Société Historique de la Vallée de Memramcook

Volume 8 no 2, septembre 1997

Volume 8 no 2, septembre 1997TABLE DES MATIÈRES

Mot de la présidente

Cahiers disponibles

Coupon-Cotisation

Le Coin des échanges

Trois maîtres d'école

Testament de Félix Pépin

Les Petites Soeurs de la Ste-Famille

Biographie d'Albert Belliveau

Généalogie: Les Auffrey (suite)

Chanson "Le vieux cheval"

Nos vieilles chansons acadiennes

Rectifications et ajouts ....

Biographie de Évangéline Saulnier

Le Lac St-Camille et le Parc du Collège

Généalogie de Jacques Léger (suite)

Liste des membres

Équipe des Cahiers

Commanditaires

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MOT DE LA PRÉSIDENTE

 

Chers lecteurs et chères lectrices

 

Notre 20e année est en marche depuis quelques mois déjà. Notre banquet anniversaire s'est bien déroulé sans la présence de notre invité spécial, son excellence M. Roméo Leblanc, le Gouverneur Général du Canada, puisqu'il devait retourner à Ottawa pour dissoudre le parlement. M. LeBlanc m'a téléphoné personnellement pour nous donner ses excuses et me suggéra un remplaçant dans la personne de M. Robert Pichette, Thérauliste et Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres & Chevalier des Palmes académiques qui nous fit la lecture du discours de Son Excellence.¸

 

Lors de l'élection à l'assemblée annuelle nous avons aussi accueilli de nouvelles personnes au sein du conseil. Il s'agit de Réjean Gagnon, Gérald Landry et Florence Boudreau. Nous désirons remercier les conseillers sortant.e.s soit Bertholet Charron, Germaine Poirier et Père Guy Léger, c.s.c. Un merci spécial à Père Guy pour ses services de trésorier pendant les deux dernières années. Son support a été grandement apprécié. Un de nos membres honoraires à vie M. Gustave Gaudet est décédé dernièrement à l'âge de 98 ans. Nous avons perdu en lui un grand amateur de l'histoire de Memramcook. Nos sympathies à la famille.

 

Cet été nous avons eu trois projets étudiants. Nous avons donc fait déménager notre local à l'école de la Pointe à L'ours où nous avons fait l'acquisition de deux salles, une nous servira de salle d'exposition. Si vous avez des objets ou photos anciennes dont vous aimeriez nous faire don en vue de les exposer, dans notre salle, vous n'avez qu'à rejoindre un de nos membres du conseil d'administration. Vous serez avisés de l'ouverture officielle de notre salle d'exposition dans un avenir rapproché.

 

Nous avons aussi ajouté six nouveaux sites sur le parcours de notre Ecomusée. Nous avons donc fait une révision et mise à jour du guide touristique de l'écomusée. Le nouveau guide, en français et en anglais, a été distribué dans les centres touristiques à travers la province. L'équipe de rédaction était composée de: Aurélia Gaudet, Raymond Léger, Thérèse Gaudet et Benoît Léger. Réjean Gagnon a fait la mise en page du teste français. Pour la copie anglaise nous voulons remercier Madame Béatrice Boudreau qui a non seulement fait la traduction mais aussi la mise en page.

 

Vous avez maintenant le deuxième numéro de notre huitième volume entre vos mains. Le troisième numéro sortira avant Noël. Nous sommes toujours à la recherche de sujets à explorer ou de textes historiques que vous pourriez nous faire parvenir.

 

Je vous souhaite un bel automne.

Patricia Utley, Présidente

 

TROIS MAÎTRES D'ÉCOLE...

Trois maîtres d'école de France à Memramcook en 1828: Félix Pépin, Hyppolite Carbonnel de Beaumanoir, Jean Leménager

Par Régis Brun

 

Le testament inédit de Félix Pépin (1) - rédigé le 2 juin 1828, cinq jours avant sa mort - est capital pour l'histoire de l'éducation à plus d'un titre, non seulement pour Memramcook mais aussi pour l'ensemble de la nouvelle Acadie.

 

Il a été rédigé par Hyppolite Carbonnel de Beaumanoir, (v1780-v1830) né en France, arrive à Memramcook vers 1820 et où il enseigne dès 1825 et par la suite "maître d'école de Bouctouche" (2). Parmi les témoins qui ont signé, on remarque Jean Leménager (v1796-1862) d'origine française, maître d'école ambulant du sud-est du Nouveau-Brunswick, qui habite et enseigne à Memramcook entre 1825-32 et par après à Grand-Digue.

 

Le testateur est Félix Pépin, "ancien Capitaine de Navire, Né en dix sept cent Soixante, à Honfleur... demeurant présentement à St. Thomas de Mamramcook... au premier étage d'une maison appartenant à Pierre Légère Située à l'entrée du Portage" (McGinley Corner). Pépin est arrivé à memramcook au début du siècle. La deuxième et dernière mention documentée de Pépin est son acte de sépulture: "Félix Pepin, maître d'École de cette paroisse, décédé hier (3).

 

En 1862, la maison de Pierre dit Poussière (v1780­1862) et Marie Cormier (v1782-1863) est située à l'ouest du chemin qui mène à La Hêtrière (4). Vis-à-vis à l'est du chemin se trouve une école, comme l'indique la carte de Walling, dressée d'après le recensement de 1861. Cette école acadienne, "déjà vieille et abandonnée en 1900", appelée alors "le tet à Falan" (5), serait la première de la Vallée de Memramcook et une des plus anciennes du sud-est de la province. Quelques années passées le propriétaire actuel du terrain "a découvert les pierres qui avaient soutenu l'école"(6). Es-ce possible que Félix Pépin a enseigné dans cette école?

 

Notes

 

1. Archives provinciales du N.-B. Westmorland County Probates. Court Records RS74. 1928, Testament de Félix Pépin. R.W. Hale, Early New Brunswick Probate Records, 1785-1835, Heritage Book, 1989, p. 351.2.

 

2é Ibid. Centre d'études acadiennes. #949. Livre de frabrique, Memramcook. Recensement de Memramcook, 1826: "Hippolyte de Beaumanoir School master"

 

3. Registre paroissial de Memramcook. 1828. S. 10 Félix Pépin

 

4. Centre d'études acadiennes. Carte de Walling, 1862, d'après le recensement de 1861.

 

5. L'Éducation dans la Vallée de Memramcook, Cahiers de la Société historique de la Vallée de Memramcook, Vol. 7, no 3, août 1996, p. 10. `Tet à Falan', soit Fénélon Léger. Informateurs: Aurélia Gaudet, Jude Gaudet, Memramcook.

 

6. Ibid.

 

TESTAMENT DE FÉLIX PÉPIN

 

Félix Pépin, Hyppolite Carbonnel de Beaumanoir, Jean Leménagé; trois maîtres d'école de France à Memramcook en juin 1828

 

Ci-devant hyppolite Carbonnel Beaumanoir, maitre d'école de Bouctouche comté de  , Soussigné; en présence des Sieurs Jean Lemenagé, Maître d'école, Pierre Légère Cultivateur, Gérome Légère Cultivateur, tous trois demeurants à St. Thomas de Mamramkook, comté de Westmorland, Témoins à ce appelles et aussi Soussignés.

 

Fut Présent Mr Felix Pepin, ancien Capitaine de Navire, Né en dix sept cent soixante, à Honfleur département du Calvados, demeurant présentement à St. Thomas de Mamramkook, lequel non alité, malade de corps, mais très Sain d'esprit et de Jugement, ainsi qu'il est apparu au dit hyppolite Carbonnel Beaumanoir et Témoins et qu'il leur a été faite d'en juger par ses discours et Sa conversation, a requis le même hyppolite Carbonnel Beaumanoir Son écrivain de reçevoir présentement Son Testament qu'il lui a dicté et qui a été par ce Maître d'école écrit le tout en présence des dits témoins, ainsi qu'il suit.

 

Je donne et Lègue à cause de Mort par le présent mon testament, à Mr. Celestin Gauvreau, Prêtre Missionnaire de la Paroisse de St. Thomas de Mamramkook. la Totalité du Bien Mobilier, tels que linge et hardes, qui m'appartiendront et que je laisserai au jour de mon décès, pour par lui en user, faire et disposer à l'instant de ma Mort comme de chose lui appartenant en toute Propriété, a l'effet de quoi je l'institue mon Légataire universel.

 

Cette Donaison est pour acquitter les dépenses que ce respectable et généreux Prêtre Missionnaire, a bien voulu faire pour moi depuis ma maladie, et en même temps pour qu'il m'accorde de temps à autre le secours de ses Prières; qui ne peuvent être que très Salutaires à ma pauvre âme.

 

Telles sont les Dispositions et dernières volontés exprimées et dictées par le dit Sieur Pepin Testateur et par moi hyppolite Carbonnel Beaumanoir, Son écrivain, qui les a écrites telles quelles m'ont été dictées., le tout en présence des dits Témoins. Ensuite je lui ai fait Lecture à haute et intelligible voix, en présence des mêmes Témoins. Et après cette Lecture par lui, Selon Sa déclaration bien entendue, il a persisté à Ses dispositions- ci-dessus exprimées et il a déclaré en vouloir la ponctuelle exécution.

 

Fait et passé à St Thomas de Mamramkook dans une chambre au premier étage d'une maison appartement à Pierre Légère Située à l'entrée du Portage de ou le Testateur a été trouvé non alité, malade de corps, mais Sain d'esprit et de Jugement, le deux Juin mil huit cent vingt huit. le Testateur requis par moi hyppolite Carbonnel Beaumanoir; de signer en présence des dits témoins a apposé son Seing sur le dit Testament. ensuite il a été par moi Maître d'Ecole écrivain, et les dits témoins après Lecture ittérativement faite au Testateur en leur présence Signé .I.un mot nul rayé, un mot ajouté bon.

 

Felix Pepin

hypte Carbonnel de Beaumanoir Jean leménager

 

Note: Dans un prochain Cahier, nous vous présenterons la carte de Walling et d'autres détails.

 

LES PETITES SŒURS DE LA SAINTE-FAMILLE

 

Texte de l'allocution aux petites soeurs de la Sainte-Famille présentée le 6 juillet 1997, pour rendre hommage aux religieuses de cette communauté qui quittent la paroisse St-Thomas de Memramcook, Texte de Madame Germaine Poirier.

 

Père Ulysse,

Père Daniel,

Soeur Stella et Soeur Marié-Stella

Distingués invités,

Paroissiens, paroissiennes

 

Permettez-moi, de vous présenter un bref historique des petites soeurs de la Sainte-Famille. Léonie Paradis, née en 1840, entrait au couvent des Marianites de Sainte-Croix à l'âge de 14 ans. En 1874, elle est appelée à Memramcook par le Père Lefebvre pour diriger les jeunes acadiennes en service au collège ; c'est ici, à Memramcook, qu'elle fonde officiellement l'institut des Petites Soeurs de la Sainte-Famille vouée au service des prêtres. Cet événement eut lieu le 31 mai 1880. Memramcook a fourni au-delà de 70 jeunes filles aux Soeurs de la Sainte-Famille. En 1895, Mère Léonie transférait la maison-mère et le noviciat de ses soeurs de Memramcook à Sherbrooke. Ce fut avec une grande peine qu'elle dut poser ce geste mais elle n'abandonna jamais Memramcook où elle avait consacré le meilleur de ses années. D'ailleurs, elle revenait ici à chaque année visiter ses filles et les paroissiens qu'elle aimait tant. Les petites soeurs de la Sainte-Famille ont toujours été au service du Collège Saint-Joseph à Memramcook jusqu'en 1966, l'année de sa fermeture. Les soeurs ont suivi les religieux de Sainte-Croix sur le Campus de l'Université à Moncton. Deux années s'écoulèrent avant que les religieuses de la Sainte-Famille reviennent à Memramcook. En août 1968, trois petites soeurs se dévouent au service ménager du presbytère, de la sacristie et de la prière pour les prêtres et les paroissiens dans le même esprit que leur sainte fondatrice, Mère Marie-Léonie.¸

 

Le 6 juillet 1997. Chers paroissiens et paroissiennes, il m'est agréable de vous faire connaître davantage nos deux amies qui vont nous quitter bientôt. Vous n'êtes pas sans savoir que beaucoup de personnes dans la vallée vous ont surnommées la petite soeur et la grande soeur. "J'ai rencontré la petite soeur qui marchait et priait dans le cimetière" - on parlait de Soeur Marie- Stella. "J'ai été faire dire une messe au presbytère et c'est la grande soeur qui m'a accueilli" –on parlait de Sr Stella. La petite soeur, Soeur Marie-Stella Gallant est avec nous depuis le 15 août 1980, donc 17 ans dans la belle Vallée de Memramcook. Dès son arrivée, elle était au service de 3 prêtres et ce fut une période très enrichissante pour elle, pour les prêtres et bien sûr pour tous les gens de la vallée. Étant cuisinière, elle est vite devenue un Cordon-Bleu ! Elle a même connu des légumes nouveaux tels que des têtes violons, passe-pierre, tétines de souris et les cosses. Au début, en plus de la cuisine, elle faisait le travail de bureau, répondait à la porte, et me dit-on, parfois, elle devenait barbier. Aussi, il y avait le travail de la sacristie, faire les décorations et compter l'argent des quêtes à chaque fin de semaine. Faut dire qu'elle n'avait pas les deux pieds dans le même soulier ! Heureusement, depuis quelques années de nombreux bénévoles lui ont allégé la tâche. Au cours de ces 17 années, Soeur Marie-Stella a vécu des moments de joie- voir un jeune de la paroisse devenir prêtre, le père Denis Belliveau. La joie de voir le courage du père Daniel Deveau reprendre son sacerdoce...rnais aussi des moments difficiles.

 

Changement de compagnes de travail (elle en a eu 7) changement de curé, il fallait s'adapter à chaque personnalité, à chaque caractère et à différents tempéraments. Soeur Marie-Stella, tu t'es très bien acquittée de tes tâches pendant toutes ces années. Elle dit ceci de Mère Léonie : " Mère Léonie est pour moi une présence maternelle, un vrai coeur de maman. Une femme extraordinaire toute en étant toute simple. C'est une femme de coeur, une femme qui n'a pas eu peur d'aimer avec son coeur." Quel beau témoignage ! Merci d'avoir été là Soeur Marie-Stella, nous irons te visiter à Moncton, ce n'est qu'un aurevoir.

 

La grande soeur, Stella Thériault est arrivée à Memramcook le 17 juillet 1990 lorsque père Gaston Ouellet était curé. C'était sa première expérience dans un presbytère et surtout dans un presbytère où il y avait un chien. Vite, elle s'est adaptée au curé, au chien qu'il fallait souvent mettre dehors, à répondre à la porte, au téléphone et à s'occuper du bureau. Il faut se rappeler qu'en 1990, la secrétaire venait seulement l'après- midi. Ce fut donc très essoufflant pour Soeur Stella mais connaissant son grand sens d'organisation. Sa grande joie est d'avoir été témoin de deux qui ont atteint le sacerdoce. Les gens de Memramcook, elle les trouvait très sympathiques. Nous aussi, Soeur Stella, nous te trouvons très sympathique. Elle nous livre ce message qui est fort encourageant pour nous. Elle dit : "Partir, c'est mourir un peu mais il faut bien mettre notre voeu d'obéissance en pratique, j'irai prier sur la tombe de Mère Marie-Léonie pour tous les gens de la vallée. Soeur Stella retourne à Sherbrooke. Merci Soeur Stella et à toi aussi ce n'est qu'un aurevoir.

 

Il me reste à vous dire, mes très chères soeurs, ce que les paroissiens et paroissiennes ressentent à ce moment de votre départ. Vous allez nous manquer beaucoup. Toutes les deux, vous étiez pour nous d'une grande bonté, accueillantes à tous moments, prêtes à encourager ceux et celles qui demandaient votre appui dans les moments difficiles. Vous preniez toujours le temps d'écouter les gens, la prière faisait partie de votre vie à tout moment, pendant le travail aussi bien que dans les moments privilégiés. Votre présence au presbytère, à l'église, au cimetière, dans les rencontres et réunions paroissiales, était très appréciée et nous sentions comme si nous avions une partie de Mère Marie Léonie avec nous et qu'elle nous écoutait. Votre départ crée un vide que nous aurons de la difficulté à combler. Les paroissiens et paroissiennes ont confiance en vous et vos prières. Vieillards, jeunes, moins jeunes, toutes les catégories de gens vous approchaient pour vous faire des confidences, pour demander une prière spéciale et vous ne les avez pas déçus. Vous étiez pour nous des sœurs de coeur et nous ne vous oublierons jamais. Gardez-nous précieusement dans votre coeur et dans vos prières. Votre devise "Piété et dévouement", vous l'avez vécu à plein et nous en sommes très reconnaissants. Les prêtres ainsi que les paroissiens et paroissiennes vous expriment leur vive reconnaissance et leurs plus sincères remerciements. Nos meilleurs voeux de santé, joie et paix dans votre nouvelle obédience.

 

BIOGRAPHIE

Albert Belliveau
1894 –

 

Albert, le plus jeune d'une famille de 14 enfants d'André Belliveau (Driver) et Nathalie LeBlanc voit le jour à Gayton le 22 mai 1894.

 

En 1915, il épousa Mélendée Boudreau, fille de Thomas Boudreau et de Denise Bourque en l'église St. Thomas de Memramcook. De cette union naîtront 8 enfants :

 

Évangéline (décédée en 1936)

Mémée (décédée en 1992)

Marie (Léo Bourque décédé en 1988) de Memramcook

Anita Green de Dieppe

Philias (Rose-Anna LeBlanc) de Memramcook

Laurie (Germaine Cormier) de Memramcook

Emile (Imelda Gaudet) de Memramcook

Yvon (Jeannine LeBlanc) de Notre-Dame

 

Il compte également 12 petits-enfants et 22 arrière-petits-enfants. Son épouse Mélendée rend l'âme en 1982 à l'âge de 94 ans après 67 années de vie conjugale.

 

Âgé de 21 ans, il débuta sa carrière de peintre aux usines du Canadien National et y demeura jusqu'à sa retraite en 1955.

Les sept premières années de leur vie de couple, Albert et Mélendée demeurèrent à La Hêtrière dans la résidence d'Alphée Bourque, maintenant la demeure de leur fils Philias. Ensuite, ils achetèrent la maison de Maurice Boudreau. Albert y resta jusqu'à l'âge de 102 ans.

 

En 1928, Albert décida de faire une piste(race track) sur son terrain afin d'entraîner ses chevaux. Une partie de cette piste est encore visible.

 

Albert est considéré comme un grand pionnier dans le domaine de courses de chevaux sous harnais dans la région. "A l'âge de sept ans, mon père m'a dit qu'il était temps que j'apprenne à manier un cheval, alors je l'ai fait" de dire M. Belliveau. Son père était un commerçant de chevaux ; il les achetait et les vendait. Le jeune Albert était toujours là pour l'aider. H commença à conduire les chevaux dans les courses compétitives à l'âge de 18 ans aux pistes suivantes : Amherst, Bouctouche, Port Elgin, St. Jean, Sussex, Chatham, Dorchester, St. Antoine, Memramcook, Shédiac, Moncton, Montague et Charlottetown. Après avoir conduit des chevaux pour 42 ans, il cessa son passe-temps favori en 1955, mais il continua à entraîner des chevaux pour son fils Emile jusqu'à l'âge de 87 ans. Celui-ci avait une écurie à la piste de Moncton anciennement appelée "Brunswick Downs."

 

Si on lui avait demandé le nombre de chevaux qu'il a conduit pendant sa longue carrière, il trouve difficile de répondre. Mais si on lui parle d'un cheval nommé "Happy L", ses yeux brillent d'enthousiasme. "Ce fut le meilleur cheval avec lequel j'ai travaillé. Il avait tout, de bonnes jambes, une bonne tête et un bon cœur", de dire Albert. Happy L était considéré comme un des meilleurs ambleurs(pacers) dans les Maritimes en 1939. En cette année-là, pendant la semaine "Old Home" à Charlottetown, Happy L battit les records pour les chevaux élevés dans les Maritimes. Ce champion fut vendu aux États-Unis.

 

En 1988, M. Belliveau fut installé au "Wall of Fame" de "Champlain Raceway" pendant une cérémonie spéciale en son honneur organisée par Raoul(à Roger) Boudreau, président de cette piste.

 

Lors de son 100e anniversaire de naissance une belle fête avait été organisée par ses enfants et amis au Club d'Âge d'or de Memramcook. Il a reçu des félicitations du P. Ministre Jean Chrétien, du P. Ministre McKenna, Lieutenant Gouverneur Gilbert Finn, MLA Greg O'Donnell, les prêtres et les paroissiens.

 

Présentement Albert est un résident à la Résidence St.-Thomas. Malheureusement sa vue et son ouïe l'incommodent beaucoup, mais il est très lucide ; il a une mémoire extraordinaire.

 

GÉNÉALOGIE

LES AUFFREY (Suite)

 

Du premier lit :

 

14. Charles-Claude Auffrey, Sieur de la Coste en Andel et du Bourguenet, en Maroué.

 

Né le 10 novembre 1710. Négociant Avocat du Parlement et échevin de la communauté de ville et fermier des Octrois de Lamballe en 1748. Épouse à Rennes en 1734 Jeanne  LeBreton, fille de maître Jean-Baptiste LeBreton, procureur au Parlement de Bretagne et négociant, et Jeanne Samson. Jeanne est décédée à Lamballe le 13 mai 1786. Décédé à Lamballe le 2 février 1776.

 

15. Charles-Mathurin Auffray, de I,Estang dit de I'estang-Auffray. Né le 13 octobre 1743. Épouse à Erquy (Côtes-du-Nord) le 3 février 1767 Jacquemine-Jeanne Renault, fille de René Renault et Françoise pestel. Abandonna le nom additionnel de l'Estanq en 1793. Echevin de la communauté de ville; membre de l'assemblée de ville et du Conseil général de district de Lamballe; notable du département des Côtes-du-Nord en l'an XI (du calendrier révolutionnaire). Décédé à Lamballe le 9 avril 1810.

 

16. Jeanne-Mathurine Auffray, née le 8 février 1768. En 1794, elle s'apprête à marier un soldat de l'armée de Napoléon. Ce dernier doit partir pour le combat peu avant son mariage et meurt quelques mois avant la naissance de son fils naturel avec Jeanne-Mathurine Auffray. Jeanne-Mathurine va demeurer avec son père Charles Auffray. Elle se maria par la suite et mourut peu de temps après, ainsi que son père, qui mourut à son tour en 1807. Charles –Domiinique n'avait que 13 ans. Il ira demeurer avec son oncle, Victor Auffray.

 

AUFFREY Mariage de Dominique à Charles Victor Auffray

 

Dans les régistres de Memramcok.

 

"À Memramcook, le 4 novembre, 1823, mariage entre Dominique A. , maître d'école, ci-devant du Barachois et maintenant domicilié en cette paroisse(Memramcook) fils de feu Charles Victor Auffray et de feue Jeanne Cantin, de Lamballe, departement des côtes du Nord de la France, et Nathalie Bourgeois, fille majeure de Jean-Baptiste Bourgeois et de feu Marguerite Breau, de cette paroisse(Memramcook)."

Ls Gingras, prêtre miss.

 

Variation du nom AUFFRAY  Joffret, Jauffray, Arvray

 

 

En 1223 on rencontre le nom Jean Auffray.

 

En 1595, Purio Solite, Ville à Plénée, sud de lamballe, on rencontre le nom Auffray

 

François Auffray, poète de l'école de Ronsard.

 

Elizabeth Bourgeois,soeur de Nathalie Bourgeois, marie Jean-M. Leménager, maître-d'école.

 

Jean-Marie Leménager, né en 1809, marié en 1823, mort en 1847, a été 23 maître-d'école. Il a enseigné plusieurs années à Memramcok.

 

Pierre Leménager, son frère, à resté à Halifax 17 ans, ensuite passe au Québec, où il est inhumé.

 

La devise des AUFFRAY : "Nil nisi consilio"

"Ne rien faire sans demander conseils"

 

LIGNÉE DES AUFFREY

 

Charles Mathurin

 

Jeanne Mathurine Auffrey – 1768

 

Dominique m à Nathalie Bourgeois. Enfants: Philomène, Justine, Marguerite, Auguste I, Joseph, Marcellin, Marie

 

Joseph m à Henriette Gauvin. Enfants: Alphé, Nathalie, Rose, Ferdinand, Auguste II, Elizabeth, Philippe, Dominique, Bibienne, Madeleine, Maxime

 

Philippe m à Madeleine Richard. Enfants: Edmond, Arthur, Emma, Rosanne, Henri, Alfred, Marie, Mélindé, Amos, Maymay, Daniel

Alfred  m à Hermance Gaudet. Enfants: Walter, Anita, Flora, Alva, Germaine, Alban, Aline, Francis, Ella, Alfred, Edna, Marie,

Henri   

 

(À suivre)

 

Le vieux cheval

chanson de Hernence Auffrey

notation Charles LeBlanc

 

1.

Quand le bonhomm, s'en va au bois,

Quand le bonhomm, revient du bois,

Retrouv la têt, de son ch'val

croit que le loup va l'emporter

têt, têt, têt, têt;

Tu ne port'ras plus de brid, ni de brid, ni de bridon,

Quand tu reviens à la maison.

 

2

Quand le bohomm, s'en va t'au bois

Quand le bonhomm, revient du bois

Retrouv, le corps de son ch'val;

Croit que le loup va l'emporter.

Corps, corps, corps, corps,

Tu ne port'ras plus d'harnais,

Ni de harne ni de harnoi,

Quand tu reviens à la maison.

 

3

Quand le bonhomm, s'en va t'au bois,

Quand le bonhomm, revient du bois,

Retrouv, la queue de son ch'val;

Croit que le loup va l'emporter,

Queue, queue, queue, queue,

Tu ne tueras plus de mouches,

Ni de mouches ni de mouchons,

Quand tu reviens à la maison

4

Quand le bonhomm, s'en va t'au bois,

Quand le bonhomm, revient du bois,

Retrouv, les patt's de son ch'val,

Croit que le loup va l'emporter

Patt's, patt's, patt's, patt's,

Tu ne porteras plus de fers,

Ni de fers ni de ferrons,

Quand tu reviens à la maison.

 

5

Quand le bonhomm, s'en va t'au bois,

Quand le bonhomm, revient du bois,

Retrouv, le trou de son ch'val,

Croit que le loup va l'emporter,

Trou, trou, trou, trou,

Tu ne chieras plus de crott's,

Ni de crott's ni de crottons,

Quand tu reviens à la maison.

 

Février 1984

 

Mes vieilles chansons acadiennes

C'est le jour du mariage

 

C'est le jour du mariage

C'est le seul jour du bonheur.

C'est dans ce précieux ménage

Que j'ai engagé mon coeur.

Ah, le moment, le plus triste

C'est de me voire partir,

Séparé d’ma tendre mère

Pour ne jamais revenir.

 

Mon amant m'seras-tu tendre

Comm’tu me l'as toujours dit?

Le serment fait. la présence

De cette alliance bénie.

Souviens-toi de tes promesses,

Conserve-moi tes amours;

Loin des bras d’ma tendre mère,

Tu m'amèn’ c'est pour toujours.

 

Aujourd'hui ma mère pleure,

C'est de m'y voire partir

Dans un état étranger

Dans un douloureux navire,

Tu seras dessus la rive

Mon protecteur et mon guide,

Tu seras mon gouverneur

Sur ces eaux et ces rapides.

 

Le soleil et les étoiles

Sont témoins de nos amours

Et de notre mariage

Que l'on célèbre en ce jour.

Pour moi j'fais le sacrifice

De ma vie c'est pour toujours.

Je dis: adieu jeunes filles,

Puisque c'est mon dernier jour.

 

Vous-autres, mes jeunes filles,

Un jour viendra votre tour.

Dans un changement de famille

S'accompliront vos amours.

Moi je m'en vais en ménage

Avec mou fidèle amant:

Je m'en vais prendre l'ouvrage,

Dieu bénira mon chagrin.

 

Adieu cher père, adieu mère,

Adieu tout’ la compagnie.

Avec peine j'vous abandonne,

Mais je reviendrai vous voir.

Oui, je reviendrai vous voir,

Avec mon fidèle amant,

Cessez donc, ma tendre mère,

Cessez, ne pleurez pas tant.

 

Rectifications et ajouts

Cahier Vol 7 No2 Avril 1996 (p.58)

Photo de l'école du Lac, école construite en 1923, photo prise en 1942.

 

Cahier Vol 7 No2 avril 1996 (p.28)

Photo de l'ancienne école de l'Anse-des-Cormier

 

Cahier Vol 7 No2 avril 1996 (p.55 & 56)

Ajouter à la liste des enseignants de l'école Régionale de la Vallée de Memramcook

Colombe LeBlanc

Simonne LeBlanc

 

Cahier Vol 7 No2 avril 1996 (p.51)

Alida Gagnon de Dupuis Corner a enseigné à l'école de La Hêtrière plusieurs années avant 1915. En 1915, elle était déjà mère de famille et n'enseignait pas. Cependant, elle est revenue à l'enseignement en 1943 pour quelques années quand l'école fut divisée en deux classes.

 

Cahier Vol 7 No3 août 1996 (p.16)

No36 Zoël à Thaddée LeBlanc m. Marcelline Bourque, 2e noce Marie LeBlanc

 

Cahier Vol 7 No3 août 1996 (p.13)

No17 II faudrait lire Hélène Bourque fille adoptive de Denis à Moise Gaudet et Augusta

 

Cahier Vol 7 No3 Aôut 1996 (p.15)

No31 Vital LeBlanc n'a pas été propriétaire.

BIOGRAPHIE
Évangeline Melanson Saulnier
1890‑

Évangeline Melanson est née le 11 septembre 1890 à Gayton, fille de jude Melanson et Marie Bourgeois.

 

Jeune fille, elle travailla à l'Hôtel Windsor de Dorchester.

 

Le 28 septembre 1916. Évangeline Melanson épouse Wilfred Saulnier et élit domicile à College Bridge où elle demeura jusqu'à l'âge de 101 ans. C'est alors qu'elle va au Foyer Dr. Camille E. Gaudet à Saint-Joseph où elle demeure présentement.

 

Évangeline et Wilferd ont eux huit enfants dont cinq sont vivants. Wilferd décède le 4 janvier 1949.

 

Mme Évangeline Saulnier est encore très alerte à 106 ans. Elle jouit de la visite de ses enfants et de ses amis. Quand la température le permet, elle aime se promener dehors. Elle a conservé à cet âge avancé un intérêt réel de sa personne, aime être bien mise, fière qu'elle est d'elle-même. Nos plus chaleureuses félicitations à cette dame remarquable qui célébrera prochainement son 107e anniversaire de naissance.

 

Texte écrit en 1894 par L.E.A. Beauchesne

 

LE LAC ST CAMILLE ET LE PARC DU COLLÈGE

 

Sur les propriétés du Collège St-Joseph, à quelques dix ou douze arpents en arrière de celui-ci, au delà d'un magnifique bocage dont nous parlerons bientôt, se trouve un petit lac artificiel, qui avec son pittoresque entourage et son aspect de solitude agréable, est bien propre à faire vibrer la lyre de plus d'un fils d'Apollon.

 

Assez récemment encore-les vétérans de la génération collégiale actuelle en ont souvenance-avant que l'on eût mis une barrière aux écoulements de sources situées sur les hauteurs avoisinantes, l'endroit où se trouve aujourd'hui le lac, n'était qu'une coulée désagréable à voir, qu'une ravine déroulant à cinquante pieds au-dessous du niveau de la plaine, ses sinuosités bourbeuses entre deux rives escarpées, encombrées de deux troncs d'arbres tout couverts de vétusté; de broussailles envahissantes devenues un enchevêtrement infranchissable et qui dans leur incohérence, accusaient une nature inculte, sauvage, ne paraissant propre qu'à être laissée sempiternellement au rancart.

 

Cette ravine était le rendez-vous de prédilection de toutes les pirounes (1) de la contrée d'alentour, qui, par droit de conquête, je suppose, ou bien par prescription, y avaient presqu'exclusivement leurs coudées franches: aussi, y prenaient-elles leurs bruyants ébats avec tout le laisser-aller et le sans-gêne de qui se sent parfaitement chez soi. Bien grande dut être leur ire, lorsque l'homme, un jour, s'avisa d'empiéter sur le domaine de cette gent irascible et dyscole.

 

Le parc du Collège cependant avait été, peu d'années auparavant-grâce aux attaques d'une dyspepsie enragée chez une personne qui connaît bien les parages dont il est question, et qui, comme exercice salutaire contre les obsédantes atteintes de sa digestion laborieuse, frappait d'ici et de là sur tout ce qui se trouvait au bout de son fer-le Parc avait été, dis-je, l'objet de premiers travaux de déblaiement.

 

(1) Nom que, dans cette contée, le cultivateur donne aux oies

 

Il ya quinze ans à peine, toutefois, le Parc du Collège n'était qu'une touffe d'arbres, qu'un amas de branches cassées et de feuilles mortes. avec un sol inégal, raboteux et rachitique. Dans ces bonnes vieilles années, le projet du "lac" était considéré comme une utopie, comme une seconde croisade à la recherche de la pierre philosophale. L'on était sûr de désopiler la rate de la belle manière, à qui l'on tâchait de démontrer la facilité ou du moins la possibilité de retenir, au moyen d'une digue l'eau gazouillante et claire qui, des sources supérieures venait altérer sa limpidité dans le cloaque où les pirounes venaient faire leur toilette.

 

Mais l'homme qui a fait tout ce que le visiteur admire autour du collège; l'homme qui avait converti de pauvres landes en grasses prairies et en sol fertile, le Révd. Père Lefebvre enfin, favorisa grandement l'exécution des travaux, en sacrifiant un magnifique carosse à une loterie organisée pour en défrayer les dépenses; c'est donc grâce à lui, à deux de ses sujets et aux heureux talents de l'Académie St-Jean Baptiste, qui a contirbué pour beaucoup à la réussite du trvail par les recettes de ses séances publiques, que l'on peut voir entre les deux coteaux du petit bois, le "Lac" qui a été le sujet de tant de commentaires, le rendez-vous de tant de braves bûcherons collégiens, le riant témoin de tant d'agréables congés;la fière petite nappe d'eau qui porte le nom du vénéré supérieur de l'institution de Memramcook: le "Lac St-Camille."

 

C'est ce qu'on appellerait en France une rivière gracieusement encaissée dans un magnifique vallon. [odorante épinette, le sapin gommeux, le blanc bouleau, l'érable à la feuille emblématique du Canada et une multitude d'autres arbres forestiers couvrent chaque petit monticule qui 1"entoure. Ce charmant petit lac a environ un quart de mille de longueur, sur une largeur maximun de deux arpents. Son cours imite les serpentements et les gracieux méandres de la rivière Memramcook dans laquelle son trop plein va se jeter. Du côté nord, le coup d'oeil est charmant par la symétrie et la propreté qui y règnent toujours. Cette rive à la pente raide et élevée, est couverte de longues épinettes à la taille svelte et élancée qui mirent dans les eaux leur verte parure. Le sol mousseux et toujours bien ratissé est, à l'automne, jonché de feuilles jaunies au soleil lui donnant un cachet rustique tout particulier.

 

La rive sud, quoique moins symétrique et plus agreste, a aussi sa beauté. Le bras des élèves ne s'y est pas exercé aussi souvent que sur l'autre.c'est un superbe coteau, nous pourrions même dire un fier promontoire, couverts d'arbres de toute espèce et de toute grosseur qui se courbent sous le poids des années, s'étendent, s'entrebalancent sur un tapis moelleux et velouté. Cà et là de petits ruisseaux tributaires y versent leur mince filet de cristal, en chantonnant leur doux bruissement qui inspire les poètes. Chaque détour, chaque petite pointe, chaque monticule a son nom propre qui rappelle à tout coeur patriotique un souvenir précieux : un épisode du grand dérangement, un immortel exemple de dévouement, ou bien un espiègle tour d'écolier, une fête intime, une journée de gala, etc.

Il est doux pour celui qui se berce sur les ondes paresseuses du Lac St-Camille, d'y rencontrer, à chaque instant, ces noms qui, quelquefois, résument des années entières de l'histoire d'Evangéline, ou toute une épopée.

 

D'abord, à l'extrémité Est se trouve la "Digue Evangéline", construction assez remarquable en son genre, étant faite dans le style et selon les principes de ces fameux aboiteaux , dont seul le paysan acadien a le secret. Cette digue, faite dans des proportions convenables à la masse d'eau qu'elle a mission de retenir captive, est assez dispendieuse: elle a coûté près d'un millier de piastres. Elle a une largeur d'une trentaine de pieds à sa base. un gros dalot, fermé par une large et puissante porte de fer, mue par un mécanisme ad hoc la traverse au milieu, de maniére que , a un mouvement donné, le lac puisse être mis à sec à volonté.

 

La "Chute aux Truites," tel est le nom de la chute que forme, en tombant du haut de la digue, le trop plein du Lac St-Camille ; la seconde partie de cette appellation vient de ce que les poissons de cette famille s'approchent, à la marée montante, et s'introduisent dans le lac par le filet de la chute: franchissant par ce stratagème une hauteur d'une vingtaine de pieds.

 

Toute la partie de la rive sud, depuis la digue jusqu'à la poïnte'porte le nom de Mont Calypso." Cette rive se retirant et formant une espèce d'anse très prononcée en arrivant à la digue, on a donné à cette partie du lac qui est d'ailleurs en cet endroit le plus large de tout, le nom de "Port Royal." C'est dans ce port que le 14 novembre 1893, la société fit prendre son portrait dans les chaloupes, tel qu'on peut le voir par la photographie ci-contre. On avait dû pour faire avancer les chaloupes de leur quai, briser la glace qui avait acquis une certaine consistance par la gelée des nuits précédentes.

 

A mi-chemin entre la digue et la pointe sud qui là-bas, fait saillie au détour, se rencontre un de ces charmants petits ruisseaux dont nous parlions tout-à­l'heure; celui-ci se nomme: le "Ravin mystérieux." Si comme au temps des fées, les bois soupiraient encore leurs légendes, quel tour pendable et joué à une certaine date pas très éloignée, ce ruisseau n'imputerait-il pas à la jeunesse étourdie du collège.

 

A quelques pas de la digue est "l'Anse aux perdix." cet endroit m'en rappelle un autre où un certain faiseur de tours du collège, grand amateur de sport, avait été appelé en toute hâte par des philosophes! … qui prétendaient avoir vu une perdrix se percher sur un arbre. Sans faire ni un ni deux, notre homme saisit son fusil, court au bois, et, tout hors d'haleine, couche en joue un quelque chose qui, en effet, s'entrevoyait à la jonction de deux branches; paf! … Le gibier ne s'envole ni tombe. Grande surprise du chasseur! Il s'approche, examine, contourne l'arbre, et finalement se décide à grimper pour prendre son gibier dont quelque plumes sont à ses pieds: stupéfaction et tableau! … C'était une poule morte ....attachée là par des espiègles qui avaient eu le soin d'avertir toute la turbulente troupe de leurs confrères, lesquels se trouvaient là, au bon moment, pour jouir du .... malentendu, et y applaudir!... Jamais on n'entendit ce conteur de tours émérite nous parler de celui-ci dans la suite. C'est le cas de dire que notre mystificateur avait compté sans son hôte : il était mystifié de la pire façon. Mais de tous les noms, celui qui est le plus cher à la plupart de nos professeurs, c'est celui de la pointe dont nous avons déjà parlé: la pointe "St-Laurence'" puisqu'il leur rappelle leur chère Alma Mater, le superbe Collège de St-Laurent. C'est en face de cette pointe qu'une autre photographie fut prise.

 

Contournons cette pointe et avançons à l'extrémité sud-ouest; le promontoire qui domine d'une hauteur de soixante à soixante et dix pieds, s'appelle le "Cap aux Faillots."(1)

 

(1) On donne en Acadie le nom de faillots à ce que chez nous, nous appelons des fèves. C'est en raison de la culture de ces légumineuses que le nom fut donné à cette terre élevée.

 

Le ruisseau qui amène l'eau des sources supérieures et alimente le Lac St-Camliie est : le " Ruisseau Beauséjour," chaque fois que je vois cette gazouillante et sinueuse petite descente, je me rappelle les belles paroles du poète Ducis:

 

Ruisseau peu connu dont l'eau coule

Dans un lieu sauvage et couvert,

Oui, comme toi, je crainsla foule

Comme toi j'aime le désert.

Près de toi l'âme recueillie

Ne sait plus s'il est des pervers;

Ton flot pour la mélancolie

Se plait à murmurer des vers."

 

Nous en sommes maintenant à l'extrémité du lac. Retournons par la gauche, si vous le voulez bien, je vous ferai connaître d'autres lieux non moins charmants.

 

C'est ici la "Chaussée du Castor,"

 

Cette terre plane, entourée d'eau et située en face du cap aux Faillots, c'est "I, Ile aux Bains., C'est là que les juniors, encore à leur début dans l'art natatoire, tentent leurs premier essais. Il n'y a rien à craindre pour eux; cet endroit n'a que cinq pieds d'eau dans son plus profond; quand ils y auront fait leurs preuves, ils passeront avec leurs frères aînés dans la Baie St-André, mais n'anticipons pas.

Ramons encore quelque peu et nous arriverons à la "Ccôte du Calumet., Bien que la nature n'ait pas doté cet endroit de charmes particuliers, il a cependant un attrait puissant sur la gent écolière!...Mais quelles sont donc ces vapeurs qui s"élèvent de cette rive en légers tourbillons? Est-ce la brume qui, de la Baie de Fundy, vient s'abattre uniquement en ce lieu? ou seraient-ce de petits feux que les bûcherons y auraient allumés à I'effet de chasser les maringouins?-Non, vous n'y êtes pas encore; mais voyons, est-ce que cette appellation: du Calumet, ne vous dit rien?

 

Eh oui, ce sont les vieux de la tribu, qui ayant terminé leur besogne hebdomadaire du pic et de la hache, se sont réunis en conciliabule et savourent à qui mieux mieux le calumet de la paix-qui bien souvent pourtant, devient pour eux un véritable casusbelli        

Oh! Toi, noble compagne de mon ennui, charme de ma solitude; toi avec qui j'ai passé de si doux moments à l'ombre de ces bocages, par nos longues et belles soirées d'été, oserai-je te passer sous silence?..Non, jamais!...C'est que tu pourrais justement me taxer d'ingratitude. Sans toutefois paraître indiscret, je veux proclamer hautement et avec orgueil quelle intimité s'établit un jour entre nous. Pendant de long mois, je me suis vu séparé de toi par un règlement impitoyable; et, si parfois, il arrivait que pendant ce trop long intervalle, il nous était donné de nous rapprocher, oh! alors, quelles jouissances!...Avec quel plaisir je te revoyais, je te cajolais! que le temps passait vite près de toi!... et le dirai-je'?....Sur toi instinctivement mes lèvres se posaient. Comme tu devenais chaude alors! Ton sein se soulevait, ton haleine devenait brûlante, et moi d'un oeil réjoui et avec émotion je suivais la légère fumée qui émenait de ton ardent fourneau, ô ma bonne pipe, mon joyeux passe-temps!

 

Mais silence ! trêve de sentiment et laissons ces respectables vieillards de vingt ans à leurs occupations aspiratrices; et surtout pas de bruit, car faisant peut-être de la fumée de contrebande, nous pourrions leur jouer un vilain tour, en attirant sur eux l'attention de leur mentor.

 

Cet endroit où l'eau semble faire reculer la terre et qui s'avance assez avant entre ces hauteurs escarpées, c'est la "Baie St-André, que je vous disais tout à l'heure être le rendez-vous de natation des grands. Si jamais vous prenez vos bains en ce lieu, et que vous n'ayez pas apporté votre protecteur, ne vous aventurez pas au-delà de cette bouée qui flotte là bas, à moins que vous ne soyez un maître nageur, car ce pieu de démarcation indique un changement subit de pronfondeur et par conséquent-le danger. J'en connais plus d'un qui, pour en avoir été quitte pour la peur, ne voudrait plus approcher la bouée de trop près. Regardez là-haut, s'il vous plaît, à soixante-quinze pieds au dessus de nos têtes, cette plate-forme qui s'avance, soutenue par de solides pieux sur un carré de quarante pieds environ, c'est la plate forme "St-Patrice'" où les jeunes fils de la Verte Erin ont leurs rehearsals. Cette élévation est connue sous le nom de "Hauteurs d'Egmont."

 

Poursuivons notre navigation jusqu'à cet abri que vous voyez là, sur la gauche; cette anse charmante, si bien protégée contre les vents et qui semble avoir été ménagée tout exprès par la nature pour l'usage qu'on en fait, c'est le "Débarcadère Jacques-Cartier."

 

C'est là, sous cet abri en planche qui les protège contre les rayons du soleil et contre les pluies, que se balancent, coquettement ballottés par l'oncle claire du Lac St-Camille, les trois chaloupes St-Jean-Baptiste, St-Patrice et de Pater Noster. Cette dernière, solide barque contenant bien vingt-cinq personnes, est à l'usage exclusif des RR.Pères de la maison dont elle est la propriété. Les deux premières, ainsi que leur nom l'indique, appartiennent aux deux société littéraires de l'institution.

 

On doit à la vérité de dire que la plus rapide et la plus recherchée par les amateurs, c'est la St-Jean­Baptiste, à qui sa structure assez délicate et fort bien proportionnée donne un avantage incontesté sur ses deux rivales.

 

Voilà pour le lac. Amarrons notre chaloupe au moyen de son cadenas automatique qui la met à l'épreuve des maraudeurs et suivons cette voie qui nous a amenés à l'embarcadère et qui laborieusement creusée à même la côte, cotoie immédiatement la lac, dans lequel nous pourrions même prendre très-facilement un plongeons inopportun, si ce n'était ce garde-fou qui, en dépit de son nom, a maintes fois rendu service aux plus sages. Cette voie, large de quatre pieds, s'appelle le "Passage des Mines."

 

Enfin nous voici de nouveau au point de départ, en face de la digue Evangéline. Cette large montée qui en serpentant dans le flanc de la côte, nous conduit au sommet, c'est la "Descente Gaspereau., Il a certainement fallu une grande adresse pour opérer cette descente, dans un terrain tout rocailleux et abrupt. Les serpentements accentués qu'affecte ce chemin de descente ont pour effect de dissimuler, autant que faire se peut, la raideur de l'escarpement.

 

L'ascension est plus pénible que la descente n'est-ce pas? et surtout lorsqu'on n'y est pas habitué. Nous aurions bien pu remonter par l'escalier Ste-Cécile'" mais l'air avec lequel vous comptiez tout-à-l'heure le nombre de marches, m'a fait supposer que vous ne teniez pas à le gravir. Puisque vous êtes hors d'haleine, nous irons nous reposer au magnifique Kiosque que vous apercevez non loin d'ici, à travers la ramure. Voyez donc, en passant, cette élégante petite maison qui sert de cuisine ou de restaurant lors des pique-niques: c'est le "Petit Vatel.'

 

Nous voici à présent au "Kiosque St-Jean-Baptiste." N'est-ce pas qu'il est gentil, notre Kiosque avec ses couleurs fraîches et appropriées? Reposons-nous-y quelques instants avant de reprendre la route du Collège; d'ici, nous avons une magnifique vue d'ensemble du Parc. A notre droite, dominant le lac, est l'esplanade Frédéric, où le directeur de notre Société exerce ses acteurs à la tragédie et à la déclamation. Ce rond élevé entre le Kiosque et l'esplanade Frédéric, est le "Jardin-Gladstone'; plus loin se trouve le "Parterre St-Thomas'" superbes touffes de dahlias d'une beauté remarquable.

 

Ce chemin central, qui, par sa position avec ces autres routes, ressemble à l'antique voie appienne, est connu sous le nom de "Boulevard Grand Pré'. Au point où ce boulevard forme un coude pour se prolonger jusqu'à l'extrémité ouest, il change son nom en celui d'Avenue St-Philippe', nom donné en l'honneur du Provincial de Ste-Croix.

 

Cette masure qui borde le Boulevard Grand Pré et qui semble une relique des temps passés, est le "Fort Dollard des Ormeaux., Ces autres rues latérales que vous voyez là-bas, sont: la rue St-André, du nom du promoteur du Parc; la ruelle St-Georges, du nom d'un vieil ami universellement connu, etc.

 

Il ne faut pas omettre un autre nom bien cher dans l'histoire du Canada et que nous avons donné à la clairière où se trouvent le Kiosque St-Jean-Batiste, le Jardin Gladstone et l'Esplanade Fréderic, c'est: le "Carré Duvernay., En face, sous les grands sapins dont la luxuriante ramée forme un dôme mouvant, se trouve la "Voie des Amoureux."

 

Mais, pardon! je vous ai peut-être ennuyé par cette longue nomenclature de noms qui pour nous sont si doux et nous rappellent tant de souvenirs. N'est-il pas étonnant de voir les améliorations qui ont été faites depuis cinq ou six ans en ce lieu, qui, d'une petite forêt si longtemps abandonnée à elle-même, est devenu un bocage propre, délicieux et coquet. Et dire que ce sont les étudiants, sous la conduite d'un chef expérimenté, il est vrai, le R.P. LeBlanc qui avec des outils empruntés, ont tout fait ce que nous venons d'admirer. Ils ont bûché le bois, déblayé le terrain, enlevé et transporté la terre , fait des travaux d'irrigation et de drainage, construit des routes, des plates-bandes, ratissé les versants du lac et charroyé comme de véritables colonisateurs: et tout cela pour de légères rémunérations, pour de petites jouissances aussi peu coûteuses pour ceux qui les accordent que bien appréciées et bien reçues par ceux qui en sont l'objet.

 

Je ne dois pas passer sous silence un autre attrait bien séduisant qu'a pour nous notre cher Parc: il est aussi giboyeux que le lac sera bientôt poissonneux. Les écureuils surtout, pour ne pas parler des oiseaux de passage, s'y trouvent à foison. Aussi faut-il voir, à l'automne, la guerre acharnée que leur livrent les jeunes disciples de St-Hubert. Tous les jeudis et !es mardis, on entend le bruit de leurs armes se répercutant de colline en colline et mettant en vibration tous les échos d'alentour.

 

Tel est le résumé sommaire des travaux accomplis au Parc du collège, et des charmes de ce

 

Beau lac peu connu dont l'eau coule

Dans un lieu sauvage et couvert,

Où rarement l'on voit la foule,

Où chante l'oiseau du désert.

L.E.A.B. ELÈVE DE RHÉTORIQUE.

Collège St-Joseph, le 26 mars 1894. Membre du Comité Exécutif.

 

Article tiré de L'ALBUM DES NOCES D'ARGENT DE LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN BAPTISTE COLLEGE SAINT-JOSEPH, N.B. 1894.

 

L'auteur est Monsieur L.E.A. Beauchesne, secrétaire de la Société en 1894.

 

 

GÉNÉALOGIE DE JACQUES LÉGER

Suite

TROISIÈME GÉNÉRATION

 

Jean Baptiste Léger, 1719 - 1787, m. 1739 Madeleine Saulnier, n. 1718; m. 1750 Anne Amirault; m. 1774 Cécile Poirier

 

Enfants:            Isabelle Léger n. 1739, m. 1767 Joseph Forest

Madeleine Léger n. 1741

 

Joseph dit Fluzan Léger, 1720 - 1806, m. 1744 Claire LeBlanc, 1719 - 1817

 

Enfants:            Anne (Annette) Léger, n. 1747, m. 1768 Charles dit Litan Melanson, 1738 - 1788

Joseph dit P'tit Houppe Léger, 1750 -1815, m. 1775 Marguerite Maillet, n. 1755

Anastasie Léger, n. 1753, m. 1772 Mathurin Comeau, n. 1753

Rosalie Léger. n. 1764. m. 1785 Laurent Bourgeois, n. 1765

François (Henri) Léger, 1767 - 1850, m. 1787 Madeleine Babin, n. 1764

Margerite Léger, m. 1777 Sylvain Babineau, 1750 - 1814

 

Jacques dit P'tit Jacques Léger, 1726 - 1814, m. 1752 Agathe Breau, n. 1713; m. 1761 Marie Madeleine Haché, 1743 - 1818

 

Enfants:            Joseph Léger, n. 1753, m. 1778 Anne Gaudet, 1766 - 1863

François Léger, 1754 - 1761

(2) Rosalie Léger, 1762 - 1803, m. 1 777 Pierre Caissie, 1744 - 1813

(2) Charles Léger, 1763 - 1836, m. 1786 Marie Véronique Gautreau, 1770 - 1807; m. 1809 Scholastique (Geneviève) Girouard, n. 1770

(2) Anastasie Léger, 1765 - 1832, m. 1780 Joseph Caissie, 1748 - 1832

(2) Marie Léger, 1767 - 1845, m. 1795 François Roy

(2) Madeleine Léger, 1767 - 1862, m. 1789 Jean Jaillait, d.1836

(2) Gabriel Léger, n. 1769, m. 1792 Blanche "Marguerite" Haché Gallant, 1779 - 1849

(2) Véronique Léger, 1769 - 1847, m. 1798 François (Francis) Cormier, n. 1780

(2) Henriette Léger, 1770 - 1822, m. 1789 Wenceslas Roy, n. 1770

(2) Auguste Théophile Léger, 1776 -1852, m.1802 Geneviève Després, 1783 -1863

(2) Eugène Léger, 1778 - 1842, m. 1800 Marie Louise Haché Gallant, 1778 -1864

(2) Michel Léger, 1786 - 1805, m. 1804 Angélique Hébert

 

Paul Léger, n. 1728, m. 1752 Marie Josephe Savoie

 

Enfants:            Jean Baptiste Léger, n. 1753

Marie (Scholastique ) Léger, n. 1755, m. 1817 Joseph Johnson

Paul Léger

 

Pierre Léger, 1730 - 1805, M. 1751 Marguerite Grosvalet; m. 1775 Nathalie Anastasie Breau, 1732 -1800

 

Enfants:            Anonyme Léger, 1752 - 1752

Esther Léger, 1755 - 1825, m. Basile Richard

(2) Marie Blanche Léger, m.1795 François Joseph Daigle

 

Olivier Léger, 1734 - 1818, m 1757 Marie Josephte Hébert, 1734 - 1804

 

Enfants:            François Léger, 1759 - 1835, m. 1785 Rosalie Bourg, d.1806; m. 1807 Hélène Poirier, d. 1849

Charlotte Léger, 1760 - 1857, m. 1786 Joseph Hubert Poirier

Jean Baptiste Léger, 1761 - 1818, m. 1785 Victoire Cormier; m. 1794 Claire Félicité Robichaud, n. 1777

Judith Léger, 1763 - 1813, m. 1784 Thaddée Blanchard; m. 1795 Firmin Boucher, d. 1807

Madeleine Léger, 1764 - 1807, m. 1782 Thaddée Landry, 1751 - 1818

Marie Léger, 1771 - 1811, m. 1789 Joseph Landry, n. 1760

Elizabeth dite Isabelle Léger, 1771 -1836, m. 1791 Isidore Blanchard

Cyrille Léger, 1776 - 1858, m. 1796 Marie "Vénérande" Savoie, 1780 - 1819

Victoire Léger, 1778 - 1855, m. 1796 Nicolas Poirier

Claire Léger, 1781 - 1801, m. Joseph Poirier

 

Charles Léger dit Larosette, 1749 - 1837, fil de François et Madeleine Comeau, m. 1778 Marie Marguerite Bourg, 1763 - 1807

 

Enfants:            Madeleine Léger, n.1799

Charles dit Charlitte Léger, 1799 - 1827, m. 1802 Rosalie Brun, 1781 - 1861

Isabelle Léger, 1781 - 1859, m. 1805 Victor LeBlanc, d. 1859

Simon Léger, 1783 - 1827, m. 1807 Isabelle LeBlanc, n. 1789

Moise "Mèche" Léger, 1786 - 1861, m. 1815 Marie Thériault, 1795 - 1823; m. 1824 Marie LeBlanc, 1793 - 1873

Collette Léger, 1787 - 1842, m. 1805 Maximin LeBlanc

Paul Léger, 1791 - 1869, m. 1810 Marie Melanson, 1791 - 1888

François Léger, 1793 - 1868, m. 1817 Marguerite Bonnevie, 1796 - 1889

Louis Léger, 1796 - 1845, m.1820 Marguerite Forêt, 1799 - 1860

Thaddée Léger

Modeste Léger, 1800 - 1842, m. 1821 Maximim Melanson, 1801 - 1888

Prime Léger

Pierre Léger

 

Paul Léger, n. 1759, fils de François et Madeleine Comeau

 

Enfants:            Anastasie Léger, n. 1791, m. 1821 Christophe Steel

Eugénie Léger, n. 1794, m. 1822 Joseph Wable

Anne Léger, 1795 - 1846, m. 1820 Orien Préjean

Marie Madeleine Asposie Léger, 1796 -1818, m. 1814 Antoine Ritter

Paul Léger, 1797 - 1801 -62-

Alexandra Léger, 1799 - 1818 Appolonie Lucie Léger, 1801 - 1818

Hyppolite Paul Léger, 1803 - 1861, m. 1821 Marcel I ite Lebert, 1804 - 1844

Julienne Léger, n. 1807, m. 1824 Vallencove Bordelon

Marie Léger, m. David Ackerson

Scholastique Léger, n. 1813, m. 1824 Gérard Préjean

Hyppolite Léger, n. 1826

 

(À suivre)