Société Historique de la Vallée de Memramcook

Volume 5 no 3, mars 1994

TABLE DES MATIÈRES

Présentation par Patricia Utley

Ancêtres de Lydie LeBlanc par Patricia Utley

Cahiers de la Société Historique de la Société Historique de la Vallée de Memramcook (numéros parus jusqu'à date)

Quelques notes sur les Belliveau de la Vallée de Memramcook par Placide Gaudet

Histoire d'un homicide involontaire, racontée par Willie à Vital Gaudet

Y a-t-il quelque chose d'intéressant à voir dans la Vallée de Memramcook ..... par Donatien Gaudet

Souvenirs de Philippe Dupuis, tels que racontés à Charles à Don LeBlanc

Fondation du village de Pointe-à-l'Ours (College Bridge)

A partir de 1755 en Acadie selon Placide Gaudet

Membres de la Société Historique de la Vallée de Memramcook

Conseil d'Administration de la Société Historique de la Vallée de Memramcook

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PRÉSENTATION

 

Chers lecteurs et lectrices,

 

Bonne et heureuse année, 1994. Et quelle année ce sera, historiquement parlant, du moins! Particulièrement pour notre région.

 

Bien oui! C'est l'année du grand Congrès mondial des Acadiens et Acadiennes. Plusieurs familles auront de grandes réunions à cette occasion; des monuments seront érigés; il y aura de nombreux spectacles et des expositions de toutes sortes à visiter. Ce sera donc un événement dont l'histoire parlera pendant longtemps. Il s'agit, en fait, du 390e anniversaire de l'Acadie.

 

A cette occasion, la Société historique de la Vallée de Memramcook se propose de présenter une exposition de photos anciennes de la Vallée (anciens bâtiments, personnages, etc.) Ce projet vous intéresse? Dites-le nous, alors, et surtout dites-nous ce que vous êtes prets et prêtes à faire pour nous aider à rendre ce projet possible. Écrivez-nous, ou téléphonez-nous sans tarder.

 

La Société historique s'est fixé un objectif de 500 membres. Pour une population de 6000 personnes, c'est le moins qu'on puisse demander. Pourquoi pas, alors, recruter une, deux ou trois personnes de votre entourage? Et tant qu'à y être, pourquoi pas offrir en cadeau un abonnement aux Cahiers de la Société, et par le fait même, une carte de membre dans cette même société?

 

Nous comptons sur votre collaboration pour atteindre notre objectif de 500 membres. Ensemble, nous allons réussir..

À la prochaine.

 

Patricia Utley¸

Comité des Cahiers

 

Ancêtres de Lydie (Lydia) Leblanc, Grand-mère de Patricia Utley

 

Lydie à François à Placide à François à Pierre-Victor à René à Antoine à Daniel LeBlanc

 

Première génération des LeBlanc en Acadie

 

Daniel LeBlanc

 

Deuxième génération :

 

Antoine LeBlanc, en 1662. Il épousa vers 1681, Marie Bourgeois, née en 1664, et fille de Jacques et Jeanne Trahan. Il fut inhumé à Saint-Charles des Mines, le 20 juillet, 1730.

 

Leurs enfants :

 

Antoine, en 1682, épousa en 1705, Anne Landry (n.1688) fille de Antoine et Marie Thibodeau. Ils eurent 9 enfants. Antoine fut inhumé à Saint-Charles des Mines, le 28 jan. 1739.

 

Charles  en 1684, épousa en 1705 Marie Gautrot, fille de Claude et Marie Terriot. Ils eurent 7 enfants. Charles fut inhumé à Saint-Charles des Mines le 14 déc. 1737.

 

Pierre dit Pinaud, en 1689, épousa en 1711 Françoise Landry (n. 1693.) Il demeurait à Rivière­aux-Canards. Il fut déporté à Boston. Ils eurent 15 enfants.

 

Marie,  née en 1691, épousa Antoine Landry.

 

Jean dit Dessapins, en 1693, épousa en 1715 Anne Landry (née 1695) fille de René et Anne Terriot, à Saint-Charles des Mines où il demeurait. Ils eurent 7 enfants. Jean est décédé en 1744, à Brest, en France.

 

Jacques, en 1695, épousa Cécile Dupuis, fille de Marin et Marie Landry. Ils eurent 9 enfants. Jacques demeurait à Saint-Charles des Mines. Il était à l'Île Saint-Jean en 1752. Capturé par les anglais 1758, il est décédé pendant la déportation, en France (1758). Sa veuve était à Saint-Malo avec sa famille en 1767.

 

Joseph dit le Maigre, en 1697, épousa en 1719, à Saint-Charles des Mines, Anne Bourg, fille de Alexandre et Marguerite Melanson. Il était à Port-Toulouse en 1749 et -au Village Kervaux, à Belle­Isle-en-Mer, en 1767, où il est décédé. Sa veuve avait été inhumée à Miquelon en 1766. Ils eurent 9 enfants.

 

Marguerite, née en 1699, épousa en premières noces Pierre Alain et en deuxièmes noces Pierre Richard.

 

René, en 1701 (voir 3e génération)

 

Élisabeth, née en 1703, épousa en 1723, Charles Dupuis..

 

Troisième génération :

 

René LeBlanc, en 1701, fils d'Antoine et de Marie Bourgeois, épousa à Grand Prée, en 1722, Anne Thériault, fille de Germain et Anne Rlchard. Les deux sont morts de faim sur les côtes de la Miramichi.

 

Leurs enfants :

 

Étienne, en 1722, épousa en 1742 à St-Charles des Mines Élisabeth Boudrot, fille de Claude et Catherine Hébert. Étienne était à Miramichi en 1760 et en Louisiane en 1766. Il est décédé en 1769 à St-Jacques (Louisiane). Sa veuve occupait alors le lot numéro 42, sur la rive ouest du Mississipi, à St-Jacques. Ils eurent 10 enfants.

 

Françoise, née en 1723.

 

Claire, née en 1724, épousa Joseph Léger.

 

Anne, née en 1728, épousa en 1761 Pierre Benjamin Bourgeois

 

Anastasie, née en 1730. Éliisabeth, née en 1723. Rose, née en 1734.

 

Simon-Joseph, en 1737

 

Jean en 1739, épousa, en 1770, Marguerite Boudrot, fille de Jean et Hélène Landry

 

Pierre-Victor, en 1742. (voir 4ième génération)¸

 

Sylvain, en 1745, épousa en premières noces, en 1763, Marie-Josephe Babin. Il eut 2 enfants avec sa première épouse et 5 avec la deuxième. Venu du Maryland, il occupait le lot numéro 77, sur la rive ouest du Mississipi, à St-Jacques, en 1769.

 

Madeleine, née en 1747.

 

René, né en 1750, épousa, en 1772, Marguerite Trahan, fille de Jean et Marguerite Broussard. Ils eurent 10 enfants. Il était à Saint-Martinville, en Louisiane, pour le baptême de l'un de ses fils en 1777.

 

Joseph, né en 1743.

 

Jean-Pierre, né en 1727, épousa en 1752, Osite Melançon. En 1769, il occupait le lot 115, sur la rive est du Misslssipi, à Saint-Jacques. Il est décédé avant 1777. Sa veuve épousa Baptiste Bourgeois. Ils eurent 5 enfants.

 

Quatrième génération :

 

Pierre-Victor LeBlanc, fils de René et Anne Therriot, né en 1742, épousa vers 1765, Marguerite Saulnier, fille de Charles et Marie Savage. Il s'est établi à Memramcook vers 1770, après un stage en Nouvelle-Angleterre. Il fut inhumé le 25 mai, 1817, à Memramcook

 

Leurs enfants  :

 

Joseph-Ignace, né en 1766 à Memramcook, épousa, en 1788, Modeste Richard, fille de René et Perpétue Bourgeois. Ils eurent 8 fils et 3 filles. Joseph était âgé de six ans quand il vint avec son père s'établir à Memramcook. Il est décédé le 21 mars, 1855, âgé d'environ 91 ans. Il est arrivé à Memramcook vers 1770.

 

Marguerite, née en 1767, épousa Raphaël Poirier.

 

Marie, née en 1770, épousa le 13 jan. 1845, Joseph Landry, fils de Joseph et Marguerite Richard.

 

Simon, né en 1771 ou 1775, épousa en 1793, ou 1800, Marguerite Poirier, fille de Joseph et Marguerite Arsenault. Ils eurent 4 enfants.

 

Hilarion dit Larion, né en 1778 ou 1785, épousa le 18 nov. 1810, à Memramcook, Isabelle Doiron, fille d'Isidore et Anne Donai. Ils eurent 5 fils et 4 filles. Il fut inhumé à Memramcook en 1846.

 

Nicholas, né en 1780 ou 1787, épousa en premièeres noces Charlotte LeBlanc, fille de Charles et Marie Josephe Cormier, et en secondes noces,  Marie Porrel, fille de Francois et Marie Noilas.

 

François, né en 1782 ou 1780 (voir 5ième génération)

 

Cinquième génération : 

 

François LeBlanc, fils de Pierre-Victor et Marguerite Saulnier, né vers 1780 ou 1782, épousa en 1805 Anne (Marie-Antoinette) dite Nanette, (née en 1778), fille de Firmin et Ludivine Dupuis. Il fut inhumé à Memramcook le 11 oct. 1826. Ils eurent 6 fils et 4 filles

 

Leurs enfants  : (liste non vérifiée, à l'exception de Placide)

 

Placide, né en 1808. (voir 6ième génération)

 

Pierre, en 18... épousa, le 10 janvier, 1826, Marguerite LeBlanc

 

Jean, en 1815, épousa en premières noces Henriette Bourque et en deuxièmes noces, le 10 jan. 1865, Olive LeBlanc, fille de Laurent et Madeleine Landry.

 

Isabelle, née en 1817, épousa le 16 nov. 1835, Pierre Bourque

 

Rosalie ou Rosaline, née en 1813, épousa le 6 juin 1835, Thaddée Belliveau.

 

Marie, née en 1818. Laurent, en 1810. Amand, en 1812 Joseph, en 1819.

 

Dominique, en 1823, épousa en 1849, Domithilde Landry, et en 1871, Rosalie LeBlanc. Il eut 7 enfants(?).

 

Sixième génération : 

 

Placide LeBlanc, fils de Francois et Anne LeBlanc. Il est né vers 1808. Le 27 juillet, 1835, il épousait, à Memramcook, Marguerite Gaudet, née le 11 déc. 1809, à Memramcook, fille de Toussaint et Céleste Landry.

 

A la page 153 du registre numéro 6 de la paroisse St-Thomas de Memramcook, on peut lire ce qui suit:

 

Placide LeBlanc et Marguerite Gaudet, le 27 juillet 1835, après publication des trois bans de mariage faites au prône des messes, entre Placide LeBlanc, fils majeur du défunt Francois LeBlanc et d'Anne LeBlanc, de cette paroisse d'une part, et Marguerite Gaudet (Godai), fille majeure de Toussaint Gaudet et de Céleste Landry, aussi de cette paroisse, d'autre part. Vu étant découvert aucun empêchement , nous,prêtre soussigné avons recu les consentements mutuels et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Fidèle Gaudet et Bénoni Cormier. J.H.Couture, prêtre. La sépulture de Placide est enregistrée comme étant le 20 janvier, 1874.

 

Leurs enfants :

 

Marie, née en 1836 Eustache, né en 1838

 

Maximin, né en 1840

 

Ambroise, né en 1841

 

Cécile, née en 1844

 

Philippe, né en 1845

 

Silvia, née en 1846, épousa, le 25 nov. 1890, Louis LeBlanc, fils d'Olivier et Pauline Cormier.

 

François, né le 20 mars, 1849. (voir 7ième génération)

 

Thomas, né en 1850

 

Septième génération :  

 

François LeBlanc, flls de Placide et Marguerite Gaudet, à Memramcook le 20 mars, 1849. A la page 70 du 7ième registre parroissial de St-Thomas de Memramcook, on peut lire l'entrée suivante: `le 20 mars 1849, j'ai baptisé François, fils légitime de Placide LeBlanc et de Marguerite Gaudet. Parrain, François Gaudet, marraine, Marie LeBlanc'. ... Le 4 février, 1873, il épousait Élisabeth Landry, fille de Joseph Landry et Marie LeBlanc. Ils avaient dispense du 3ième degréde consangulnité simple. Leurs témoins étaient Alphée LeBlanc et Sylvie LeBlanc. ..Le 16 novembre, 1921, il épousait, en secondes noces, Emilie Bourgeois. Il est décédé à Memramcook le 2 juin, 19135. Il résidait dans la section de la paroisse de Memramcook connue sous le nom de Ruisseau des Breau. Il eut des enfants du premier mariage seulement.

 

Leurs enfants

 

Tilmon, à Memramcook le 12 juillet, 1877, épousa, le 29 mai 1905, à Fltchburg, Mass, Alvina Légère, fille de Sigfroid et Caroline Gagnon. Ils eurent 2 enfants. Sa veuve se remaria à Edmund M. LeBlanc, fils de Marc au petit Charlitte. Ils eurent 4 enfants. Tilmon fut inhumé le 31 août, 1908, à Memramcook.

 

Fabien, né à Memramcook le 17 oct. 1885, épousa le 22 juin, 1915, à Memramcook, Marie Bourque, fille de Maximien et Dauphine Richard. Ils eurent 6 enfants. Fabien est décédé à Dorchester le 29 avril 1968. Marie fut inhumée à Dorchester le 11 sept. 1972.

Desmond, le 23 avril, 1883 à Upper Dorchester, épousa Annie Donnell ou Downey, fille de David. Ils eurent 4 enfants. Desmond fut inhumé le 24 nov. 1968 à Halifax.

 

Mélessé, née le 23 avril 1874 à Breau's Creek, épousa Alphée LeBlanc. Ils eurent 2 enfants. Elle fut inhumée le 2 février, 1953, à Memramcook.

 

Lydie, née le 31 août, 1889 (8ième génération).

 

Agnès, née à Breau's Creek le 21 avril 1881, épousa Stanley Comeau. Elle fut inhumée à Sackville.

 

Philomon, à Breau's Creek le 21 avril 1881, épousa à Fitchburg, Mass, le 23 nov. 1906. Méllna Richard, fille de Ruben Richard. Ils eurent 4 enfants. Il fut inhumé à Fitchburg le 3 jan. 1957.

 

Huitième génération :  

 

Lydie LeBlanc, fille de Francois et Elisabeth Landry. Née à Breau's Creek le 31 août, 1889, elle épousa en premières noces, à Memramcook, le 15 juin, 1914, Sévère Dupuis Ils eurent 3 filles, dont Éveline, mère de Patricia Utley. Elle épousa en deuxièmes noces , en 1953, à Memramcook, Adélard LeBlanc. Elle est décédée le 24 février, 1984, à l'âge de 94 ans.

 

Neuvième génération:

 

Éveline Dupuis est née à Memramcook le 21 avril, 1918. Elle est décédée le 27 mars, 1986, à Memramcook à l'âge de 67 ans.

 

 

Cahiers de la Société Historique

de la Vallée de Memramcook

Numéros parus jusqu'à date

 

Vol I, Numéro 1

  1. Arbre généalogique de la famille Breau
  2. Memramcook: un siècle d'histoire (Paul Surette)
  3. Faits et dates sur les origines de Memramcook (Vital Gaudet)

 

Vol I, Numéro 2

  1. Cueillette de documents historiques à Memram­cook.
  2. Généalogie des Melanson
  3. Le Collège Saint-Joseph et sa vie musicale (Paul Surette)

 

Vol II, Numéro 1

  1. La croix de la Montain
  2. Le ruisseau des cabanes (Ph. Bourgeois)
  3. Directeurs de chant à Memramcook (Charles-Auguste Léger)
  4. Qu'elle était belle, ma vallée'(dialogue à suivre).
  5. Un monument aux premiers colons d'après-déportation (Paul Surette)
  6. Arbre généalogique de Josh Breau (Béatrice Boudreau)
  7. Premiers habitants.... (manuscrit)

 

Vol. II, numéro 2

 

  1. Projet de rénovation de l'église de Beaumont (C-A L.)
  2. Promenade sur les Beaumont (B.V.)
  3. Memramcook , l'ancienne et la moderne (P.L.)
  4. Les Indiens de la grande région de Memramcook
  5. 'Qu'elle était belle, ma vallée' (suite....)
  6. La première église de la vallée a-t-elle vraiment existé ? (P.L.)
  7. Fort de la Galissonnière (manuscrit de Placide Gaudet)

 

Vol. III, numéro 1

1.      La Pointe Rocheuse de Beaumont (Robert Léger)

2.      Qu'elle était belle, ma vallée' (suite...)

3.      Noms de lieu x de l'ancienne Acadie (Paul Surette)

4.      Les aventures d'un chiac (Gustave Gaudet)

5.      Camille Lefebvre, c.s.c., biographie du Ch. Catta (R. G.)

6.      Monument Lefebvre (Muriel K. Roy)

 

Vol. III, numéro 2

1.      Rénovations à l'église de Prée-d'en-Haut (Guy Léger, c.s.c.)

2.      Chapelle Ste-Anne de Beaumont (plaque comm.)

3.      Discours à l'occasion du dévoilement de la plaque (Edmond Babineau)

4.      « Qu'elle était belle, ma vallée» (suite...)

5.      Cinquante années de fidélité à la terre -­hommage à Léandre Gaudet (Gustave Gaudet)

6.      Découverte au village Gautreau (Siméon LeBlanc)

7.      Sépulture des Micmacs à Beaumont (à suivre...)

8.      Cécile Richard, maîtresse d'école (Lorenzo Léger)

9.      Noël chez-elle, enfin ! (Rose-Anna LeBlanc)

 

Vol. IV, numéro 1

 

  1. Notre patrimoine ( ) 14
  2. Les aboiteaux (Yves Cormier)
  3. Marichette (Emilie LeBlanc-Carrier)
  4. Exploration (     )
  5. Le charivari en Acadie (Lauraine Léger)
  6. Sondage re: pointe de Beaumont (Marc-André LeBlanc)
  7. Monument en l'honneur des Bonnevie dit Beaumont

 

Vol. V, numéro 1

  1. La tradition Micmac à Beaumont (Leslie Hicks)
  2. Société d'agriculture de Memramcook (Donatien Gaudet)
  3. Origine du village des Pierre à Michel (Ph. Bourgeois)
  4. Projet d'éco-musée pour la vallée de Memramcook (Donatien Gaudet)
  5. Projet de monument aux pionniers
  6. La préséance de Memramcook (Paul Surette)
  7. Bibliographie de textes portant sur Memramcook

 

Vol. V. numéro 2

  1. L'histoire de la Prée-d'en-Haut (William Bourque)
  2. Les sports dans la Vallée de Memramcook (Alban Léger)
  3. Fondation du Village des Gautreau (archives)

 

QUELQUES NOTES SUR LES BELLIVEAU DE LA VALLÉE DE MEMRAMCOOK

 

PIERRE BELLIVEAU , époux de Jeanne à Bernard à Pierre (l'aîné) Gaudet était de Port-Royal et avait pour enfants :

 

Marie, mariée au Cap-Sable avec Jacques Amireau ; Agnès, mariée à Joseph LeBlanc;

Théotiste, mariée à Charles LeBlanc, le frère du précédent (?)

Rosaline, mariée en premières noces à Bonaventure LeBlanc, et en secondes noces à Joseph Girouard; Jeanne dite Guichenette(?);

Ludivine, mariée en premières noces à Etienne Thibodeau, et en secondes noces à Paul Babineau;

Félicité, mariée à Joseph Bourgeois, dit Calotte, et

Joseph, en 1748, et marié, en premières noces à Marie Gaudet, fille de Jean-Baptiste et Anne Bastarache, et en secondes noces à Marie Dupuis. Ce Joseph est nul autre que Joseph dit 'Piau' qui est demeuré à Saint-Joseph une douzaine d'années avant de se s'installer définitivement au village de Pierre-à-Michel, devenu plus tard le village des Jopiaux, puis le village des Belliveau.

 

A partir de 1768, trois des filles de Pierre Belliveau, Rosalie, Agnès et Théotiste, mariées respectivement à Bonaventure LeBlanc, Joseph LeBlanc et Charlitte LeBlanc, font partie des six familles qui, après avoir séjourné pendant sept ou huit ans au Fort Beauséjour, puis dans les environs du fort Edwards, à Pisiguit (Windsor) fondèrent le village Saint‑Joseph

 

Pierre Belliveau était à Port-Royal, lors de l'expatriation , avec sa famille à l'exception de Marie, sans doute déjà installée au Cap-Sable.

 

(Ils) se cachèrent un hiver dans le malin (?) ruisseau qui décharge ses eaux dans la rivièere des Pierre à Michel. (Petitcodiac). Ce ruisseau se trouve vis-à-vis des terres appartenant autrefois au petit Fidèle Gaudet. (Placide Gaudet ajoute: Pierre Coudjeau de côté de la rivière Memramcook et sur les terres de petit Jean à petit Pierre Gautreau)

 

Ils se cachèrent au milieu de la pointe, à mi-chemin entre les deux rivières. Ses côtes ont plus de 100 pieds de hauteur. Ceux qui se cachèrent en cet endroit furent : Jean à Pierrotte à Pitre Gaudet; Joseph à Varouel, qui plus tard se noya à la grande anse, avec Pierre, fils de Pierre Belliveau II, et un garcon de Joseph à Calotte Bourgeois. (La grande anse est au Cap Rouge où on allait faire le nigogan(?).

 

CHARLES BELLIVEAU, époux de Marguerite Gaudet, était le frère de Pierre Belliveau, époux de Jeanne Gaudet.

 

Ce Charles Belliveau fut fait prisonnier à Port-Royal en 1755 et mis à bord d'un transport pour être emmené en exil. Arrivé vers Portland, (Maine?) le vaisseau qui les transportait essuya une tempête qui cassa son grand mat.

 

Ce navire vint à Halifax où les déportés acadiens furent tenus prisonniers jusqu'au printemps suivant. Charles Belliveau qui était menuisier fut chargé de faire, pendant l'hiver, un autre mat pour remplacer celui qui était cassé.

 

Lorsque la navigation ouvrit au printemps de 1756, on embarqua les Acadiens et on fit voile vers les colonies anglaises. Arrivé vers (Eastport ?), le vaisseau de guerre qui escortait ce navire         

 

Le capitaine de la frégate dit à celui qui transportait (les Acadiens) de faire attention, car ils étaient presque tous des marins à bord.

Les Acadiens étaient tous dans la cale et le lendemain du départ de la frégate, on leur permit de sortir de la cale. Il en monta un nombre sur le pont et le capitaine et tout l’équipage furent aussitôt saisis et faits prisonniers.

 

Charles Belliveau prit charge du vaisseau qui avait alors plein vent arrière et revira de bord, vent de Belliveau mit le navire dans le vent et le capitaine cria au le grand mat. ... 'Tu as menti, bougre. C'est moi qui a fait le mat. Je sais qu'il est bon', lui répondit Belliveau.

 

Il conduisit le vaisseau à la rivière Saint-Jean où il débarqua l'équipage anglais, et les 900 acadiens et on mit le feu au batiment.

 

On arriva à Saint-Jean le soir et la frégate qui avait eu vent de la prise du navire arriva à Saint-Jean le lendemain matin après l'arrivée du navire et emmena à Halifax l'équipage anglais. Les Acadiens était cachés dans les bois ils adressèrent une lettre en juillet, 1756, leur ancien     qui était alors en vie et se rendit à Miamichi où il resta 5 ans.

 

En 1760, les Acadiens de la Miramichi et de la Baie des Chaleurs se rendirent au Fort Beauséjour où ils prirent le serment d'allégeance et beaucoup d'entre eux se fixèrent à Pisiguit (Windsor) où ils demeurèrent pendant 7 ans.

 

En 1767, Pierre Belliveau avec sa famille s'établit à Memramcook, sur le terrain (de l'ancien) Collège Saint-Joseph. Lorsqu'il arriva à Memramcook, toutes les aboiteaux étaient rompues à l'exception d'une, dans le coin qu'on nommait l'aboiteau des sapins

 

Ils étaient 12 chefs de famille qui arrivèrent et qui s'établirent depuis le ruisseau à Eustache Melanson jusqu'à la ligne de la terre à Sylvain Cormier, en descendant la rivière. Il y avait un autre village d'Acadiens parmi lesquels étaient les Girouard, les Bastarache, etc. A partir du ruisseau à Eustache Melanson en remontant la rivière, était le village des Richard dits LePlatte.(la Montain-McGinley).

 

JOSEPH BELLIVEAU, (fils de Pierre dont il est fait mention plus haut, et marié à Marie-Joseph Gaudet, fille de Jean-Baptiste et Anne Bastarache à Jean à Pierre dit le Cadet et Madeleine Brun ), demeura 12 ans au village des Piaux (devenu village de l'Eglise, puis village Saint-Joseph) et de là il alla se fixer à Pierre à Michel où il est mort à l'âge de 96 ans.

 

Note : ce texte est tiré d'un manuscrit non signé de Placide Gaudet .

 

Histoire d'un homicide involontaire telle que racontée au Père Médard

Daigle par Willie à Vital Gaudet.

 

No t e : II s'agit   du père du grand Placide Gaudet (généalogiste) qui a trouvé la mort dans le marais de Saint-Joseph le 31 août, 1850. Il s'appelait lui aussi Placide. Il était le fils de Fidèle à Charles à Pierrotte à Pitre. Il s'est marié à Marie Vienneau, de Cap-Pelé, en 1850 et il est mort la même année. Son fils, le généalogiste Placide Gaudet, est né après sa mort .

 

Alors, voici le récit de Willie Gaudet :

 

« Il s'avait chicané, il y avait un chemin de même qui virait, (dans le marais) puis le monde s' est mis à passer à travers, puis ceux qu' avaient de la prée là, mon grand-père puis cet homme-là étaient parents, puis ils avaient fait un canal là, à faire le tour dans l'après-midi. Puis le père du grand Placide a dit: `quand vous en r' viendrez, vous serez obligé de faire le tour, parce que le canal sera fini. Puis là, il y a un homme qu'avait 4 boeufs, puis là, il a été pour passer à travers dans le chemin du canal, puis ils se sont chican.és,puis y' avait un grand bois de bouleau qu'était dans le canal. Il s'est encroché dedans. Puis quand il s'est relevé, il a pris le bois, puis il a fessé l'autre dans la tempe, puis il est mort le soir à 10 heures.

 

C' était le père à Placide Gaudet qui a été tué.Sa mère restait ici à la place où était la vieille boulangerie. Ils restions où était chez Hervé à Damien Gaudet. C' était leur emplacement. C' était ça leur terre. Après qu'elle a été veuve, elle est venu travailler au collège. Puis son garçon était un peu grand, puis elle l'a fait instruire. Puis elle restait à la vieille boulangerie où était Dominique Bedou.

 

Au commencement, c'était mon père qu' allait faire l'ouvrage du Père Lefebvre. C' est mon père qui avait été le chercher à (la gare) de Memramcook quand il est arrivé à la paroisse ici.

 

Mon grand-père avait un beau cheval, puis il en était fier. C'était souvent lui qui allait travailler pour le Père Lefebvre. En ce temps-là, il n'y avait pas de fermiers comme acteur. Il engageait les voisins pour aller lui aider à haler le bois, n'importe où. Puis, c'était quasiment un frolic dans ce temps-là.

 

Puis il y avait le vieux Eustache qui tuait les animaux pour le Père Lefebvre. C' était Eustache à Toussaint. Il avait un emplacement là où (étaient) les frères du Sacr.é-Coeur, .mais un p'tit brin plus au nord. Ce vieux Eustache avait deux filles et 7 ou 8 garçons. Le vieux François grochignole qui appelions le vieux François, c'était le frère à Eustache. Puis il y avait Pierre, un de ses garçons qu'avait fessé l'autre. C'était un frère à Eustache. Il n'avait pas fait exprès pour le fesser. Mais il avait eu de la misère... c' était le père Gauvreau qu' était curé dans c' temps-là. Il avait fait cacher mon grand-père, mais c' était pas les avocats comme asteur, parce qu'il n'aurait pas pu faire ça (..... ) Ca l'a fait mourir, (Pierre) je crois bien, il a pas travaillé une journée après ça. (        )

 

Mon nom de famille est Ouellette. (il s'agit ici de l'épouse de Willie à Vital, présente à l'entrevue). du village des Belliveau. Mon père était cordonnier., puis l'emplacement chez Florian Gaudet (à Saint-Joseph) c'était ça, sa shop de cordonnier, puis il a marié une Bourgeois. (         ) C' était un homme qui pouvait lire le français et l' anglais. C' était rare dans c'temps-là.

 

Y paraît qu' une fois (c'est Willie qui continue son récit) le père Lefebvre avait été à la station prendre le train, puis il avait sa soutane. Il partait pour Saint-Jean, puis je crois que le vieux docteur (Édouard) Gaudet se trouvait là dans c'temps-là, à la station. Puis il lui a dit qu'il ne pouvait pas aller à Saint-Jean avec sa soutane, parce que c' est les protestants qu'y avait là. Puis là, ben, ça l' gênait d'enlever sa soutane, parce qu'il avait des culottes qu'ils appelaient à deux étages. Les culottes à clapets qu'ils appelaient ça. Fallait qu'ils baissirent .... Ah!, c'était toute d'une venue...y avait deux boutons à côté qui les déboutonnaient. Mais lui, j' crois qu'il avait juste la jambière qu'était belle. Le reste, c'était coudu pour que ça paraisse bien le bas. Il me semble qu'il n'avait pas le temps de venir au collège. Je orois qu'il a dit au docteur: vas-y, toi, puis si t'as 'temps, de me changer dans la station. Parce que c'était à Memramcook dans ce temps-là que les chars arrêtaient       

 

Y a-t-il quelque chosed'intéressant à voir dans la Vallée de Memramcook ?

 

Voilà la question que plusieurs Acadiens et Acadiennes venu-e-s de partout, se poseront sans doute lors de leur séjour dans notre région à l'occasion du Congrès Mondial Acadien.

 

Imaginons, alors, une abondance de monuments, de plaques et depanneaux explicatifs installés un peu partout dans laValléedeMemramcook dans le but de faire connaître les faits saillants de notre histoire.

 

Pour vous en donner une idée approximative, voici une liste partielle de ces éléments de notre histoire

 

Monument en l'honneur de l'abbé F.-X. Lafrance que le P. Camille Lefebvre a fait élever dans le cimetière, à Saint-Joseph;

 

Monument des Bonnevie, dits Beaumont, que la Société Historique de la Vallée de Memramcook a fait élever il y a deux ans à Beaumont;

 

Monument des pionniers l'état de projet) en l'honneur des premiers acadiens et acadiennes à fonder un village après la dispersion (1766).

 

Eglise de la Montain, détruite par le feu en 1795, sur le site actuel de la croix. Il y eut un cimetière et les restes de plusieurs acadiens et acadiennes y sont encore présents.

 

Collège Saint-Joseph, première institution d'enseignement supérieur en Acadie.

 

Monument Lefebvre, édifice érigé par les anciens du Collège Saint-Joseph, en l'honneur de son fondateur, le P. Camille Lefebvre.

 

Butte à Pétard, située là où se trouve l'ancien couvent des Soeurs de la Sainte-Famille. Le P. Philéas Bourgeois en parle dans sa biographie du P. Lafrance.

 

La première convention nationale acadienne eut lieu à Memramcook, en 1881. Les journaux du temps rapportent que 5,000 personnes s'y sont rendues.

 

L'église actuelle Saint-Thomas-de- Memramcook peut être considérée, à juste titre, comme l'église-mère de toutes les églises d'Acadie, puisque la paroisse Saint-Thomas-de-Memramcook est la plus ancienne des paroisses acadiennes.

 

L'église de Lourdes, un joyau d'architecture presque centenaire, construite par des gens d'ici.

 

Séminaire Saint-Thomas : cette institution d'enseignement a été fondée par le Père F.-X Lafrance et elle a ouvert la voie au Père Lefebvre et au Collège Saint-Joseph.

 

Pont de Gayton, un des rares ponts en bois de la province, construit sur une route historique. A conserver à tout prix.

 

Village des Pierre Michel, fondé avant 1755 par les frères Pierre et Jean Vincent, à l'époque où les Bonnevie fondaient Beaumont. Village renommé pour sa source, la source à Pierre à Michel.

 

Aboîteaux du village des Piau dont parle le P. Philéas Bourgeois dans sa biographie du P. Lafrance.

 

Aboiteaux du village des Boudreau, très anciens eux aussi, et faciles d'accès.

 

Statue du P. Camille Lefebvre, érigée, en 1914, à l'occasion du cinquantième anniversaire de fondation du collège Saint-Joseph.

 

Fondation de la Congrégation des Petites Soeurs de la Sainte-Famille.

 

Fondation de la Congrégation des Religieuses Notre-Dame-du-Sacré-Coeur.

 

Système des parts du marais. Voir texte explicatif dans la biographie du P. Lafrance par Ph. Bourgeois.

 

Villages des cabanes, lesquels ont servi aux acadiens et acadiennes qui se sont cachés lors de la période de la déportation, entre 1755 et 1760. Il en attrait existé au moins trois dans la vallée.

 

Affaire Desbarres : voir livres de Paul Surette. Les Acadiens de la Vallée de Memramcook dans leur lutte pour la conservation de leurs terres.

 

Pont Camille Lefebvre : le pont qui enjambait la rivière Memramcook, entre College-Bridge et Saint-Joseph, s'appelait le pont Lefebvre. Une plaque en bronze, fixée au sommet du pont, attestait ce fait. Qu'est-il advenu de cette plaque ?

 

Fondation du village Bonhomme Gould, devenu village du Bois, puis Lourdes ou Memramcook-est.

 

Fondation de plusieurs villages de la vallée de Memramcook, avant ou après 1755.

 

Les anciennes carrières ou mines (mine de cuivre, mine de sel, carrières de pierre, etc)

 

Les anciennes écoles de nos villages.

 

Les industries (construction de bateaux, agriculture, pêche à l'agate, carrières de pierre, briqueries, manufacture de meubles, moulins à farine, moulins à bois, moulin à laine, boulangeries, cordonnaries, forges, ferblanterie, menuiseries, etc.)

 

Les personnages illustres ( par exemple : . deux acadiens originaires de la Montain qui ont fondé, à Waltam, la Société l'Assomption; Placide Gaudet, généalogiste acadien réputé; Bibiane Gaudet, l'ancêtre des Babé de Memramcook et de Barachois; Sire Pierre-A. Landry, en l'honneur duquel un monument a été érigé au cimetière de Saint-Joseph; Mère Marie-Léonie, bienheureuse, etc....)

 

Anciens noms de villages. Par exemple : (1) Village des Piau, devenu village de l'église, puis village Saint-Joseph; (2) Village des Leplatte, devenu village-d'en-Haut, puis la Montain, puis la Montagne; (3) village des Pierre à Michel, devenu Village des Jospiau, puis village des Belliveau; (4) Village du Bonhomme Gould, devenu Village du Bois, puis Lourdes ou Memramcook-est. etc....

 

Église de Beaumont, déclarée monument provincial.

 

Un de ces projets vous intéresse ? Vous aimeriez faire quelque chose en vue de sa réalisation ? Il y a des gens parmi vos ami-e-s ou votre parenté qui seraient prêt-e-s à collaborer avec vous dans ce sens ? Parlez-en alors avec un ou l'autre représentant-e de la Société Historique de la Vallée de Memramcook. Il ou elle vous dira dans quelle mesure la Société peut vous aider à le réaliser.

 

Donatien Gaudet

 

Souvenirs de Philippe  Dupuis

tels que racontés à Charles a Don LeBlanc

 

Philippe nous parle du chemin du portage qui sépare le village de Lourdes de celui de la Haute Aboujagane

 

Le chemin du portage, je dirais que c'était neuf milles. Lorsqu'ils ont commencé à l'arranger, ils ont mis un 'bulldozer à chaque bout. Il y avait Eric LeBlanc(à Tanis) de ce bout-çi, et un Boudreau d'Aboujagane à l'autre bout. Et il y avait une dizaine d'hommes qui travaillaient à faire les canals, les ponts, etc. Tous les ponts étaient bâtis en bois. Ça a pris deux étés et ça a couté environ trois mille piastres.

Avant ça, il y avait un chemin qui a servi pendant longtemps. Il était plange...il y avait une 'pit' de gravaille tout près. On a halé des milliers de cordes de bois dans ce chemin-là. Avant, il y avait des moulins à bois qui sciaient jusqu'à un million et demi de pieds de bois. On halait le bois au chemin et les gars de Sackville venaient le chercher. Asteur, y halons le bois rond, le pulp, etc.

 

Les gens de Cap-Pelé venaient chercher du foin sil Jim Sherry, à Memramcook. Ils venaient avec leur team le chercher. Memramcook était une place à foin.

 

Le chemin du portage est un chemin 'handy'. Mais on ne l'entretient pas. Tout ce qui manque pour que ce soit un bon chemin, c'est de l'ouvrage. Et puis, c'est un vrai bon 'short-eut'. Pour aller de Memramcook à Port Elgin, on sauve une trentaine de milles..

 

Il y avait deux ou trois familles d'Indiens dans la région. Ils faisaient des manches de hache, des barates, des paniers, etc.

 

En ce qui a trait au chemin, les hommes y ont travaillé à deux piastres par jour, huit heures par jour. Ça a pris deux étés pour finir chaque bout du chemin, entre Memramcook et Aboujagane. Et à deux piastres par jour, j'étais fier de gagner ca.

 

Quand on achetait une douzaine d'oeufs, dans ce temps-là, on payait avec des cents noirs tout usés à force d'être frottés.

 

Il y a un lot de gars d'Aboujagane qui ont marié des filles d'icitte.

 

Je me rappelle que Tom Calhoun voulait avoir tout le bois en arrière, mais les gens d'icitte ont gagné. Ils ont coupé sur la terre à Hickman à un mille et demi du chemin. Dans ce temps-là, il y avait un gros moulin à Calhoun.

 

(Transcription.... Donatien Gaudet)

 

Fondateurs du village de Pointe à l'Ours (College-Bridge)

 

Benjamin Bourgeois, René Landry, Jean Landry, P'tit Jos Dupuis, Pierre-Victor LeBlanc, Louis Allain, Charles LeBlanc, Charlot Saulnier, Jason à Charlot Saulnier et Joseph Breau vinrent ensemble de Pigiguit (Windsor) s'établir

à Memramcook.

 

L'année suivante arrivèrent René Richard et Olivier Boudreau. Sept ans après l'arrivée des premières familles, celles de Simon LeBlanc, Jean Comeau et Pierre LeBlanc s'ajoutèrent.

 

A partir de 1755 en Acadie, selon Placide Gaudet, généalogiste

 

C'est le 29 juillet, 1755 que (...) Lawrence et son conseil (....) décidaient secrètement d'expulser du sol qui les avait vu naître tous les habitants de l'Acadie et de les disperser aux quatre vents du ciel pour s'emparer de leurs terres et de les donner à des colons anglais

 

Ce projet.... fut mis à exécution dans les mois d'octobre et décembre de la même année, mais il n'eut pas le résultat que s'attendaient Lawrence et Shirley.... Sur une population d'environ 18,000, près de 8,000 Acadiens furent déportés dans les colonies anglaises et ailleurs.

 

Un certain nombre put s'échapper .... en se sauvant dans le fond des bois, ou sur le bord des rivièeres et des baies de la côte-nord du Nouveau-Brunswick et du Cap-Breton. Ils vécurent durant nombre d'années dans l'inquiétude et dans la misère.Ces faibles débris,... dont le nombre fut considérablement dlminué par la mortalité... causée par la famine et les privations de tout genre, décidèrent , en 1759, et 1760, sur l'avis de ...l'abbé Manach, à Miramichi, du Père Germain, à la riviere Saint-Jean et ,de l'abbé Maillard, au Cap-Breton, de faire un traité de pacification avec leurs vainqueurs. Lawrence... - accueillit avec une joie féroce ces propositions de paix... il craignait que ces pauvres fugitifs et proscrits errants vinssent reprendre leurs habitations dévastées, à l'automne de 1755, à Chipoudie, Petitcoudiac et Memramcook, par les troupes sous le commandement du major Frye; à Tintamarre, au Lac, à Beauséjour et à la Baie Verte par celles de Moncton et Scott; à la Grande-Prée, Rivière-des-Mines, Rivière-des-Gaspareaux, Rivière-aux-Canards et Cobéguit par celles de Winslow et Osgood; à Pigiguit par celles de Murray, et à Port Royal, par celles de Handfield et Adams.

 

Ordre fut donc donné (par Lawrence) .. d'acquiescer à cette demande et dans le cours du printemps et de l'été de 1760, les Acadiens réfugiés le long de la côte nord du Nouveau-Brunswick se présentèrent à la Baie Verte et au fort Beauséjour, comme il avait été convenu par les articles de soumission signés au fort Beauséjour, le 6 février, 1760. Mais quel ne fut pas leur désappointement et leur désespoir, car en arrivant, ils furent faits prisonniers. Une partie fut envoyée au fort Edouard, à Pigiguit; d'autres furent emmenés à Halifax et à Annapolis; les autres furent détenus captifs aux forts Beauséjour et Lawrence. Le même sort arriva aux Acadiens réfugiés à la rivière Saint-Jean et à l'Île du Cap-Breton.

 

Ce fut au mois d'octobre que mourut Charles Lawrence, encore jeune et célibataire, d'une pnneumonie contractée en dansant, et la gouvernance du pays fut dévolue à Jonathan Belcher, doyen du Conseil.. Celui-ci tenta, en l'été de 1762, un nouveau banissement des Acadiens. Au mois d'août, on en embarqua 700 à Halifax, pour Boston. Mais arrivés au Massachussets, les autorités refusèrent nettement de laisser débarquer cette cargaison humaine, et on fut obligé de la ramener à Halifax. Le 3 novembre, 1762, les articles préliminaires d'un traité de paix entre l'Angleterre, la France et l'Espagne furent signés à Fontainebleau, et le 10 février 1763, un traité définitif fut conclu à Paris. A la suite de la paix, la cour de Londres envoya , en juin 1764, à Montague Wilmot, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, des instructions qui autorisaient les Acadiens francais à s'établir comme colons en prêtant le serment d'allégeance à la couronne d'Angleterre. La lettre arriva à Halifax au mois de septembre et le Conseil nomma un comité pour adopter un plan qui règlerait la question acadienne. Le 22 octobre 1764, le comité présenta au Conseil un projet par lequel on concéderait aux Acadiens, sur prestation du serment d'allégeance, cinquante acres de terre à chaque chef de famille et dix autres arpents à chaque membre de la famille. D'après le calcul du comité, on devait trouver des terres dans divers endroits de la province pour y installer cent soixante cinq familles (165) comprenant neuf cent quatre-vingt dix (990) personnes. Les terres destinées aux Acadiens devaient être éloignées du bord de la mer pour empêcher ceux-ci d'avoir aucun rapport avec les Francais de Saint-Pierre-Miquelon. Le même comité suggérait également quatorze endroits pour y installer les Acadiens. Le but principal dans ce nouvel arrangement était d'englober les Acadiens avec les Anglais, leurs vainqueurs, et de la sorte leur faire perdre, à la longue, leur religion et leur langue. Ce plan rata car les Acadiens ne voulurent pas consentir à ces conditions.

 

Ce chiffre de 165 familles est trop faible de moitié si on veut comprendre par là toute la population acadienne qu'il y avait alors dans le territoire qui forme aujourd'hui les provinces maritimes. Îl est évident que ce nombre ne s'étend qu'aux familles que les Anglais avaient sous la main à Annapolis, Halifax, Windsor et Cumberland, soit captives, soit semi-captives ou à l'état de tolérance depuis plus de quatre ans.

Le 22 mars 1764, il y avait à Halifax et environs, 232 familles acadiennes formant 1056 personnes: au fort Edouard, à Windsor, 77 familles formant 227 personnes; à Annapolis, 23 famllles comprenant 91 personnes, et au fort Cumberland (Beauséjour) 73 familles, formant 488 personnes, soit un total de 405 familles et de 1862 personnes. Ces Acadiens, dit le gouverneur Wilmot dans une lettre du 22 mars 1764, avaient été admis comme prisonniers de guerre d'après l'autorisation du général Amherst qui n'avait pas encore donné d'ordres de les transporter au Canada.

 

Les Acadiens détenus à Halifax et ailleurs commencèerent enfin à se fatiguer de cette longue captivité. Le 12 mai, 1764, une pétition signée par Béloni Roy et 75 autres chefs de famille, tous prisonniers à Halifax, fut présentée au gouverneur Wilmot, le priant de les faire passer en France et ne voulaient reconnaître aucun autre souverain. Wilmot et son conseil décidèrent, après avoir pris cette requête en considération, de jeter dans les fers tous ceux qui avaient pris part à la rédiger et à la présenter, comme coupables de menées perfides, et de vouloir séduire de leur allégeance les sujets de sa Majesté. Ce qui rend cette décision plus extraordinaire, c'est que le Conseil avait déjà décrété, le 27 mars de la même année, de ne pas permettre aux Acadiens de s'établir dans la province sous le prétexte que le pays ne serait en sûreté que par leur entière expulsion. Or, il fallait donc les laisser partir. Cet été là, 150 Acadiens réfugiés à Canseau, quittèrent cette localité et se rendirent à Saint-Pierre-Miquelon. Vers le même temps, plusieurs familles acadiennes déportées à Philadelphie émigrèrent au Cap Français, Îndes Occidentales francaises, ou la mortalité fit de grands ravages dans leurs rangs.

 

Vers la fin de novembre, 1764, les autorités britanniques à Halifax, voyant que les Acadiens refusaient d'accepter le projet émis par le comité, au conseil du 22 octobre, permirent à 600 d'entre eux, y compris des femmes et des enfants, tous captifs à Halifax, de noliser des navires à leurs propres dépens, et de faire voile pour les Îndes Occidentales Françaises. (....)Ces derniers préférèrent aller s'exposer au sort arrivé à leurs compatriotes partis de la Géorgie, de la Caroline et de Philadelphie, pour ces mêmes îles plutôt que d'accepter les conditions du projet énoncé par le Conseil d'Halifax. Ce départ diminua donc de 600 la population acadienne à la capitale de la Nouvelle-Écosse, de sorte qu'il ne restait plus que 451 personnes à la fin de novembre.

 

C'est dans des circonstances aussi défavorables contre les anciens propriétaires du pays d'Évangéline que les Acadiens exilés au Massachussets se mirent en route, à pied et presque sans approvisionnements, au printemps de 1766, pour revenir en Acadie, à travers 550 milles de forêts et de montagnes inhabitées. Lorsque la colonne des proscrits, éclaircie par les fatigues du voyage, atteignlt les bords de la rivièere Petitcodiac, à Coverdale, cinq milles plus haut que la ville de Moncton, ou on arriva à la fin de l'été, il y avait quatre mois qu'ils étaient en route. Là, sur la rive sud de la rivière, ils aperçurent des constructions et des défrichements. C'est en cet endroit isolé qu'un grand nombre d'Acadiens et deux missionnaires jésuites, les Pères Germain et de la Brosse, se réfugièrent à l'automne du grand dérangement et passèrent l'hiver. A l'arrivée de la caravane des captifs revenant de la Nouvelle-Angleterre, il y avait plusieurs familles acadiennes qui y résidaient depuis l'année de l'expulsion. C'est là qu'était le Petitcodiac dont parlent les vieillards d'aujourd'hui.

 

Quelques unes y restèrent même jusqu'à 1800. Ce fut une touchante rencontre que celle des pauvres Acadiens émigrants et exténués de fatigues, avec les amis et les frères qu'ils retrouvaient apres un intervalle de bientôt onze ans. Le sympathique et cordlal accueil que les réfugiés de Petitcodiac firent à leurs amis revenant de l'exil causèrent à ceux-ci un grand mouvement de joie, mais malheureusement 'ils eurent à éprouver un grand serrement de coeur, dit M. Rameau de Saint-Père, quand on leur apprit que, dans le pays de Chignectou, des Mines et de Port-Royal, les habitations avaient été brillées, les terres confisquées et distribuées à leurs persécuteurs

 

Ce grand et pénible voyage qu'ils venaient de faire se trouvait inutile; il n'y avait plus pour eux ni patrimoine, ni patrie, et cette décourageante nouvelle, la plupart se sentirent abattus; ils étaient au bout de leurs forces et ne cherchant pas à pousser

 

36plus avant, ils demeurèrent au lieu même où la Providence venait de les conduire. Cent vingt famllles environ s'installèrent donc au milieu des Acadiens de Petitcodiac, dans l'espoir d'y former de nouveaux établissements.

 

Cependant, un certain nombre ne put se résoudre à croire que tout fut perdu et qu'ils fussent ainsi dépouillésans aucun espoir de ces riches terres conquises autrefois sur la mer par l'industrie de leurs aïeux. Cinquante à soixante familles reprirent de nouveau leur route, hommes femmes et enfants; ils contournèrent le fond de l'ancienne baie Française, devenue Baie Fundy; ils visitèrent successivement Beaubassin, Pigiguid, les Mines; mais Beaubassin s'appelait Amherst, Cobequid avait pris le nom de Truro, Pigiguid celui de Windsor, et les Mines, celui de Horton. Tout était changé! Noms anglais, villages anglais, habitants anglais.. Partout ou ils se présentaient, ils semblaient des revenants d'un autre âge; personne, depuis longtemps, ne songeait plus à eux.

 

Les malheureux se traînaient de village en village, harassés par la fatigue et par un désespoir qui s'accroissaient à chaque étape. La dernière fut Port-Royal (Annapolis), ou ils furent encore plus mal recus qu'ailleurs; la population anglaise s'y trouvait plus ancienne et plus forte; il y avait une petite garnison et les envahisseurs s'y sentaient plus chez-eux et plus fortement assis.

 

Tard à l'automne de la même année (1766), une trentaine d'Acadiens formant une dizaine de familles, à la tête desquelles étaient les d'Entremont, quittèrent Salem, Mass, sur un navire qu'lls avaient eux-mêmes construit, avec l'intention d'aller s'établir dans la provlnce de Québec. La saison avancée les força à hiverner sur les côtes de l'est de la Nouvelle-Écosse. Durant l'hiver, l'un des d'Entremont (Bénoni) se rendit à Halifax. Le gouverneur qui connaissait, au moins par l'histoire, la famille d'Entremont'lui demanda ou il allait, lui et les siens. -- `En Canada, pour y suivre la religion' répondit-il. -- 'Restez ici, reprit le gouverneur. Établissez-vous sur la côte que vous choisirez et je vous promets de vous faire venir, une fois par an, un  prêtre canadien.' Les d'Entremont choisirent Poubomcou (Pubnico) qui avait appartenu à leurs ancêtres, au Cap Sable, dans le comté de Yarmouth, et s'y fixèerent en 1767. Les Amirault, les Belliveau et les Duon partis de Salem avec eux s'établirent en la même localité, tandis que les LeBlanc, les Mius et une famille d'Amirault allèrent à Ste-Anne du Ruisseau. Le bas de la rivière Tousquet fut aussi établi vers le même temps.

 

Le 5 octobre, 1767, il se trouvait à avoir dans le district d'Argyle, mieux connu sous le nom du Cap de Sable, dix-huit familles acadiennes revenues de l'exil qui présentèrent une requête au gouvernement demandant des terres pour former un établissement. Le 8 du même mois, le gouvernement accorda aux Acadiens établis à Pubnico un permis d'occuper des terres, mais il ne lui en concéda le titre foncier qu'en 1771. Michael Franklin, lieutenant-gouverneur de la province, avait engagé les d'Entremont à rester au pays et on vit que lui et son conseil se prêtèrent de bonne grâce à leur accorder des permis d'occuper des terres à Pubnico.

 

Mais les Acadlens de Pubnico ne furent pas les seuls à demander au gouvernement de leur donner des terres pour s'établir. En effet, le 23 décembre 1767, une autre requête de la part des familles acadiennes demeurant à Annapolis et Windsor est présentée au gouverneur en conseil. Les pétitionnaires offrent de prêter serment d'allégeance et demandent des terres pour s'y installer. Ce sont ceux qu'on aavait tenus quatre à cinq ans captifs à Windsor et Annapolis, et dont le nombre avait été grossi par le retour de ceux qui revinrent de l'exil en 1766.

(à suivre         )