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La Soci�t� Historique de la Vall�e de Memramcook

 

Vol. 2 no1, ao�t, 1988

 

La Croix de la Montain

 

Comme certaines personnes de la r�gions et surtout nos jeune connaissent peu de d�tails au sujet de cette croix; il nous a paru important de profiter de notre journal pour donner quelques reseignements sur le sujet.Il faut bien dire tout de suite que nous n�avons pas l�intention de pouvoir donner une r�ponse � toutes les questions, � savoir, par exemple, les dimensions de la croix, son co�t original, etc.

 

Ainsi, �la Croix fut �rig�e en 1906 sous la direction de Sylvain (cook) Gaudet et install�e par feu Marcel D. LeBlanc et Emile S. L�ger.Cette croix fut forg�e et assembl�e � l�atelier de M. Gaudet�.(1) C�est Emile � Sylvain L�ger �qui a fait la croix de la Montain�.(2) Les instigateurs de ce projet furent le cur� d�alors le R�v. p�re A. Roy, c. s. c. et le syndi local feu Sylvain T. L�ger�. (3)

 

�En souvenir de l�ann�e du bicentenaire 1955 (de la d�portation), la Succursale Lefebvre de la Soci�t� l�Assomption locale et le cur� actuel, le R�v. p�re Arcade Goguen, c.s.c. prirent l�initiative de faire illuminer d�un syst�me n�on cette croix comm�morative�.(4)

 

Nous savons que le p�re Lefebvre avait d�j� �rig� une croix en c�dre �avant 1880".(5) Selon M. Vital Gaudet, �une autre croix aurait �t� install�e durant le stage des cur�s LaFrance ou Gauvreau.Celle-ci gisait sur le sol en 1873". (6)

 

On dit que la croix actuelle serait situ�e dans le cimeti�re.En plus, selon �la tradition, 92 personnes furent inhum�es dans ce lieu sacr�.Vers 1804 ou 1814 dix-huit d�pouilles furent exhum�es et d�pos�es au nouveau cimeti�re�.(7) A un certain temps , une cl�ture en indiquait l�emplacement.

 

Notes

 

1.Vital Gaudet, �Notes sur les origines de Memramcook� Soci�t� historique acadienne, deuxi�me cahier, 1962, pp.52-53

 

2.MEMRAMCOOK: Initiation historique, la Soci�t� de la Vall�e de Memramcook, p. 53.

 

3.Vital Gaudet, �Notes sur les origines de Memramcook�, Soci�t� historique acadienne, deuxi�me cahier, 1962, pp. 52-53.

 

4.Ibid.;5.Ibid.;6.Ibid.;�� 7.Ibid.

 

Mot du pr�sident

 

Il me fait plaisir de pouvoir vous informer, gr�ce� notre journal, du traavail accompli par la Soci�t� historique de la Vall�e de Memramcook depuis quelques ann�es et aussi de vous pr�senter les projets que nous esp�rons r�aliser durant l�ann�e �88 Gr�ce � des octrois des gouvernements, � des dons d�organismes de la r�gion et au travail de certaines personnes, nous avons r�ussi � publier deux livres: Memramcook-initiation historique, par un groupe d��tudiants, et Memramcooke, Petcoudiac et la Reconstruction de l�Acadie, par Paul Surette.Aussi, nous avons parrain� quelques lancements de livres, tels que Sir Pierre-Amand Landry, par Margaret Stanley, et Z�lika � Cochon Vert, par Laurier Melanson.

 

Durant plusieurs ann�es, la Soci�t� historique a consacr� beaucoup de temps et d��nergie en vue de la conservation du Monument Lefebvre et de son utilisation, quand on pense seulement aux multiples d�marches faites aupr�s de Parc Canada.L�automne pass�, nous avons contribu� financi�rement � l�achat d�une plaque en bronze qui fut plac�e en avant de l�Institut et dont le d�voilement eut lieu le 22 octobre.Elle rappelle le bicentenaire (1955) de la dispersion des Acadiens.

 

Je dois dire que vous n�avez l� qu�un aper�u g�n�ral de ce qui a �t� fait depuis un certain temps dans la r�gion de Memramcook.

 

En relisant les premiers num�ros de notre journal, soit �79 et �80, j�ai constat� que la Soci�t� historique a r�alis� en partie les objectifs qu�elle s��tait donn�s lors de sa fondation, � savoir sauvegarder le Monument Lefebvre et faire conna�tre l�histoire de notre r�gion.Eh bien, on peut sde demander aujourd�hui ce que serait devenu le Monument Lefebvre sans la vigilence de notre Soci�t�.Pr�sentement la Soci�t� historique est repr�sent�e par deux membres, soit Bertholet Charron et moi-m�me, � la Soci�t� du Monument Lefebvre Inc; laquelle est pr�sid�e par Madame Muriel Roy.Nous avons assist� � plusieurs r�unions d�j�.La derni�re a eu lieu au d�but de juin � l�Institut avec de hauts repr�sentants de diff�rents minist�res.Selon les explications donn�es, nous pourrons �tre fiers du Monument un jour lorsque tout aura �t� fait.

 

Parmi nos projets, il y en a un qui nous pr�occupe le plus,� savoir l�ach�vement du deuxi�me volume sur l�histoire de Memramcook.Nous aurions besoin de 6 000,00$ pour terminer le projet.Nous avons sollicit� plusieurs organismes de la r�gions, mais les sommes promises ne pourront suffire.Aussi, depuis un certain temps, nous parlons d��riger un monument avec plaque en bronze en l�honneur des premiers Acadiens de la r�gion.Ce projet devrait �tre r�alis� au courant de l�ann�e.En plus, nous suivons de tr�s pr�s le travail qui s�est fait et qui va se faire au sujet de la primi�re chapelle qui aurait pu �tre construite vers les ann�es 1730-1740 � la Pointe-aux-Boulots, non loin de l�ancien pout de Rockland.A ce sujet, nous avons un document pr�par� par les historiens et les arch�ologues du Minist�re du Tourisme, des Loisirs et du Patrimoine.On peut y trouver des renseignements sur des fouilles qui ont �t� faites en 1985.Nous vous donnerons plus de d�tails dans le prochain journal.

 

Enfin, je repr�sente la Soci�t� historique � un comit� qui regroupe toutes les soci�t�s historiques francophones du Nouveau-Brunswick et qui a comme objectif l��rection d�un monument en l�honneur des Acadiens qui s��taient r�fugi�s � la Pointe-�-Wilson, tout pr�s du parc Enclosure, non loin de newcastle.Pr�s de 800 Acadiens seraient morts durant les hivers 1756-1757 sur un total possible de 3500.Plusieurs de nos anc�tres sont pass�s par ce camp appel� le �Camp de l�Esp�rance�.Ils s��taient cach�s l� durant la dispersion.Nous avons � ce sujet un document de plusieurs pages.J�esp�re que nous pourrons vous donner plus de d�tails plus tard.Nous avons eu trois r�unions � Newcastle.Le 13 f�vrier, nous avons rencontr� � Fredericton, lors d�un banquet, le Ministre Roland Beaulieu qui nous a adress� la parole.Chaque soci�t� a pr�sent� un rapport de ses activit�s et de ses projets futurs.

 

A titre de pr�sidents, je souhaiterais que notre Soci�t� s�enrichisse de quelque membres de plus en �88.Les seules qualifications exig�es, c�est que vous soyez int�ress�-e-s � l�histoire de notre r�gion.Vite, rejoignez-nous!

 

Edmond Babineau, pr�sident

La Soci�t� historique de la Vall�e de Memramcook

 

Ruisseau des Cabanes

 

Texte tir� de Vie de l�abb� Lafrance, R�v.Ph.-F.Bourgeois, ptre, c.s.c. p. 72

 

A Memramcook-Est, envirion un mille au-dessous de l��glise de Notre-Dame-de-Lourdes, en droite ligne entre cette derni�re �glise et celle de Saint-Thomas de Memramcook, sur la terre de feu Anselme Landry, on voit, dans un ravin, le site historique des cabanes.

 

La traditions raconte que, imm�diatement apr�s la capitulation de Beaus�jour, en 1755, douze familles de Beaubassin se r�fugi�rent en cet endroit isol�.Neuf cabanes y furent construites.Les r�fugi�s se rendaient, en canot, � une courte distance de ce ravin par la rivi�re d�abord, puis par le lac qui �tait plus large et plus profond qu�aujourd'hui.

 

Comme toute cette r�gion n��tait pas encore d�frich�e, ni habit�e, cette retaite offrait, au moins pour quelque temps, une assez bonne s�ret�.Les douze familles y demeur�rent dix-huit mois d�o� elles partirent pour aller s��tablir � Sh�diac ou plus au nord.

 

En aval du site des cabanes, sur la terre de Vital Saulnier, pr�s d�un petit cours d�eau qui se d�charge dans le Ruisseau-des-Cabanes lequel, � son tour, conduit ses eaux dans le lac, il y a plusieurs pierres qui portent de vieilles inscriptions assez difficiles � d�chiffrer.Sur une de ces pierres on voit les caract�res ou signes suivants:

 

Sur une autre, on distingue ce qui suit:

T. A./� 100 V /. � 4.������������������������������������������� N E. . . . . . 50

10��������������������������������������������������������������� E. V. B.

��������������������������������������������������������������������������������� 100

��������������������������������������������������������������������������������� V

 

Directeurs de choeur de chant

 

Voici un r�sum� des directeurs de chant de la paroisse de Memramcooke entre 1862 et 1867.

 

On pense que c�est vers les ann�es 1862, que Honor� Cormier de l�Anse-aux-Cormier a organis� dans al paroisse St-Thomas de Memramcook un choeur de chant.Celui-ci a fait des �tudes pendant deux ans, au coll�ge de Sainte-Anne-de-la-Pacati�re au Qu�bec.Revenu par ici, il fonda un choeur et chanta une messe, probablement la Messe Royale �Plein chant� et, d�apr�s certains �crits, ce fut un �v�nement �sensationnel�.

 

Son sucesseur seraint un qu�becois du nom de Ringuette.Vers les ann�es 1874 lui succ�da le p�re Arsenault, un Saint-Croix, c.s.c., en 1890.Par apr�s, il est devenu un p�re s�culier.

 

Vers les ann�es 1900, Jude LeBlanc �tait directeur et chantait les messes du matin.Il marchait de La Montain � l��glise.Ensuite vers les ann�es 1910 �1920, c�est Sifroi Gaudet de McGinley, qui dirigeait le choeur de chant.Un �crit du journal l�Evang�line se lit comme suit: �1915, Sifroi Gaudet dirige le choeur paroissial de Memramcook pour la messe de minuit.La messe Bordelaise et Magnus Dominus �tait au programme.�

 

En 1920 il fut remplac� par Narcisse LEBlanc, de 1920 �1922.De 1922 �1929, c�est Edmond Gaudet qui dirigea le choeur de chant.Celui-ci dou� musicalement dirigea un orchestre, une fanfare, en plus de jouer du violon pour des solos � l��glise.Alfred LeBlanc, le fr�re de Narcisse, dirigea de 1929 � 1940.

 

Donatien Gaudet dirigea une ann�e, 1940-1941.Ensuite on se partagea la t�che entre Alderic Belliveau et Lucien l�ger.Ce dernier fut remplac� par son fils Lorenzo L�ger en 1943.C�est lui qui introduisit le chant gr�gorien, avec l�aide du p�re Quenneville, c.s.c.Il dirigea jusqu�en 1946.De 1946-1947, Lucien L�ger.Lorenzo reprit de 1947-1957.Le fr�re de ce dernier, Charles-Auguste L�ger, dirigea la chorale de 1957 � 1966.Guy L�ger, en 1967-1968.

 

Ensuite ce fut le p�re Emery Brien, c.s.c., vicaire � la paroisse, qui s�occupa de la chorale de 1968 � 1979.Il fonda un groupe rythm� compos� de dix chanteurs et quatre musiciens, qui chantait la messe du samedi soir.Ces chants furent mis sur deux disques, �Aube Nouvelle� et �Merveilleux�.Ce groupe exista pendant une dizaines d�ann�es.

 

Apr�s avoir toujours eu des hommes comme directeurs, voil� enfin une femme qui prend la rel�ve.C�est G�raldine Cormier qui dirigea de 1980 �1984.L�ann� 1983 elle partagea la t�che avec Charles LeBlanc.

 

Les trois ann�es suivantes: 1985, Charles-Auguste L�ger; 1986, G�raldine Cormier; 1987, Alban L�ger.

 

(Recherche par Charles-A. L�ger)

 

Qu�elle �tait belle la Vall�e!

 

--Arr�te!Arr�te que je te dis!C�est l� que je restais.

--En es-tu s�r?

--B�en j�croirais.I guess so.C�est l� que mon d�funt p�re et ma d�funte m�re restaient...Que Dieu les garde!(Au nom du P�re, du Fils et du Saint-Esprit, Ainsi-soit-il.)

--Ouais...Ouais...J�les connaissais?

--B�en j�croirais.Ferdinand � Jos � Rapha�l, c�est mon p�re.Agn�s � Fran�ois �Anselme, c�est ma m�re.

--Ouais...Ouais...

--Ma m�re, c�est la soeur de Tante Salom�.

--Salom�!Ta tante am�ricaine qui reste � Waltham?

--Yes sir!Elle a �t� aux Etats en 1930.Elle a travaill� � Waltham.Jamais mari�e...rest�e vieille fille.

--Ouais...Ouais...

--Ah!Elle reste encore aux Etats.J�crois b�en qu�a y restera jusqu�� la fin de ses jours.

--Ouais...Ouais...!Vieille fille...Ouais...B�en riche!J�pense b�en!Jamais mari�e... Ouais...Elle vient vous voir, des fois?

--Elle aimerait b�en �a, mais elle est pas b�en.Elle perd le ballant.La t�te lui vire. C�est plus une jeune poulette....You know...

--B�en!B�en.Elle a pas pu venir cette fois icitte.Elle �a pas de bons rognons.Ses poumons �sont pas le �djable� non plus.Ah!b�en, �a passe la vie! �a passe vite! �a passe vite!Ah! Well!Comme je disais, c�est l� que mes vieux parents vivaient.Les souvenirs...�a fait jongler...

 

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C�est ainsi que nos deux �Am�ricains� de Memramcook, arriv�s � Lourdes par une belle apr�s-midi de juillet l�an pass�, ont eu le premier choc de leur vie quand ils se sont trouv�s face � face devant le �progr�s� qu�ont apport� les gens de la Vall�e.

 

Cinquante ans plus t�t, en 1937, Pierre � Ferdinand � Jos � Rapha�l quittait la belle Vall�e de Memramcook et s�exilait aux Etats (comme on disait � l��poque) avec son ami Willie � J�rome � Manuel.A Waltham, ils ont rencontr� deux jeunes filles, originaires de Pr� d�en Haut, qui travaillaient dans les usines pr�s de Boston.Ils se sont courtis�s, et le mariage n�a pas tard�.Et les enfants n�ont pas tard� � venir non plus!

 

********************

 

--Eh!Willie!On �peut pas rester icitte.Le monde va se demander qu�est-ce qu�on fait icitte, avec notre Ford des Etats, arr�t�s sur le bord du chemin.

--Ouais...Ouais...Pierre, tu as raison.Good God!Tu as vu les maisons icitte?H�!C�est pas des �peanuts� comme on dit aux Etats.Des �bungalows�, des �ranchstyle houses�, on se croirait quasiment en �Florine�.

--For sure...I mean...Les gens sont fiers icitte.Ils ont toujours �t� comme �a au Village du Bois.

--Quoi? Village du Bois? Je croyais que c��tait Lourdes.

--Village du Bois...Lourdes...C�est toute la m�me chose!You know what I mean...C�est grand la Vall�e de Memramcook!On peut quasiment voir les �mountains� du comt� d�Albert quand on se trouve juch�s icitte, sur les hauteurs de Lourdes, comme tu dis.

--Quel beau panorama!Je me sens tout �mu.Je peux voir � perte de vue.L�, en ligne droite � partir d�icitte, c�est le clocher de l��glise Saint-Thomas.Aussi, le chemin du maris droit comme une fl�che.

--b�en! B�en!Tu r�ves comme un po�te, mon cher Pierre.Tu es au Village du Bois et pas aux Etats...You know.Yeah!Cone on...Regarde l�.L�...C�est le cur�.Non?L�, pas loin de la grotte.

--Ouais...Ouais...Tu as raison.C�est b�en le P�re Cur�.Oh�!P�re cur�!

--Ah!Bonjour!Des Am�ricains?Non?Oui, C�est �a.C�est moi le P�re Cur�.Vous me connaissez?

--Not really, but...On sait qui vous �tes.Ma soeur du Lac me parle souvent de vous et de la chorale.

--Vraiment?Qui �tes-vous?

--Moi, je m�appelle Pierre � Ferdinand � Jos � Rapha�l.Et mon �chum�, Willie � J�rome � Manuel.On arrive des Etats.Nos femmes sont rest�est aux Etats, mais elles vont venir nous rejoindre la semaine prochaine.

--Vous �tes fatigu�s.Vous arrivez de Waltham.�a vous dirait de venir faire un tur du presbyt�re?L�, il ne fait pas trop chaud.La brise de la Vall�e va bient�t arriver.

--Well, thank you...but...Mon fr�re Eustache et sa femme Philom�ne nous attendent.On est press�s.B�en, on reviendra.C�est promis.Mon fr�re Eustache reste au Lac.On leur a dit qu�on serait l� � 6 heures.Mais avant �a, j�aimerais b�en d�aller faire un tour � l��glise.

--D�accord!D�accord!

--Pardon?What?...

--Allons-y tout de suite.La porte de la sacristie est ouverte.

--Ah!B�en!Merci b�en, mon P�re.

(Les �Am�ricains� entrent dans la sacristie et le cur� les dirige vers la porte qui m�ne au sanctuaire de l��glise.Apr�s quelques instants...silence...Nos �Am�ricains� sont l�, debout, saisis, comme s�ils voyaient des petits hommes verts de la plan�te Mars.)

--Willie, look!My God!What�s going on?...What a change!...Je suis perdu.Je �comprends plus rien.O� est l�autel?Le grand autel?La sainte table?Les autels des c�t�s?La chaise?Le cur� pourra plus monter en chaise?

--Ouais...Ouais...Well! Well!I�ll be darn!Mon grand-p�re avait travaill� icitte il y a b�en longtemps.Il m�a racont� toute l�histoire de l��glise.For Pete�s sake...Ils ont tout d�fait l��glise...Je �comprends plus rien...Really...What a change!...

--C�est que...Bien...Voil�...Vraiment...On a fait la m�me chose partout...� l��gliseSaint-Thomas, c�est pire que �a.Vous irez faire un tour et vous verrez bien pour vous-m�mes.

--Ah!B�en.Je peux pas croire.C��tait si beau avant.Well!...Well!...Well!...Qui a fait �a?

--Bien... Vraiment...Enfin...

--Ouais...Ouais...Really different.Yeah.That�s it!Different.

--Le renouveau liturgique a fait beaucoup de choses...peut-�tre trop vite...Enfin...Vraiment...Je pense.Vatican II a amen� beaucoup de changements.C�est �a.

--Le Vatican?�a n�a rien � voir avec �a icitte, � Lourdes.For God�s sake-- I�m all mixed up.Je peux pas croire.Je su� tout �boulox�.Je peux pas croire...

--Aux Etats, on n�a rien touch� dans les �glises...quasiment rien pour dire.That�s progress, I think.

--Enfin...On a fait la m�me chose partout.Le comit� liturgique, je crois bien.

--Well!Well!Si mon p�re voyait �a!Ferdinand � Jos � Rapha�l.Il retomberait mort!Aussi s�r que �a!Well!Well!Well!�� �a me fait trop mal.Viens Willie!Viens!�� On va voir mon fr�re Eustache.Il nous attend...On va d�valer � Saint-Joseph demain... B�en, merci b�en, P�re cur�, vous �tes b�en �nice�...A la royure...

--Bien, salut.Je vous reverrai �la messe dimanche.Vous allez venir, non?

--Ah!Ouais... c�est s�r.On y sera.A la royure.

 

(N.B.A suivre au prochain num�ro.Nos deux �Am�ricains� de Memramcook vont se rendre � l��glise Saint-Thomas � Saint-Joseph.)

 

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UN MONUMENT AUX PREMIERS COLONS DE MEMRAMCOOK

apr�s la d�portation

 

Pendant une �poque o� ce fut tr�s difficile, voire dangereux, pour les Acadiens de revenir sur leurs anciennes terres de marais, certains surent le faire � Memramcook pour former la plus grande et importante communaut� acadienne d�alors.Des colons du lieu all�rent par apr�s fonder la majorit� des villages de la c�te du golfe du Saint-Laurent, Richibouctou et Bouctoutche notamment.

 

L�importance historique de Memramcook est insigne.Pourquoi n�y a-t-il pas de monument pour l�affirmer � tous, habitants et visiteurs?

 

La Soci�t� historique de Memramcook entreprend justement le projet d��riger un tel monument et fait donc appel � tous les habitants natifs de la r�gion.Ceux et celles qui s�int�ressent � ce projet peuvnet y contribuer financi�rement ou nous faire part de leurs id�es, soit par �crit ou lors d�une des prochaines r�unions de la Soci�t�.

 

Pour de plus amples informations, veuillez vous adresser � la Soci�t� historique de Memramcook, a/s de Charles-Auguste L�ger, Saint-Joseph, N.-B.E0A 2Y0.

 

Paul Surette

 

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Merci deux fois...

��������� Nous voulons remercier Madame B�atrice Boudreau pour le travail et le temps qu�elle a mis � la r�alisation de notre journal.Aussi un merci sp�cial aux g�n�reux commanditaires.Sans leurs contributions mon�taires, il nous aurait �t� impossible de faire la distribution gratuite de mille copies du journal.

Le conseil d�administration

 

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Gr�ce � vos dons, nous pouvons distribuer gratuitement 1000 copies de notre journal historique.Encore une fois, merci �: La Caisse Populaire de Memramcook, l�Institut de Memramcook, les Dames d�Acadie, Thomas Gaudet Asssurance, Magasin du Coin (Metro), Dupuis Home Hardware, Magasin Save Easy, Magasin Boudreau et Imprimerie MINI Printing (Moncton).

 

La famille BREAU

 

Le 27 ao�t 1987, JOSH BREAU, de Memramcook, c�l�brait son 105i�me anniversaire de naissance, entour� d�un grand nombre de parents, d�amis et de voisins.Sa �petite soeur� Jos�phine, ag�e de 97 ans, et son �jeune fr�re� Johnny, 91, �taient de la f�te.La fille de Josh, Clara, ag�e de 84 ans, �tait aussi venue c�l�brer la f�te de son p�re.

 

Nous avons pens� que l�arbre g�n�alogique de Josh serait peut-�tre � propos.Nous vous le pr�sentons ici.

 

1- VINCENT BROT, n� en 1631, originaire de La Chauss�e, pr�s de Loudun, d�partement de la Vienne, France ; arriv� en Acadie (� Port-Royal) vers 1652.En 1661, � l��ge de 30 ans, il �pouse Marie Bourg (Bourque), �g�e de 15 ans, dont les parents, Antoine Bourg et Antoinette Landry, �taient arriv�s en Acadie de France en 1642.

 

Un recensement le 5 novembre 1671 nous fournit l�information suivante:

 

Vincent Brot, agriculteur, �g� 40 ans, et sa femme, Marie Bourg, �g�e 26 ans.Enfants: quatre-Marie, 9; Antoine, 5; Marguerite, 3; et Pierre, 1 an.B�tail: 9, et 7 brebis.Terre en cultivation: 4 acres.

 

Enfants de Vincent Brot et de Marie Bourg:

 

��������� Marie, n�e 1662�������� ��Anne, n�e 1672����������� Jeanne, n�e 1680

��������� Antoine, n� 1666��������� Fran�ois, n� 1674������� Ren�, n� 1683

��������� Marguerite, n�e 1668��� **Jean, n� 1675��������� Susanne, n�e 1685

��������� Pierre, n� 1670������������ Marie, n�e 1677

 

Vincent Brot est d�c�d� � Port-Royal en 1686, � l��ge de 55 ans; sa veuve, Marie, est d�c�d�e en 1730, � l��ge de 84 ans.

 

2- JEAN BROT, n� en 1675, fils de Vincent Brot et de Marie Bourg, mari� en 1699 � Anne Chiasson fille de Gabriel Chiasson et de Marie Savoie, de Beaubassin.Ils se sont �tablis � Port-Royal, o� Jean est d�c�d� le 17 avril 1751, � l��ge de 76 ans.

 

Bien que Jean soit d�c�d� quatre ans avant la d�portation de 1755, certains de ses enfants ont �t� d�port�s:Pierre, n� en 1712, et Simon, n� en 1718, furent d�port�s au Massachusetts, alors qu�Antoine, n� en 1717, fut d�port� au Connecticut, s�est par la suite �tabli au Qu�bec.

 

Enfants de Jean Brot et d�Anne Chiasson:

 

��������� Marie, n�e 1700���������� Jeanne, n�e 1709���� Marguerite, n�e 1716

��������� Jean-Baptiste, n� 1703 Pierre, n� 1712������� Antoine, n� 1717

������ **Ambroise, n� 1705����� Anne, n�e 1713������ Simon, n� 1718

 

Le fr�re de Jean, Antoine (n� 1666, mari� en 1687 � Port-Royal � Marguerite Babin) et son fils Charles (de Pisiguit, mari� � Claire Trahan), furent faits prisonniers par les Anglais le 5 septembre 1755, puis intern�s dans le Fort Edward, � Windsor,N.E. et le mois suivant ils furent embarqu�s � bord l�un de ces navires, soit le Sloop Ranger ou le Dolphin, et firent voile au Bassin des Mines le 27 octobre 1755, � destination du Maryland, aux E.U.

 

3.AMBROISE BORT, n� � Port-Royal en 1705, fils de jean Brot et d�Anne Chiasson; mari� � port-Royal le 29 octobre 1726 � Marie Michel, � Chipoudie, devint ensuite l�un des premiers colons et pionniers de N�guac, N.-B., en 1760.

 

Enfants d�Ambroise Brot et de Marie Michel:

 

**Joseph, n� 1727����������� Athanase, n� 1733������� Victor, n� 1750

Marie-Josephe, n�e 1729�� Paul, n� 1741�������������� Anselme, n� 1753

 

Ambroise et la plupart des membres de sa famille ont �chapp� � la d�portation en se cachant d ans les bois dans la r�gion de Beaus�jour et � filer l�est de notre province actuelle du Nouveau-Brunswick, jusqu�en 1763, quelque huit ann�es.

 

Cependant, Athanase, le fils d�Ambroise, mari� � Marie LeBlanc, habitait Saint-Jacques de Cabahannocer, en Louisiane, en 1766, avec deux enfants : Joseph, 3 ans, et Anastasie, un an.Puis, en 1769 il est enregistr� comme �habitant le Lot No. 22, sur la rive est de la rivi�re du Mississippi (en Louisianne), avec un troisi�me enfant, Marie, n�e en 1768".Il y est encore en 1777, avec deux autres enfants, Anne, n�e en 1772, et Paul, n� en 1775.

 

4. JOSEPH BREAUX, n� en 1727, � Port-Royal, �tabli � Chipoudie, N.-B., avec ses parents en 1730.En 1760 il �pouse Marie-Blanche Boudreau.Le m�nage s��tablit � Richibouctou, N.-B.Joseph est d�c�d� � Memramcook, o� la famille s��tait enfuie lors de la d�portation.Il est d�c�d� le 20 mai 1811, � l��ge de 84 ans.

 

Enfants de Joseph Breaux et de Marie-Blanche Boudreau:

 

Euph�mie-Anastasie, n�e 1761������ Prudence, n�e vers 1774

Agapit-Firmin, n� 1764����������������� Marguerite, n�e vers 1775

Marie-Marthe, n�e 1767��������������� Adelaide, n�e vers 1776

H�l�ne, n�e 1770�������������� ������������Modeste, n�e vers 1777

**Joachim, n� vers 1772��������������� Natalie, n�e vers 1780

Marie, n�e vers 1773

 

Joseph Breaux a donn� son nom au Ruisseau-des-Breaux (Breau�s Creek), � Memramcook, o� il demeurait.

 

5. JOACHIM BREAUX, n� � Richibouctou, N.-B., en 1772, fils de Joseph Breaux et de Marie-Blanche Boudreau.Le 10 avril 1809, � Richibouctou, il �pouse Victoire Blanchard, fille de Joseph et de Marie Henri, du Village d�Aldouane.Victoire est d�c�d�e � Memramcook le 16 janvier 1859, � l��ge de 70 ans; Joachim est d�c�d� au m�me endroit le 13 janvier 1864, � l��ge de 77 ans.

 

Enfants de Joachim Breau et de Victoire Blanchard:

 

Joseph, n� 1810���������� Marie, n�e 1815������ Rosalie, n�e 1823

Andr�, n� 1811����������� Pierre, n� 1819�������� Natalie, n�e 1829

**Dominique, n� 1812

 

6.DOMINIQUE BREAU, n� � Memramcook le 31 d�cembre 1812, fils de Joachim Breau et de Victoire Blanchard.Le 22 septembre 1834 il �pouse Fran�oise H�bert, n�e � T�diche, N.-B., le 11 septembre 1813, fille de jumelle de Joseph H�bert de sa premi�re femme, Victoire LeBlanc.

 

Enfants de Dominique Breau et de Fran�oise H�bert:

 

**Olivier Anne, n�e 1849David, b 1858

Vital Joachim, n� 1835���� Thadd�e, n� 1870

Victoire, b 1837Sylvie, n�e 1852������� Paul, n� 1868

Thadd�e, n� 1846David, b 1854

 

7. OLIVIER BREAU, n� � Memramcook, fils de Dominique Breau et de Fran�oise H�bert; le 19 juillet 1875, � Memramcook, il �pouse Sylvie LeBlanc, n�e le 20 mai 1854, fille jumelle de Laurent LeBlanc et de Lucie DesBarres, de Menoudie, N.-E.Olivier est d�c�d� � memramcook le 15 janvier 1920; Sylvie le 16 mars de la m�me ann�e.

 

Enfants d�Olivier Breau et de Sylvie LeBlanc:

 

Joseph-Alph�e, n� 1878����������������� Elizabeth-Ism�rie, n�e 1892

Clarisse, n�e 1881�������������������������� Marie-Anne-Bels�m�e, n�e 1892

Joachim (Josh), n� 1882����������������� Alfred, n� 1893

Alph�e, n� 1885����������������������������� Fran�oise, n�e 1894

H�l�ne, n�e 1886������������������� ���������Jean, n� 1896

Paul, n� 1888��������������������������������� Fran�ois, n� 1897

Jos�phine, n�e 1890����������������������� R�gina-Lucie, n�e 1879

 

8.JOACHIM (JOSH) BREAU, n� 27 ao�t 1882, fils d�Olivier Breau et de Sylvie LeBlanc, mari� � memramcook le 19 octobre 1903 � Josephine LeBlanc, fille de Dosith�e LeBlanc et de Ausithe LeBlanc, aussi de Memramcook.

 

Enfants de Josh Breau et de Jos�phine LeBlanc:

Clarisse�������� Alph�e����������������� Adolphe�������� Willie

L�o����������� ���Kenneth��������������� Arthur����������� Emma

Adrien���������� Olivier����������������� Sylvie������������ Antoine

Dosith�e

 

Recherche faite par B�atrice Boudreau

 

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PREMIER HABITANTS A MEMRAMCOOK

apr�s la d�portation

 

�Six chefs de famille vienrent s��tablir en bas du coll�ge sur un rayon d�environ de deux cents pas.

 

Ces premiers colons permanents � Memramcook apr�s le trait� de paris sont:

 

Pierrot � Pitre Gaudet, � de Marie-Madeleine Aucoin;

Jean � Pitre Gaudet, son fr�re;

Bonaventure LeBlanc, �poux de Rosalie Belliveau;

Joseph LeBlanc, �poux de Agn�s Belliveau;

Charlitte LeBlanc, �poux de Th�otiste Belliveau, et

Joseph Granger dit don Jacques, �poux de Marie-Madeleine Gaudet, fille de Pierrot � Pitre Gaudet.

Bonaventure, Joseph et Charlitte LeBlanc sont fr�res, mari�s � trois soeurs.Ces six familles avant de venir s��tablir � Memramcook avaient s�journ� sept � huit ans � Beaus�jour et � Pigiquit�.

 

-Notes de Placide Gaudet-1. 28-6 C.E.A. Univ. Moncton

-A partir de listes de prisonniers Acadiens au Fort Edward publi�es dans le 25ime cahier, Vol 111, no 5, p. 191, La soci�t� Historique Acadienne, oct., nov. Et d�c 1969, on trouve les noms de Joseph Granger, Bonan (Bonaventure?) LeBlanc, Chr s LeBlanc, Pierre Gaudet, Pierre Gaudet jun.

-En plus dans une p�tition dat�e du 1er avril 1768, �Pettion of the accadians for a priest and provision�

 

�Monseiner

Winsort April 1 1768

 

Nous prenons la liebert� te demand� la Bond� a votes Seifier pour avoir un preter de de quebec cet et�, et Si le Roi que lave la Bond� pour donn� la Provision pour un ans quand nous Sirions etabli Noter tere

 

Nous serion bien ess Si le gourvernement donni un Erpanter pour Erbant� la terre avec Nous

 

��������������������������������������� �������������������������������������������Sinig�

 

et votre Exelent Lieutenant

Gouvernor Nous some Les tres

humble et les tres obeissants

 

Parmi les 38 noms, j�ai pris ceux qui nous int�ressent...�qui ont sign�...Joseph X du Blan Bon ans X du Blan�� Carles X du Blan�� Joseph X Granger�

 

-Cela suppose donc que ces gens sont encore dans la r�gion du Fort Edward le 1er avril 1768.On constate qu�ils demandent un pr�tre et des provisions pour un an lorsqu�ils seront �tablis sur leurs terres.De l�, ils se rendent � Saint-Joseph, je suppose.

Edmond Babineau

 

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