Société Historique de la Vallée de Memramcook

Vol 10 no 1, avril 1999

Vol 10 no 1, avril 1999TABLE DES MATIÈRES

Mot de la présidente

Cahiers Disponibles/Coupon cotisation

Coin des échanges

Les personnes centenaires à Memramcook de 1937 à mars 1999 6

Les gymnastes de Memramcook

Hank Snow à Memramcook

Décédés : accidents d'auto, Vallée de Memramcook

 

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MOT DE LA PRÉSIDENTE

 

Bonjour!

 

Une nouvelle année est déjà bien en marche. Je profite de l'occasion pour vous souhaiter de très Joyeuses Pâques et un bel été. Cette année sera spéciale pour la Vallée de Memramcook. Deux événements très importants l'un comme l'autre vont se dérouler dans le village de Memramcook. Je parle bien sûr des Jeux de la francophonie; nous savons que certaines activités reliées au Sommet de la francophonie auront lieu dans notre Vallée.

 

Notre comité d'expo-photos se prépare pour une exposition estivale sur les sports dans la Vallée de Memramcook. Le sujet devrait être de grand intérêt vu la participation des jeunes de la Vallée dans une variété de sports depuis de longues années. Nous savons en plus l'excellence de la performance des sportifs de chez-nous. Nous publierons sûrement au printemps le lieu de l'exposition.

 

Nous vous invitons à l'assemblée générale annuelle, qui aura lieu le dimanche 2 mai 1999 au Club d'Age d'Or de Memramcook. La réunion sera suivie de notre banquet annuel au même endroit. Un souper à la dinde sera servi au coût de 10,00 $ par personne. Nous aurons unie conférencier/ère invité/e. Nous espérons vous voir en grand nombre.

 

Je désire exprimer mon appréciation pour la collaboration de Mme Eliza Léger et de M. Donatien Gaudet à la rédaction de ce Cahier. Leur contribution est riche.

 

À la prochaine,

Patricia Utley, présidente

 

LES PERSONNES CENTENAIRES À MEMRAMCOOK DE 1937 À MARS 1999

 

C'est un fait indéniable. Les citoyens de la Vallée de Memramcook jouissent d'une longévité exceptionnelle. Nous avons denombré 28 centenaires s'échelonnant de 1937 à mars 1999. De ce nombre, cinq sont encore vivants, dont Évangéline Melanson Saulnier âgée de 108 ans.

 

La plus ancienne de ces centenaires est Amie LeBlanc née en 1837, tandis que Marie Bourgeois vient de célébrer ses cent ans. Il y a eu dix-huit femmes centenaires dans la Vallée, selon nos recherches, et dix hommes; le plus ancien Aimé Vienneau né en 1854; le plus célèbre Josh Breau qui vécut jusqu'à 109 ans.

 

Si le lecteur connaît le secret de la longévité, bien des gens désirent le connaître. Est-ce l'air, l'eau, le sol? Même les recherchistes en ce domaine n'ont pas encore de réponse assurée.

 

Suite à la liste des centenaires, une courte biographie de chacun.

 

 

LES CENTENAIRES DE LA VALLÉE

 

Gens qui ont vécu 100 ans et plus et décédés:

 

  1. Amie LeBlanc, n. 1837, m. Thomas LeBlanc;

 

  1. Aimé Vienneau, n. 1854;

 

  1. Timothé Léger, n. 1855, m. Eugénie Belliveau;

 

  1. Euphroisine Ouellet, n. 1855, m. Maurice LeBlanc;

 

  1. Marie Gaudet, n. 1855. m. Anselme LeBlanc;

 

  1. Lucien Cormier, n. 1863, m. Emilie Léger;

 

  1. Joséphine Gaudet, n. 1867, m. Grégoire LeBlanc;

 

  1. Anselme Gaudet, n. 1873, m. Philomène Durnas;

 

  1. Félicien Gautreau, n. 1874 célibataire;

 

  1. Dina Bourque, n. 1875, m. Isaïe LeBlanc;

 

  1. Exelda Belliveau, n. 1880 religieuse

 

  1. Vital Landry, n. 1882, m. Marguerite LeBlanc;

 

  1. Josh Breau, n. 1882, m. Joséphine LeBlanc;

 

  1. Marie Dupuis, n. 1882, m. Vital T. LeBlanc;

 

  1. Emma Belliveau, n. 1887, m. Adolphe Melanson;

 

  1. Marie LeBlanc, n. 1889, m. Philomon LeBlanc.

 

  1. Mélendé Gautreau, n. 1890, m. Paul Landry

 

  1. Marie Boudreau. n. 1891, m. Edgar Léger;

 

  1. Suzanne Richard, n. 1893, m. Edmond F. Gaudet;

 

  1. Albert Belliveau, n. 1894, m. Mélendée Boudreau;

 

  1. Loretta Richard, n. 1897, m. Lévi Gallant;

 

  1. Ernest Saulnier, n. 1897, m. Irene LeBlanc

 

  1. Joseline Léger, n. 1898, m. Léo Gaudet

 

Encore vivants - 1999 –

 

  1. Évangéline Melanson, n. 1890, m. Wilfred Saulnier;

 

  1. Arzélie Cormier, n. 1895. m. Alphé Cormier;

 

  1. Albert LeBlanc, n. 1897, m. Marie LeBlanc;

 

  1. Éloise Bourgeois, n. 1898, m. Zéphir Bourgeois;

 

  1. Marie Bourgeois, n. 1899, célibataire

 

AMIE LEBLANC

Née le 13 septembre 1837. fille de Simon et Marguerite Dupuis LeBlanc de College Bridge, mariée le 19 janvier 1864 à Thomas fils de Laurent et Madeleine Landry LeBlanc. De ce mariage sont nés 8 enfants dont 2 paires de jumeaux (garçons). Amie descendante de Daniel LeBlanc, 7e génération. Elle est décédée à College Bridge le 9 avril 1939, jour de Pâques.

 

AIMÉ VIENNEAU

Né à Memramcook le 1 er octobre 1854; décédé le 12 janvier 1955 à Worcester Mass. Il était le plus ancien élève de l'Université Saint-Joseph, ses confrères, à la remise des diplômes étaient R.P. Hypolite LeBlanc, le sénateur Poirier et le Docteur Fidèle Gaudet et autres... Il fréquenta l'École Normale et enseigna pendant 22 ans, à Barachois et surtout à Memramcook. Au cours de sa carrière, il fut juge de paix du comté de Westmorland pendant de nombreuses années.

 

TIMOTHÉ LÉGER

Né le 18 février 1855, à McGinley, fils de Pierre Léger et Blanche Bourg, marié à Eugénie Belliveau de Memramcook. La famille Léger, originaire de Port-Royal, Annapolis, quelques années après la dispersion des Acadiens est venue s'établir à Memramcook. En 1867, celle-ci déménage à St-Paul Kent et en 1883, M. Tim Léger déménage avec sa famille à Moncton alors appelée "The Bend" dont la population n'était que 5,000 habitants. M. Léger s'est retiré du CNR en 1916; il est décédé âgé de 100 et plus.

 

EUPHROISINE OUELLET

Née en 1855, à Aboujagane, fille de Dominique Ouellet et Modeste Gaudet, mariée à Maurice LeBlanc de College Bridge ont eu 12 enfants dont 2 religieuses des Soeurs de la Ste Famille. Son grand'père André Ouellet vint s'établir à Memramcook vers 1780, venant du fort Ste-Anne Fredericton. Sa mère Modeste était originaire de St-Joseph, descendante de Fidèle à Jean à Pierrotte Gaudet. Mme LeBlanc a vécu ses dernières années chez sa fille Irène et son marie Ernest Saulnier, ceux-ci lui avaient réservé, dans leur maison, une grande chambre où comme passe-temps elle a fait un grand nombre de belles couvertures de lit, appliquées et piquées par elle-même. Elle est décédée âgée de 105 ans.

 

MARIE GAUDET

Née en 1855, fille de Dominique à David Gaudet et Osithe Léger de Memramcook­Ouest, mariée en 1873 à Anselme LeBlanc, maître d'école et après marchand dans la région de Memramcook, décédé en 1925. Marie dite "la vieille Anselme" fut maîtresse de poste pendant 25 ans dans sa maison où elle demeurait avec sa petite-fille Germaine Cassidy et son mari Sylvain Léger. Tous les jeunes du McGinley l'appelaient "Grand'mère". Elle est décédée âgée de 101 ans.

 

LUCIEN CORMIER

Né en 1863, au P'tit Dover, fils de Joseph et Dométilde Cormier, marié à Emilie Léger, soeur de Maximilien. M. Cormier était un fermier prospère. Il a été actif jusqu'à son centenaire. Décédé à l'âge de 102 ans, il était un des résidents les plus anciens de le province, doyen de la Vallée de Memramcook.

 

JOSÉPHINE GAUDET

Née le 16 juillet 1867, fille de Sylvain à David Gaudet à Memramcook-Ouest. À 19 ans a épousé Grégoire A. LeBlanc de St-Anselme, plâtrier et poseur de briques. De ce mariage neuf enfants sont nés. Elle est née sous le règne de la Reine Victoria et a vécu aussi sous le règne de huit papes en commençant par Pie IX. Elle comptait cinq générations avec 125 petits-enfants. Elle est décédée en 1969, âgée de 102 ans.

 

ANSELME GAUDET

Né en 1873, à Memramcook-Ouest, fils de Marcel et Osithe Léger (soeur de Julien Léger), marié en 1896 à Philomène Dumas. Ils eurent trois enfants. Celui-ci est entré au service du chemin de fer en 1916, il recevait à cette époque un salaire horaire de 29 cents. Il était ferblantier au CN. Décédé âgé de cent ans.

 

FÉLICIEN GAUTREAU

Né le 30 novembre 1874, à Pré-d'en-Haut (Gautreau Village), fils d'Abraham à Pierrot et Sylvie Gauvin Gautreau. Il était célibataire. Décédé le 29 janvier 1975. Félicien était charpentier de métier, il travaillait sur le ferme et faisait aussi la pêche.

 

DINA BOURQUE

Née à Belliveau-Village, NB le 1er juin 1875, fille d'Aimé et Agnès (née Bourgeois) Bourque, mariée à Isaïe LeBlanc. Après leur mariage habitaient à Sydney, N.-É. En 1916, le couple vint s'installer à Lewisville. Dans le même commerce: un studio d'art photographique et un magasin d'objets de piété. Mme LeBlanc est décédée âgée de 100 ans et plus.

 

EXELDA BELLIVEAU

Née le 7 mars 1880, fille d'André et Catherine Bourque Belliveau, à Belliveau Village, décédée le 7 juillet 1986, âgée de 106 ans. Elle entra en religion au noviciat "Soeurs de la Charité" à St-Jean en 1912.

 

Elle fut une des 53 fondatrices de la Congrégation N.D.S.C. fondée en 1924. Sr Marie Julienne avait enseigné clans différentes écoles avant d'entrer en religion et a continué dans l'enseignement par après.

 

VITAL LANDRY

Né le 2 juin 1882, à Memramcook, fils de Hubert et Marie LeBlanc Landry, marié en 1918, à Marguerite à Calixte LeBlanc de Moncton, dont six enfants. Il demeura 22 ans aux États-Unis. Il se souvient qu'il travaillait pour 261/2 cents l'heure à manier des "chars électriques" pour transporter les gens dans les villes. Revenu à Memramcook, a travaillé jusqu'à sa 80e année à la charpente. Ce qu'il a trouvé plus dur a été de perdre sa mère à 12 ans. Il est décédé le 4 janvier 1984 à l'âge de 101 ans.

 

JOSH BREAU

Né le 27 août 1882, fils d'Olivier et Sylvie LeBlanc Breau, marié à Joséphine LeBlanc, d. 1956, ont eu 14 enfants. Il est décédé le 27 juin 1991, à 109 ans. Notre pays, le Canada, n'avait que 15 ans quand M. Josh est né.

 

À l'âge de 98 ans, on s'est rendu à sa demeure pour le faire parler de lui et de l'an premier...voici l'effet de cet entretien: vers 1900, il est allé travailler au Maine sur les chemins de fer alors qu'il gagnait $2.00 - $2,50 par jour. Après il est allé travailler dans l'Ontario et dans l'Ouest canadien comme chauffeur d'une pelle â vapeur (steam shovel). En tout, soit jusqu'en 1949, alors qu'il s'achète une ferme à Gayton.

 

Celui-ci leur rappelle du temps que l'on vendait les vieux...on faisait une sorte d'encan et on donnait des vieux à ceux qui demandaient le moindre pour les garder soit 12-14-15 piastres par mois. Il leur dit que dans ce temps-là, les gens de la place s'entraidaient beaucoup, quand il s'agissait de bâtir une maison, haler une bâtisse, labourer etc. On organisait un frolic à l'occasion et chacun s'empressait de prêter main-forte à qui le tour.

 

Les boeufs faisaient le lourd travail de la ferme parce que les chevaux étaient rares et étaient plus petits; un cheval qui pesait 1100 livres était un gros cheval. Enfin il ajoute, que les oeufs se vendaient 10 cents la douzaine, le fromage en meule 8 cents la livre, le beurre 12 cents la livre, etc. Par contre il certifie qu'un gars ne travaillait que pour 75 cents par jour.

 

Sa longévité: pour vivre vieux, leur dit-il, il faut avoir la volonté de vivre, ne jamais lâcher. En toute franchise il réplique qu'il avait toujours aimé ce qu'il faisait, peu importe l'ouvrage. Celui-ci a fait bonne preuve de sa vaillantise, de son grand courage et de sa bonne santé. L'été, on le voyait bêcher dans son jardin, couper son foin à la faux et son bois à la hache et ceci jusqu'à ses toutes dernières années.

 

Son grand rêve de retourner à Ste-Catherine, ON au "Welland Canal" où il avait travaillé pendant plusieurs années, s'est réalisé en 1984, alors qu'il fait le voyage par chemin de fer (organisé), accompagné de Mme Léona Cormier, chez qui (elle et son mari) il demeurait à Gayton. Là-bas, on l'attendait, ce fut un grand évènement. Il devint membre honoraire de la ville et eut l'occasion d'opérer la pelle à vapeur au Welland Canal même.

 

A cent ans, M. Josh apprit la danse et a toute occasion comme à une fête d'anniversaire de naissance et autres où il était l’invité d'honneur il prenait plaisir de danser mais toujours avec Mme Cormier.

 

MARIE DUPUIS

Née le 18 septembre 1882, fille de Docité et Sylvie LeBlanc Dupuis, de College Bridge, mariée à Vital à Thomas et Amie LeBlanc ont eu cinq enfants. Marie est décédée le 17 octobre 1988, âgée de 106 ans.

 

EMMA BELLIVEAU

Née en 1887, à Pré-d'en-Haut, fille de Joseph et Nathalie Cormier Belliveau, mariée à Adolphe Melanson aussi de Pré-d'en-Haut; elle eut sept enfants. Résidente au Foyer Dr Camille Gaudet où elle est décédée âgée de 100 ans.

 

 

MARIE LEBLANC

Née le 14 novembre 1889, fille de Adolphe et Delphine Belliveau LeBlanc, mariée à Philomon P. LeBlanc de St-Anselme, dont huit enfants. Elle est décédée le 11 décembre 1998 à la Villa Providence Shédiac à l'âge de 109 ans. Elle était doyenne de la province du NB, laissant 25 petits-enfants, 40 arrières petits-enfants et quatre arrière-arrière petits-enfants.

 

MÉLENDÉ GAUTREAU

Née le 27 février 1890, à Pré-d'en-Haut. fille de Anselme Gautreau et de Émilie Bourque, mariée le 13 juillet 1920 à Hypolite (Paul) Landry de College Bridge, décédé en 1968 à 83 ans à Halifax, N -E Ce couple a eu cinq enfants: Rita Benoît, Thérèse O'Connell Louise Landry, Irène O'Brien et un fils Camille décédé en 1948. Mme Mélendé est décédée le 4 novembre 1990 à Halifax, N.-E.

 

Léonie Gautreau, soeur de Mélendé susdite, mariée à Camille Melanson de Pré-d'en-Haut. Celle-ci est décédée en 1986 aux États-Unis. Ses nièces et d'autres s'adonnent à dire qu'elle est décédée la veille de son centième anniversaire de naissance, aux États-Unis...chose assez rare: deux d'une même famille à atteindre l'âge de 100 ans.

 

MARIE BOUDREAU

Née le 10 octobre 1891, aux États-Unis, fille de Maurice et Célina LeBlanc Boudreau, mariée à Edgar à Dominique et Sylvie G. Léger de la Montain. Institutrice, a enseigné pendant plusieurs années, ce couple a eu huit enfants. Marie est décédée le 1 novembre 1996, à 105 ans.

 

SUZANNE RICHARD

Née en 1893, à St-Louis de Kent, fille d'Anselme et Domine Barrieau Richard, mariée à Edmond à Florian Gaudet dont huit enfants. Elle était enseignante et fut maîtresse de poste pendant 44 ans à Saint-Joseph. Elle est décédée au Foyer Dr. C. Gaudet, le 5 mai 1998 âgée de 105 ans.

 

ALBERT BELLIVEAU

Né en 1894, à Gayton, fils d'André (driver) et Nathalie LeBlanc Belliveau. marié le 3 novembre 1915 à Mélendée, fille de Thomas (Tom) et Denise Bourque Boudreau de Memramcook-ouest. Ce couple a eu huit enfants. M. Belliveau a pris sa retraite du CN en 1955, comme préposé aux wagons après 40 ans de service. Les chevaux étaient son hobby. Il contribua à l'avancement des courses sous harnois dans la Vallée. Après sa retraite il s'est consacré aux chevaux à plein temps. "Son cheval préféré Happy L" qui en 1937, sur 27 départs, ce cheval a remporté 27 victoires. Il est décédé le 11 août 1998 à l'âge de 104 ans à la Résidence Saint Thomas à Saint-Joseph.

 

LORETTA RICHARD

Née le 18 novembre 1897, fille de Féréole et Sara Richard de College Bridge, mariée à Lévi Gallant de Grande-Digue. De cette union sont nés cinq enfants (mariés le 3 juillet 1922). Loretta ne portait ni lunettes, ni appareil auditif et n'a jamais fumé. À l'occasion de son 100e anniversaire de naissance elle s'est permis de danser avec un de ses fils au son de la musique d'un groupe de musiciens invités pour cette fête. Elle avait le sens de l'humour, toujours très alerte, active, l'hiver assemblait des couvertures et les piquait. Elle a fait de nombreux voyages organisés. Elle demeurait à la Résidence Beauséjour de Shédiac depuis 1993. Elle est décédée le 7 juin 1998, âgée de 100 ans.

 

ERNEST SAULNIER

le 18 juin 1897 à College Bridge, fils d'Amand et Marie-Blanche Dupuis Saulnier, mariée le 19 septembre 1922 à Irène LeBlanc, fille de Maurice et Euphroisine Ouellet LeBlanc de College Bridge, ont eu cinq filles. Ceux-ci ont fêté leur 76e anniversaire de mariage en 1998, résidents du Foyer Dr Camille Gaudet, jouissant d'une excellente santé tous les deux. Irène est née en 1900. M. Saulnier est décédé le 20 mars 1999 au Foyer de Soin Dr Camille Gaudet.

 

M. Saulnier a travaillé pendant 43 ans pour la CN. Travaillait dans les stations de train, il recevait les télégrammes et les envoyait, recevait également le fret et l'envoyait. Il remplaçait les personnes malades ou en vacances pendant une vingtaine d'années. Il s'est promené dans toute la province. Ensuite. il a eu un emploi stable à Calhoun pendant 20 ans, avant de prendre sa retraite.

 

Gens de la Vallée de Memramcook âgés de 100 ans et plus, encore vivants – 1999

 

JOSÉLINE LÉGER

Née en 1898, fille d'Anselme et Cécile Gaudet Léger de la Montain, mariée à Léo à Georges Gaudet de McGinley, décédée le 2 avril 1998 âgée de 100 ans.

 

ÉVANGÉLINE MELANSON

Née le 11 septembre 1890, à Gayton, fille de Jude et Marie Bourgeois Melanson, mariée en 1916 à Wilfred à Amand et Marie-Blanche Dupuis Saulnier dont huit enfants. Elle compte 28 petits-enfants et deux arrière-petits-enfants. Doyenne de la province NB, elle est résidente au foyer Dr Camille Gaudet depuis le 6 octobre 1992. Sa santé est encore vraiment bonne. Elle marche chaque jour à la cafétéria et ne demande que d'être soutenue sous le bras.

 

Le point saillant de sa vie a été un voyage en avion à Boston pour y visiter de nombreux parents qui s'y trouvaient. C'était en 1968, âgée de 78 ans. Par après celle-ci souhaitait pouvoir refaire ce voyage. En 1978, à 88 ans, fit un autre voyage en avion, cette fois à Toronto, alors qu'elle rendait visite à son petit-fils Paul, fils de Flora et Laurie LeBlanc, qui avait subi une opération dans un hôpital de l'endroit.

 

Mme Saulnier aime beaucoup la visite. Tous les dimanches on la retrouve dans la grande salle du foyer entourée d'un grand nombre de ses enfants et tous les visiteurs qui l'ont connue rentrent la saluer. Cémida, apportant avec elle quelque chose à tricoter vient presque tous les jours au foyer passer des heures avec sa mère. Toutes ces marques d'affection rendent la vie de Mme Saulnier bien agréable donc "la joie de vivre".

 

ARZÉLIE CORMIER

Née à College Bridge, le 10 mai 1895, fille d'André H. et Philomène LeBlanc Cormier, la troisième d'une famille de 12 enfants. Celle-ci a pris des cours de couture avec son oncle Patrick Richard "tailleur" de College Bridge. Elle devint très habile à toutes sortes de couture. Elle a travaillé chez Creaghan's et ensuite chez Eaton's Moncton. Arzélie devint l'épouse de Alphé Cormier (veuf) du Cove en 1936. Elle a fait partie de la Chorale Westmorland Singers. Elle est résidente au Foyer Dr Camille Gaudet.

 

ALBERT LEBLANC

le 5 septembre 1897, fils de Zoël à Thaddée à Rintine LeBlanc et de Marcelline Bourque, demi-frère de François LeBlanc de la Hêtrière. Marié à Marie LeBlanc, demeure à Springfield, Mass. Veuf, jouit d'une très bonne santé, reste encore dans sa maison seul.

 

ÉLOÏSE BOURGEOIS

Née le 1er mai 1898, à Belliveau Village, fille d'Israël et Obéline LeBlanc Bourgeois, mariée à Zéphir Bourgeois en 1942, ceux-ci ont demeuré aux Etats-Unis jusqu'en 1987; alors qu'ils s'en reviennent au Canada. Éloise veuve, demeure au Foyer Dr Camille Gaudet et jouit d'une bonne santé.

 

MARIE BOURGEOIS

Née le 25 janvier 1899 à Belliveau Village, fille d'Aimé et Eugénie LeBlanc Bourgeois. Célibataire, institutrice, elle a enseigné pendant 35 ans et dans plusieurs écoles de la Vallée. Retraitée celle-ci demeure à la Résidence de l'Aboiteau à St-Anselme.

Éliza Léger Aurélia Gaudet

 

LES GYMNASTES DE MEMRAMCOOK

 

Je m'apprête à vous raconter une tranche d'histoire dans la vie d'Arthur à Philéas à Sylvain Cormier.

 

Nous sommes en 1950, au temps du festival de fraises dans la vallée de Memramcook. Un jour, alors qu'il vient tout juste d'être transféré d'Halifax à Moncton, Arthur reçoit un appel téléphonique du Père Clément Cormier. Ce dernier le convoque à une réunion où seront présents Arthur lui-même, le P. Clément Cormier, supérieur de l'Université Saint-Joseph, le P. Hector Léger, curé de la paroisse Saint-Thomas de Memramcook ainsi que des soeurs de la congrégation Notre-Dame du Sacré-Coeur.

 

Le but de la réunion, (des gens de cette importance ne se réunissent pas pour des bagatelles,) portait sur l'activité ou l'inactivité des jeunes, garçons et filles, de la vallée de Memramcook. A part Arthur lui-même, les personnes présentes n'ont rien à fournir si ce n'est des problèmes en quête de solution. C'est donc à Arthur que le P. Cormier adresse sa requête: que faire pour occuper les jeunes de la région de façon constructive?

 

Avant de s'aventurer plus avant dans le processus, disons tout de suite que, dans l'esprit de bien des gens de la vallée à cette époque, les jeunes de Saint-Joseph jouissaient de bien des avantages alors que les autres, isolés, loin du centre qu'est Saint-Joseph, se tournaient habituellement les pouces, faute d'activités enrichissantes autant qu'intéressantes. C'est pourquoi le P. Cormier conscient de ce fait, établit au départ le principe suivant: il importe de mettre l'accent sur des activités auxquelles pourront participer les jeunes de tous les villages de la vallée.

 

Le P. Cormier, conscient de l'énormité du problème, crée dès le départ les conditions de travail dans lesquelles Arthur pourra travailler s'il décide de relever le défi qui lui est lancé. Ces conditions se résument à peu près à ceci: l'université met à la disposition d'Arthur, s'il décide d'aller de l'avant, l'équipement de l'université, les terrains et le gymnase. Le tout gratuitement. Il importe de noter ici qu'Arthur travaillait, à cette époque, pour le compte du CN, et que son travail s'effectuait principalement la nuit. On ne peut donc être surpris d'apprendre qu'il a demandé qu'on lui accorde au moins une semaine de réflexion.

 

Nouvelle rencontre au presbytère. à Saint-Joseph. une semaine plus tard. Arthur fait part au groupe de sa décision: il accepte la tâche bénévole qu'on lui confie à la condition qu'il puisse s'adresser à tous les jeunes de la vallée qui sont intéressés à des activités physiques. Donc, nouvelle réunion, au gymnase de l'université.

 

Cette fois, tous les jeunes de la vallée, garçons et filles, sont invités. Ceux et celles qui ont participé aux réunions précédentes, au presbytère, seront également présents. Après avoir expliqué la façon dont il entend procéder, Arthur se voit confronté à l'attitude négative des soeurs qui voient d'un mauvais oeil des activités auxquelles les jeunes des deux sexes participeraient ensemble.

 

Prévenu ou non, Arthur demande au groupe qu'on lui fasse confiance. Il explique, entre autres, qu'une description détaillée d'un plan de travail sera présenté au groupe dans un avenir rapproché. Il ajoute qu'un contrôle rigoureux des activités sera exercé. À la suite de ces explications, le P. Cormier se dit d'accord et les soeurs emboîtent le pas. Et on se quitte là-dessus.

 

Une première rencontre d'activités physiques a lieu, question de découvrir autant que possible les aptitudes physiques de chacun et chacune. Dans l'esprit d'Arthur, il n'est pas question d'embrigadement. Il décide donc de faire le choix des vingt-deux garçons et des vingt-deux filles les plus aptes à performer dans un programme de gymnastique rigoureux. Les autres, c'est-à-dire les garçons qui ne se qualifient pas pour le programme de gymnastique, seront invités à s'inscrire à des clubs de hockey et de baseball, tant au niveau bantam que midget et juvénile.

 

Pendant le déroulement de ce programme plutôt audacieux, Arthur se voit confier une tâche tout à fait prticulière. À l'été de 1951, le diocèse de Moncton tenait sur la butte universitaire encore dénudée, à Moncton, un Congrès Marial à l'intention de tous les diocésains. A un moment donné pendant le déroulement des activités du congrès, il y aura une sorte de pageant. Pendant que deux lecteurs, en l'occurence Adélard Savoie et Gérard Marcoux, liront des textes choisis, l'on souhaite qu'Arthur présente une chorégraphie de groupe.

 

Ce groupe, ce sont les soixante filles qu'Arthur a exercées pendant de nombreuses heures. Vêtues d'un costume de circonstance, elles ont ravi tous les spectateurs et spectatrices présents. Les journaux du temps en ont fait état et les éloges furent abondantes. Arthur et son groupe avaient réussi leur première prestation en public. Et il y en aura d'autres, plusieurs autres, sur les scènes acadiennes de la région du sud-est. Fait à noter: le Père Bouchard ("la vie est belle") s'était porté bénévole pour trouver l'argent nécessaire et faire faire les costumes que les soixante jeunes filles de Memramcook portaient en cette circonstance mémorable.

 

Venons-en à la gymnastique, l'aspect central du plan conçu par Arthur Cormier en 1951. Pendant au moins trois ans, les 22 garçons et 22 filles choisis au volet furent soumis à un entraînement systématique, pendant des heures et des heures, à chaque semaine. Les premières démonstrations eurent lieu à Memramcook et très tôt, les communautés environnantes leur firent signe.

 

La ville de Shédiac, en particulier, se montra intéressée à les reçevoir chez-elle à l'inauguration du festival de homard, et en présence de nul autre que le hockeyeur de renom, Maurice Richard. Mais ce n'était qu'un début, car la plupart des écoles du sud-est, y compris celle du Moncton High, les accueillirent dans leurs murs. Rien qu'au Monument Lefebvre, à Memramcook, il y eu pas moins de cinq représentations, sans compter celles qui eurent lieu lors du festival de fraises.

 

Comme en témoignent les nombreuses photos du temps, le groupe faisait salle comble partout. Il s'agissait du nouveau, du jamais vu, très certainement. Et les prestations de haute qualité offertes par le groupe garantissaient, à tout coup, un spectacle de qualité.

 

Toute bonne chose a une fin, nous dit l'adage. Mais dans le cas qui nous préoccupe, ce fut la surcharge de travail qui força ce pionnier de la gymnastique de groupe que fut Arthur Cormier, de suspendre ce travail après trois années ininterrompues d'activités. Périodes d'entraînement et déplacements nombreux, tant pour la gymnastique que pour le hockey et le baseball des jeunes, tout cela combiné à un travail ardu au CN, usèrent peu à peu la détermination et la résistance de celui qui s'est donné bénévolement et ardemment pour les jeunes de son temps.

 

Donatien Gaudet Moncton

 

HANK SNOW À MEMRAMCOOK

 

C'était au mois de novembre, 1942, à Memramcook. Trois jeunes hommes, amis d'enfance, se rencontrèrent comme à l'habitude pour parler de choses et d'autres. De fil en aiguille, la conversation tomba sur un sujet maintes fois abordé: comment se défaire de nos petites dettes et, du même coup, trouver un peu d'argent de poche?

 

Cette fois-ci, c'est Arthur (Arthur à Philias Cormier) qui pose la question: `qu'en dites-vous qu'on organise une soirée-spectacle?" —"Mais avec qui," lui dit-on? "II faut un ou des artistes, et on n'en a pas". --"Peut-être que oui, peut-être que non", reprend Arthur. — "Ah? Alors, parle! T'as une suggestion? — "Bien, peut-être," ajoute-t-il. "Connaissez-vous Hank Snow?" — "Celui qui travaille à CKCW? Avec ses chansons de cow-boy? II n'a pas réussi, jusqu'ici, à attirer beaucoup de monde de Memramcook à ses soirées", souligne Rodolphe (à Frank LeBlanc).

 

Et la discussion se prolonge. On pèse le pour et le contre et on finit par s'entendre sur un point: on n'a pas grand chose à perdre. Alors, pourquoi pas sonder le terrain, juste pour voir. Arthur, qui a déjà rencontré Hank Snow, va faire les premières démarches auprès du chanteur. S'il accepte notre proposition et que ses conditions sont raisonnables, alors Donatien (à Edmond Gaudet) s'occupera de réserver une salle. préférablement le Monument Lefebvre. Et on se laisse là-dessus.

Une semaine plus tard, nouvelle rencontre de ceux qu'on nommait Les Trois Mousquetaires. "Et puis, Arthur, quelles sont tes nouvelles? — "Eh! Bien!" répond le mousquetaire numéro un, "j'ai rencontré Hank Snow avant hier. Étant donné qu'il est déjà venu à Memramcook pour une soirée musicale et qu'il n'a attiré qu'une cinquantaine de personnes, il ne s'est pas montré très excité de la chose. Mais" poursuit Arthur, "il serait prêt à venir, au début de janvier, 1943, moyennant la somme (passablement élevée, pour cette époque) de $50.00". Bon! Alors il faudrait voir au loyer de la salle. Donatien est choisi pour s'occuper de cette tâche ainsi que de la publicité. Rodolphe, lui, verra s'il est possible d'avoir l'aide de jeunes pour les services de la salle (éclairage, rideau, placiers, billets à la porte, etc.). Les choses progressent. Emery (à Emmanuel Richard) accepte de faire des affiches (à la main) au coût de $85.00. Le loyer de la salle ("vous n'aurez personne. de toutes façons", dit le P. Goguen, responsable du loyer de la salle,) sera de $5.00.

 

En partant, donc, nous avons une facture à payer de $50. + $85. + $5. = $140. Ça va puisque tout le monde imipliqué accepte de nous faire confiance. Et la machine commence à tourner. Le programme se précise. Arthur suivra de près Hank Snow et son groupe de musiciens. Il devra s'assurer qu'il ne nous lâcheront pas en chemin. Aspect intéressant: M. Snow, qui anime une émission quotidienne au poste de radio CKCW, s'engage à parler de notre soirée (de sa soirée, à lui aussi) à chacune de ses émissions. Emery se lance dans la production d'affiches que Donatien mettra sur les poteaux de téléphone de la vallée, dès qu'ils seront prêts. Et Rodolphe recrute son monde pour les services de la salle de spectacles.

 

Enfin, nous voilà rendus au 6 janvier, 1943. Le spectacle doit avoir lieu le soir, à 19h30. À 18h00, la neige commence à tomber. Heureusement, il ne vente pas et dès 18h30, les gens commencent à entrer. Ça s'annonce bien, tellement bien qu'à 19h15 la salle est comble. Malheureusement, certaines gens doivent retourner chez eux, faute de place. Les autres sont aux oiseaux, car la soirée est un succès à tout point de vue. Et les petites dettes d'Arthur, de Rodolphe et de Donatien se sont envolées comme de la fumée.

 

Donatien Gaudet Moncton

 

DÉCÉDÉS ACCIDENTS D'AUTO VALLÉE DE MEMRAMCOOK

 

  1. Pierre Gaudet, Saint-Joseph;

 

  1. Télesphore Saulnier, College Bridge;

 

  1. Denis Alphé Bourgeois, Shédiac Road;

 

  1. Eugénie Cormier, Saint-Joseph;

 

  1. Johnny Richard Ls, College Bridge;

 

  1. Alyre Albert Cormier, Saint-Joseph, Cove;

 

  1. Valérie Dominique Bourgeois, College Bridge;

 

  1. Alfred Charles LeBlanc, College Bridge;

 

  1. Georges Lirette, Saint-Joseph;

 

  1. Léonce Landry, College Bridge;

 

  1. Léon Melanson, Memramcook;

 

  1. Nicole Dupuis, McGinley;

 

  1. Henri Marc Jos. LeBlanc, College Bridge;

 

  1. Gaspard Ths. LeBlanc, Memramcook;

 

  1. Ernest Gaspard LeBlanc, Memramcook;

 

  1. Ronald Emile LeBlanc, Memramcook;

 

  1. Rita LeBlanc, Saint-Joseph;

 

  1. Paul Herman Léger, McGinley;

 

  1. Père Antoine Richard;

 

  1. Léonard LeBlanc, Lourdes;

 

  1. Mme Wallace LeBlanc, College Bridge;

 

  1. Gwen Ron. Léger, Saint-Joseph;

 

  1. Théophile Landry, Cove;

 

  1. Michel Gautreau, Hêtrière;

 

  1. Denise Georges Bourgeois, College Bridge;

 

  1. Lina Saulnier, College bridge;

 

  1. Denise Boudreau, Hêtrière;

 

  1. Antoine Boudreau, Hêtrière;

 

  1. Louis Cormier, Ruisseau;

 

  1. Alphé LeBlanc

 

  1. Thomas Aimé Cormier, Lourdes;

 

  1. Allain Gould, Lourdes;

 

  1. Janelle Gautreau, Shédiac Road;

 

  1. Armmand Em. LeBlanc, College Bridge;

 

  1. Rosa Em. LeBlanc, College Bridge;

 

  1. Bertille Em. LeBlanc, College Bridge;

 

  1. Jean Dupuis, Saint-Joseph;

 

  1. Donald Belliveau, P.D.H;

 

  1. Rhéal Ant. LeBlanc, Montain;

 

  1. Claude Laurie LeBlanc, Hêtrière;

 

  1. Lilliane Alf. J. LeBlanc, Saint-Joseph;

 

  1. Sylvia Gaud. Belliveau, Saint-Jospeh;

 

  1. Ronald Belliveau, fils, Saint-Joseph;

 

  1. Georges Marcel Gaudet, McGinley;

 

  1. Norman Aurèle LeBlanc, Cove;

 

  1. Jean Willie Gaudet, Saint-Joseph;

 

  1. Gérard Eloi LeBlanc, College Bridge;

 

  1. Gaston Oscar LeBlanc, Lourdes;

 

  1. Israël Gould, Lourdes;

 

  1. Chantal (Francis) LeBlanc, Lac;

 

  1. Luc (Laurie) LeBlanc, Lac;

 

  1. Ulysse LeBlanc Paul, Lourdes;

 

  1. Emile LeBlanc Paul, Lourdes;

 

  1. Aldoria LeBlanc Reg., Saint-Joseph;

 

  1. Joseph Léandre Gaudet, Saint-Joseph;

 

  1. Roger Georges Fr. LeBlanc, E.U.;

 

  1. Thomas Cal. LeBlanc, Lourdes;

 

  1. Valerie Edgar LeBlanc, Lourdes;

 

  1. Joe Malone, Cove;

 

  1. Marcel Georges LeBlanc, Lac;

 

  1. Jeanne Julien Pas. LeBlanc, Lourdes;

 

  1. Edgar Féréole LeBlanc, Lourdes;

 

  1. Bertha Aime LeBlanc, Hêtrière;

 

  1. Dominique Auffrey;

 

  1. Rhéal Eddie Bourgeois;

 

  1. Charles (Zoël) LeBlanc, Belliveau Village;

 

  1. Roméo (Yvon) Cormier, Belliveau Village;
  2. ______ Landry, f. Adélard;
  3. Maxime Sam. Belliveau;

 

  1. Donald Damien LeBlanc, Cove;

 

  1. Guy Zoël Richard, P.D.H.;

 

  1. Pierre Gautreau, Hêtrière;

 

  1. Étienne Gaudet Thélo. , Lourdes;

 

  1. Marg. Fournier Gallant, Memramcook;

 

  1. Constant Gallant, Memramcook;

 

  1. Guy Cormier, f. Léonel Armelle, Hêtrière, noyé dans un auto;

 

  1. Marc Gaudet, f. Léo & Aurélia;

 

  1. Roger Eug. Isaïe Léger;

 

  1. Laurie Johnson;

 

  1. Eliane Johnson;

 

  1. William LeBlanc, f. Raphaël, Lourdes;

 

  1. Alphonse Cormier, f. Henri, Hêtrière;

 

  1. Paul-Émile Alphé LeBlanc, Lac;

 

  1. Aldérice Cormier, frère de Zella, P.D.H.;

 

  1. Aurèle Landry, f. Vital, Memramcook;

 

  1. Édouard Robichaud;

 

  1. Fernand LeBlanc, 5 ans, f. M & Mme Édouard LeBlanc;

 

  1. Robert (Bobby) Boudreau;

 

  1. Roger Cormier, f. Aimé & Annie, Lourdes;

 

  1. Georges Fougère, Dover;

 

  1. Guy Fernando Gaudet;

 

  1. Jerry (Jerome) Green Azor, France;

 

  1. Francis Boudreau, Aurel Boudreau, Belliveau Village, mort à Lynn, Mass

 

Cette liste très probablement incomplète, rappelle au lecteur de bien tristes événements.

 

L'automobile rend service mais fait perdre aussi beaucoup de vies.