’activité, l’entrain et l'âme qui l'a animé pendant longtemps.  Nous sommes certains que les Acadiens de toute la région ont besoin d'un centre artistique et culturel et que le Monument s’y prête par excellence.

 

Avec des objectifs pareils, nous savons que la collaboration et la coopération de tous sera nécessaire. Et nous allons d’ailleurs la solliciter.  Voilà l'objet de notre lettre d'aujourd'hui.

 

Nous avons remarqué et grandement apprécié l'intérêt et la publicité que votre organisme a déjà donné à notre cause.  C'est pour cette raison que nous venons vous demander un autre service.

 

Serait-il possible de lancer parmi vos membres, une campagne de souscription en faveur du Monument?  Les argents recueillis seraient mis dans un fonds spécial qui servirait uniquement à la préparation ou au travaux mêmes de rénovation et/ou restauration du Monument.  Nous serions prêts évidemment à donner des reçus aux fins de déduction d’impôt.

 

Vous comprendrez l’importance que nous attachons à cette requête. II nous ferait plaisir d'en discuter avec vous et vos associés, si vous en sentez le besoin.   À cet effet, M. Berthelet Charron, l’un de nos directeurs a accepté de se faire l'agent de liaison entre la Société et votre association.

 

Nous vous remercions déjà de votre attention et demeurons,

 

Sincèrement vôtre                   

 

Edmond Babineau

Président

Réponses de la population

 Point n’est besoin de tout relater sur la réaction du public face à cet appel pour sauvegarder ce Mounument si symbolique aux Acadiens. Nous pensons quand même qu’il serait intéressant de souligner quelques circonstances des débuts de la Société, par l’entremise des documents qui suivent, en particulier la première contribution, la première donation à la Société et le premier rapport du Président aux membres de la Société.

Le premier membre de notre Société 

Lamèque, N.B.

ce 19 février 1977

 

La Sociéte Historique de la Vallée de Memrancook.

Ancienne Université de  St.- Joseph, N.B.

 

Monsieur le président

 

J’ai regardé avec intérêt le compte rendu racontant la fondation d’ une nouvelle société Historique acadienne. Mes félicitations. Comme tout ce qui est acadien m' a toujours intéressé, je vous envoie la somme de $6.00 pour payer ma cotisation. Demandez a mon vieil ami le père Clément Cormier de vous envoyer une copie   d’ un petit mémoire que j' ai écrit sur mes activités.

 

II est très probable que je vous ai rencontré quelque part soit à  St. Joseph où j' ai assisté au centenaire  en 1967. II parait que j'étais le seul avec un vieux père qui avait vu le cinquantenaire. Je suis rendu à 92 et ma santé est assez bonne. Si vivant j’aurai 93 le 27 juin prochain.

 

Peut-être que vous m' avez rencontré à Grand Pré où je suis allé cinq fois, aux conventions de la Société 1'Assomption, à Frédéricton, St. Jean, N.B., Saskatoon, Ottawa, à deux conférences fédérales provinciales représentant les municipalités acadiennes du N.B., à Chéticamp, Halifax, Boston en 1953, New Bedford, Etats Unis, etc.

 

C’ est avec plaisir que je vous envoie ma cotisation. J' ai perdu ma femme le 23 mars 1970. Elle a quatre de nos enfants avec elle au paradis. Elle était la nièce préférée de tous les Sormany. Ma belle-mère était une Sormany, Malvina.

 

Depuis 1967  je ne vois pas assez pour lire et ne puis conduire un auto après 39 ans de conduite sans accidents. Excuse les fautes.

Votre tout dévoué,

 

Jean Paul Chiasson, Chevalier de l’Ordre de St.Grégoire le Grand, M.A., Dr. en Sciences sociales.

[À noter: certaines erreurs ont été corrigées dans cette lettre]

Réponse à M. Chiasson

C.P. 90,

Saint-Joseph, N.-B.,

20 mai 1977

 

Chevalier Jean-Paul Chiasson,

C.P. 119,

Lamèque, N.-B.

 

Cher Monsieur,

 

Il me fait plaisir de vous faire parvenir votre carte de membre de la Société Historique de la Vallée de Memramcook ainsi qu'un reçu pour votre cotisation.

 

À la suite de la réunion des directeurs hier soir, il fut décidé qu’on organise d’ici le début de juin notre campagne de recrutement. Aussi dans quelques semaines nous devons signer les documents en vue d’obtenir notre charte d'incorporation.  Le comité pour préparer la constitution et les règlements a présenté son rapport hier soir.  À la prochaine réunion des directeurs nous devons les adopter.  II fut décidé que l’assemblée annuelle soit remise au début de l’automne afin de permettre le recrutement de membres et de mieux préparer cette importante réunion.  L' exécutif doit adopter un écusson ou emblème pour notre papier de correspondance.  Nous avons reçu quelques modèles. Enfin le bureau de direction de l’Institut (ancien collège St-Joseph) nous propose une entête en vue d’utiliser le monument pour toutes sortes d’activités culturelles.  Dans l'ensemble, les conditions nous semblent intéressantes.

 

Je pense que ce sont là les principales questions qui ont étéapportées à  la réunion du bureau de direction hier soir; comme je vous le disais, vous êtes notre premier membre et nous vous en félicitons.

 

Sincèrement,

Edmond Babineau, président de la

Société Historique de la Vallée de Memramcook

Réponse à la lettre

 

Saint-Joseph, N. -B.

Le 14 mars 1977.

 

Mlle Murielle Roy,

La Société Historique Acadienne,

C.  P.  2363,  Succursale A,

Moncton, N.-B.

Cher Présidente,

 

La Société Historique de la Vallée de Memramcook existe depuis le 27 janvier 1977.  Vous et vos associés ont participé d'une façon toute spéciale à l'organisation de cette Société.   Ensemble nous avons peut-être fait de l'histoire.  Mais ce qui est plus important, c'est que nous allons continuer à en faire.

 

Dans l’un de ses premiers gestes le Bureau de Direction de notre nouvelle Société vient vous offrir à vous et à tous vos membres nos plus chaleureux remerciements pour votre travail et particulièrement pour le don de $200.00 que nous avons reçu avec gratitude.  Ce don nous sera d’un support appréciable et nous encourage à aller de l'avant.

 

Mais l’encouragement le plus précieux nous vient du lien vivant qui nous unit déjà dans nos objectifs communs, par l'entremise deMaurice Léger.  Maurice est avec nous depuis le début et nous lui avons Maurice Léger.  Maurice est avec nous depuis le début et nous lui avons demandé de siéger sur notre Bureau de Direction en tant que membre aviseur pendant notre première année.  Nous voulons souligner l'aide qu'il nous apporte et le rapport d'entraide et d'amitié qu'il aide à établir entre nos deux organismes.

 

Souhaitons que ce beau commencement nous permette de faire revivre l'histoire de notre peuple et l'aider à grandir.

 

Vive l'histoire Acadienne pour que vive le peuple acadien.

 

Edmond Babineau,

Président,

La Société Historique deLa Vallée de Memramcook

Les deux premières années

À l’occasion du vingtième anniversaire de notre Société en 1997, on a publié au Volume 8, No 1 de nos Cahiers un sommaire assez exhaustif des réalisations de la Société durant ses  premières 20 années d’existence. On retrouvera en deuxième partie de ce cahier des images graphiques et photographiques qui soulignent ces accomplissements ainsi que ceux des derniers cinq ans.

Par contre, afin de souligner les efforts génésiaques des pionniers de la Société, nous pensons qu’il serait intéressant de reproduire ici le premier rapport du Président aux membres de la Société en 1979. Ce rapport, comme on le verra, nous permet de voir les projets  réalisés durant les deux premières années de la Société, ainsi que ceux qu’on avait déjà identifiés comme projets futurs. 

RAPPORT DU PRÉSIDENT

 

PREMIÈRE ASSEMBLÉE ANNUELLE

 

SOCIÉTÉ HISTORIQUE VALLÉE DE MEMRAMCOOK

 

29 janvier 1979

Monument Lefebvre

Saint-Joseph, N.-B.

 

Il me fait plaisir à titre de président de la Société Historique de la Vallée de Memramcook de pouvoir vous donner un aperçu plutôt général des activités qui ont pu se dérouler depuis la fondation de notre société.

 

D'abord  il nous faudrait revenir quelque peu en arrière et trouver la raison qui nous a poussé à fonder une société historique dans la vallée.  Au mois de novembre 1976,  plus d'une vingtaine d’organismes ainsi qu'une centaine de personnes avaient été invités ici même au Monument Lefebvre afin de voir ensemble ce qui pourrait être fait pour sauver ce Monument et même le faire revivre si possible.  A cet effet, un comité de quinze personnes fut formé.  Au début de l’année ‘77, ces mêmes personnes avec la collaboration d’un certain nombre d'autres intéressés au projet nommèrent dix personnes qui devaient former le premier bureau de direction.  C'étaient Mme Beatrice Boudreau, Madame Chantal Cadieux, MM. Louis Bourgeois, Roger Landry, Bertholet Charron, Fred Magee, Jacques Gauthier, Paul-Eugène LeBlanc et Edmond Babineau.  Le père Maurice Léger devint le représentant de la Société Historique Acadienne.

 

Comme vous pouvez le constater, notre société historique a été organisée surtout dans le but de sauver le Monument Lefebvre.  Aussitôt élu, votre bureau de direction a fait des démarches auprès de différents groupes afin de voir ce qui pouvait être fait afin de ne pas seulement sauver le Monument mais même le faire revivre.  En plus des approches que nous avons faites auprès de Parc Canada, soit par lettres ou par rencontres avec les administrateurs, nous avons aussi rencontré le Conseil d 'Administration de l'Institut afin de conclure une entente en vue de l’utilisation du Monument.  Je voudrais mentionner le beau travail de M. Fred Magee pour le rô1e qu'il a joué quant à l'utilisation du Monument ainsi que les bonnes relations qu'il a su maintenir entre l'Institut et la Société Historique.  Déjà à ce moment-là,  la Commission Nationale des Lieux et Sites historiques du Canada était informée de nos intentions quant à l'avenir du Monument et ce grâce à M. Jules Léger.  Si aujourd'hui on parle d'utiliser le Monument comme lieu d’interprétation du fait de la Survivance acadienne, c’est bien à la suite du travail fait par M. Léger auprès des membres de la commission.  Aussi, nous lui en serons toujours reconnaissant.  Son nom restera sûrement parmi ceux qui auront travaillé pour sauver le Monument Lefebvre. Quelques mois après la fondation de la société, M. Magee et moi-même avons participé à une émission télévisée à C.B.A.F.T. afin de parler du Monument soit au sujet des transformations possibles ou encore de son utilisation dans l’avenir.  Aussi, je puis dire, que ce projet du Monument demeurera une de nos priorités même si notre société historique s’est donnée d’autres buts.  Un peu plus tard, lorsque vous étudierez les Statuts et Règlements, vous serez plus en mesure de connaître les buts proposés par votre bureau de direction.  Ces Statuts et Règlements ont été préparés et rédigés par M. Jacques Gauthier. 

 

Nous-mêmes, nous les avons étudiés en détail et c'est à partir d'eux que nous nous sommes basés pour fonctionner jusqu'à ce jour.  Je remercie M. Gauthier pour ce travail.

 

Assez tôt  après l’organisation de notre bureau de direction, nous avons approché M. Jean Cormier dans le but de préparer la documentation nécessaire en vue de l'obtention de notre charte.  C'est chose faite. Nous avons notre charte.

 

Nous avons eu au Monument Lefebvre  le lancement de deux livres dont l’un a été écrit par Charlotte Cormier et qui était intitulé "Écoutez bien petits et grands” et l'autre par Margret Stanley sur Sir Pierre A. Landry. Cette soirée avait été organisée en collaboration avec la Société Historique Acadienne.

 

Le 14 août ‘78, nous avions une fois de plus au Monument, une soirée préparée par la Société Historique dans le cadre des fêtes Acadiennes de la Vallée.  Il y a eu comme orateurs invités, Madame Lorraine Léger qui parla des charivaris, M. Paul Surette donna un aperçu de sa recherche sur l’histoire de la vallée, et M. Bernard LeBlanc présenta une série de diapositives sur des maisons de la région.

 

Au cours du printemps '78, j'ai participé à une émission de Radio-Canada à C.B.A.F. dans le but de parler de notre société, soit de ses buts, des projets en marche et même des activités possibles pour l'avenir.

 

A titre de président je suis allé à St-Jean accompagné de M. Roger Landry pour assister à une réunion des societés historiques du N.B. Un peu plus tard,  j'ai participé à Edmundston à une rencontre des sociétés historiques acadiennes.  Dernièrement, je me suis rendu à Frédericton pour assister à une réunion où il fut surtout question de sauvegarder certaines maisons  ou édifices ayant une valeur historique.

 

Un projet qui nous tient beaucoup à coeur et qui est en partie terminé est la recherche intitulée "Memramcook, un siècle d'histoire" dirigée par M. Paul Surette et son équipe.  Nous avons suivi de près ce projet.  Aussi je dois souligner le travail continu que Mme Béatrice Boudreau a donné  en tenant la comptabilité.  Dans le moment nous avons fait la demande d'un prolongement de deux mois pour le projet afin de terminer cette première partie de la recherche.  Nous aurons à suivre de près cette activité.

 

Nous sommes présentement à faire les démarches en vue d' avoir un projet de “Jeunesse Canada au Travail”.  Ce projet permettra pendant l’été à cinq étudiants de faire la cueillette et la classification de documents ayant une valeur historique.  Nous croyons que ce travail est très urgent. Aussi nous espérons que la population de la vallée va collaborer à la réalisation du projet.

 

En vue de ce qui va être fait comme interprétation de la Survivance acadienne par les gens de Parc Canada, je dois dire que nous avons été  en relation étroite avec le Centre des Études acadiennes par l'intermédiaire de son directeur, M. Jean Daigle.  Aussi nous sommes heureux de la tournure des évènements et nous croyons que les choses sont en bonnes mains.

 

Nous espérons avoir au courant de l'année la publication du manuscrit sur la recherche "Memramcook, un siècle d’histoire”.  Aussi dans le moment nous sommes à négocier les détails d'une entente sur les droits d’auteur entre la Société Historique d'une part et de M. Paul Surette et son équipe d’autre part.   Le tout doit être réglé bientôt.

 

Depuis un certain temps, nous faisions des démarches par l’intermédiaire de notre secrétaire, M. Paul-Eugène LeBlanc, en vue d'obtenir une copie du film intitulé "Les Aboiteaux”. C'est une chose faite. Merci Paul-Eugène et un merci spécial à l'Office National du Film.

 

Au cours des prochaines années, nous devrions identifier et localiser un certain nombre de sites historiques de la vallée.  Du même coup, pourquoi ne pourrions-nous pas y avoir quelques monuments?

 

Nous devons avoir très bientôt notre emblème. Il y a déjà quelque temps qu'un travail se fait à ce sujet.  Plusieurs personnes ont déjà collaboré à sa réalisation et je les en remercie.

 

Parmi les projets que nous aimerions réaliser cette année, il y a la publication d'un bulletin ou d'une petite revue.  Grâce à l'arrivée de nouveaux directeurs,  il nous semble possible de faire quelque chose dans ce sens.  C'est à souhaiter.

 

À la suite de ce renouveau dans notre milieu pour ce qui regarde l'histoire de la Vallée, il est tout à fait normal que nous songions à  avoir un jour notre musée.  Et  pourquoi  pas?    Plusieurs  raisons  nous pousseraient à travailler à la réalisation de ce projet.

 

En terminant, je veux remercier en mon nom personnel et en votre nom, les directeurs qui ont décidé de quitter leur poste, pour leur précieuse collaboration durant ces deux années.  J’ose espérer qu’ils vont demeurer attachés à tout ce qui se rapporte à l'histoire de la vallée.  Je m'en voudrais de ne pas les nommer: M. Louis Bourgeois, M. Bertholet Charron, M. Roger Landry et M. Jacques Gauthier.  Encore une fois merci.

 

Enfin je souhaite que l’année  '79-80 en sera une d'activités des plus intéressantes et qu'elle marquera une étape importante dans la prise de conscience de notre riche patrimoine.

 

Edmond Babineau,

Président

Lettre au sujet de l’abbé Leroux

Saint-Joseph, N.-B.,

8 mai 1979

 

M. Zoël Arsenault, président,

Conseil Paroissial,

Saint-Joseph, N.-B.

 

Cher Monsieur,

 

Le bureau de direction de la Société Historique de la Vallée de Memramcook a proposé lors de sa dernière réunion mensuelle qu’une lettre soit envoyée au conseil paroissial de la paroisse de Saint-Thomas pour leur demander d’étudier la possibilité de placer une plaque à l’intérieur ou à l’extérieur de l’église afin de rappeler le fait que l’abbé Thomas LeRoux est enterré sous l’église actuelle. L’abbé LeRoux aurait été le premier curé de la région vers les années 1781 ou 1782. À sa mort, il fut enterré dans le cimetière de la Montain, pour ensuite être transporté et inhumé sous l’église blanche et plus tard sous l’église actuelle. Pour avoir plus de détails à son sujet, vous pourrez vous adresse à M. Vital Gaudet de Saint-Joseph.

 

Vous pouvez être assuré que cette marque de reconnaissance envers l’abbé LeRoux serait certainement appréciée de la part des paroissiens ainsi que des étrangers qui visitent notre région chaque année.

 

Nous, du bureau de direction, souhaitons que votre conseil pourra réaliser ce projet. Aussi nous vous assurons de notre entière collaboration.

 

Bien à vous,

Edmond Babineau,

Président

Lettre de félicitations du P. Clément Cormier, Université de Moncton, Moncton, N.-B., Canada

 

le 18 juin 1979

M. Edmond Babineau, Président

La Société historique de la Vallée de Memramcook

C. P. 235

St-Joseph, Cté Westmorland, N.-B.

 

Monsieur le Président,

 

De tout coeur, je vous félicite de votre initiative et je souhaite longue vie à votre revue.

II y a peu de régions en Acadie qui sont aussi riches en histoire.

Que le Monument Lefebvre soit devenu le lieu d’interprétation de la Survivance acadienne, c’est reconnaître à votre Société une mission spéciale qui vous ouvre un vaste et fécond champ d’exploration.

Je vous souhaite tout le succès possible.

 

Votre tout dévoué,

Clément Cormier, c.s.c.