ÉCOMUSÉE du PATRIMOINE de MEMRAMCOOK

Les frolics d'autrefois

Les frolics

Une ancienne coutume venue d’Europe et commune à plusieurs régions d’Amérique était la Corvée, un travail communautaire sans rémunération fait dans le but de s’entraider. Plusieurs projets collectifs pouvaient être ainsi réalisés: construire une maison pour jeunes mariés; rebâtir une demeure détruite par le feu; scier du bois; aider aux récoltes; faire boucherie; monter une grange, une salle paroissiale, une église, etc.
Les grosses corvées impliquaient surtout les hommes et, pour les remercier de ce travail exténuant, les femmes préparaient un ou deux repas copieux qu’on mangeait avec grand appétit. Ici, à Memramcook, ce repas aurait compris, entre autres, des poutines râpées, du fricot au poulet, du pain doux (gâteau), des tartes, des croquecignoles (variation de croquignoles - genre de pâtisserie croquante), etc.
Une fois le travail terminé c’était la fête : une soirée divertissante de jeux et de danse avec de la musique des musiciens de la place, en particulier les joueurs de violon, d’accordéon et de musique à bouche (harmonica). Avec le temps, pour désigner cet atmosphère de divertissement et de gaieté qui faisait partie de la fête, les Acadiens empruntèrent de leurs voisins anglais le mot frolic (d’origine hollandaise) qui signifiait folâtrer, s’amuser, etc.
Les corvées s'accomplissaient en général dans la bonne humeur et dans un esprit de fête. En Acadie, à Memramcook comme ailleurs, l’atmosphère de fête vint à être le caractère prédominant de ce travail collectif et les Acadiens adoptèrent le mot frolic pour désigner l’événement entier, c’est-à-dire la corvée et les repas suivis de la fête.
Participer à un frolic voulait donc dire travailler, manger puis s'amuser.

Pour une autre explication de la Corvée, voir : http://rdaq.banq.qc.ca/expositions_virtuelles/coutumes_culture/aout/les_corvees/a_propos.html