25e anniversaire de la SHVM - discours de M. Edmond Babineau

 

Monsieur le maître de cérémonie, Dr Robert Léger
L'honorable Roméo LeBlanc, chancelier de l'Université de Moncton, ex-gouverneur général du Canada et patron d'honneur du banquet.
L'honorable Marilyn Trenholme-Counsell, lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick
Madame Simone Smith, présidente de la Société historique de la Vallée de Memramcook
La mairesse, Madame Hermance LeBlanc
Les députés, au fédéral, Monsieur Dominic LeBlanc, et au provincial, Monsieur Richard "Cy"LeBlanc
Père Yvon LeBlanc, curé

Chers invités, membres et amis de la belle histoire de Memramcook

Je remercie d'abord les membres du Conseil d'administration de m'avoir invité pour vous dire quelques mots à l'occasion de ce vingt-cinquième anniversaire de fondation de notre société.

Sur l'invitation que le Dr Léger m'a envoyée il était dit que je pourrais présenter mes souvenirs entourant la fondation de la société, ses origines et ses buts. Mais, après avoir parcouru votre intéressant cahier du 25e anniversaire, j'ai pensé qu'il serait plus sage de suggérer à vous les membres et au Conseil d'administration quelques sujets qui pourraient être considérés comme projets pour les années à venir.

Mais avant d'aller plus loin, je me dois de féliciter d'une façon bien spéciale la personne responsable, Monsieur Gérard LeBlanc, de ce super cahier, qui présente un aperçu très juste des activités qui ont été réalisées depuis vingt-cinq ans. I1 y avait là tout un défi. Bravo: C'est toute une réussite; un plus, quoi, pour la Société historique de Memramcook.

Gens de Memramcook, vous pouvez être fiers des réalisations de votre société. Je suis membre de cinq sociétés historiques et je peux vous assurer que la Société historique de la Vallée de Memramcook vous fait honneur.

Nous savons tous que la région a perdu depuis un certain nombre d'années, une bonne partie de son patrimoine historique. I1 suffit de penser au fameux pont de Rockland, au couvent des Soeurs de Notre-Dame-du-Sacré-Coeur, à la gare et au pont de College Bridge, au vieil aréna du collège ainsi que plusieurs maisons plus que centenaires, et quoi encore.

Mais il reste que Memramcook va devenir, selon moi, le centre d'attraction historique de toute l'Acadie, grâce aux sites qui ont été explorés jusqu'à maintenant et du grand nombre de sujets qui n'attendront que votre implication. Vous avez devant vous tout un défi à relever. Il faudra y voir.

Il est certain que vous avez déjà entendu parler de quelques-uns des sujets que je vous propose pour les vingt-cinq prochaines années.

Sachant que la région de Memramcook a été habitée avant la Déportation, pas moins d'une cinquantaine d'années, et que par la suite vos ancêtres y sont revenus, il y a là un fait bien particulier à la région, qu'on ne trouve pas ailleurs au Nouveau-Brunswick.

Ainsi par exemple, nous savons que Memramcook a été reconnu depuis longtemps comme ayant été le Berceau de la Renaissance acadienne, et ça pour de multiples raisons. Mais rien dans Memramcook peut nous rappeler ce fait. Si vous allez visiter Saint-Basile, vous remarquerez près de l'église un monument qui rappelle que Saint-Basile a toujours été reconnu comme étant le Berceau du Madawaska.

Il y a déjà près de vingt ans que des fouilles archéologiques ont été faites au Haut-Dorchester, jadis appelée Pointe-à-Bouleaux, en vue de retrouver le site de la première chapelle de la région. Les recherches devraient être reprises, et du même coup, pourquoi pas le cimetière. Par la suite, il faudrait y ériger un monument avec plaque.

En parlant de cimetière, ne serait-il pas intéressant de savoir, qui parmi nos ancêtres ont été enterrés à La Montain? Une recherche pourrait nous donner le nom d'un certain nombre parmi les 92 qui y ont été enterrés. Savons nous où était située l'église de La Montain? Ce site pourrait être assez facilement retrouvé vu qu'elle fut incendiée et, par la suite, possiblement la reconstruire.

La paroisse Saint-Thomas possède la plus grande église en pierre et la plus vieille, au Nouveau-Brunswick, selon moi, et que sa construction remonterait au début des années 1840. Nous savons aussi qu'elle a dû subir plusieurs modifications depuis, soit vers les années 30 et à la fin des années 60. Selon plusieurs paroissiens, il est bien regrettable qu'il en fut ainsi. Un temple ayant possédé une valeur architecturale et historique aussi riche, est encore aujourd'hui un fait difficile à accepter. Nous connaissons beaucoup d'églises qui n'ont pas eu à subir un tel dépouillement, comme celle de Saint-Basile et la cathédrale d'Edmundston. Donc, pour les raisons mentionnées ci-haut, c'est à dire architecturales et historiques, la plupart des changements qui ont été faits devraient être corrigés en remettant en place tout ce qui a été enlevé. J'ajouterais même que la société historique fasse les démarches nécessaires afin que l'église Saint-Thomas soit reconnue comme site historique provincial.

On peut vraiment dire que Memramcook baigne dans l'huile, c'est là une façon d'affirmer qu'il y a beaucoup d'huile dans la région, Qu'en savons-nous? Qui en sont les exploitants? Est-ce vrai que le premier forage pour trouver de l'huile en Amérique du Nord aurait été fait à Memramcook?

Que dire du rôle des carrières dans la région? Le sujet serait trop long à être développé. Voilà bien une quinzaine d'années, Monsieur Ulysse Gaudet et Monsieur Vital Belliveau avaient inscrit sur une pancarte tous les noms des familles qui habitaient en aval de la chapelle Sainte-Anne ainsi que le site des emplacements. Cette pancarte aurait été perdue. C'est bien regrettable.

Qu'une mine de cuivre a déjà été exploitée dans la région du sud-est de la rivière Memramcook, qu'en savons-nous?

Quelques années passées, une journaliste d'un journal anglais de Moncton m'avait interrogé au sujet de l'existence d'une mine d'or qui aurait été exploitée vers les années 1900. Je n'en savais rien. Mais à la suite d'un peu de recherches, j'ai trouvé quelque articles dans le journal L'Evangéline. (lecture). I1 y a sûrement eu de vos grands-parents qui ont été intéressés par le sujet, en achetant quelques actions? Nous aimerions tous en savoir plus sur le sujet.

I1 faudrait continuer les recherches commencées par le Dr Robert Léger en vue de trouver les plans du fort La Galisonnière, lequel aurait été construit vers les années 1750. Il était situé à la Pointe-à-Beaumont appelée aussi la Pointe-Rocheuse. C'est là un beau projet de reconstruction.

Nous savons aussi, d'après un article publié dans le journal Sackville Tribune Post du 7 mars 1950, que "deux gros canons français reposent dans la boue au bas de la falaise". De nos jours, il serait facile de les sortir de l'eau et de les exposer. Bels objets d'antiquité.

Qui ne sait pas le rôle important qu'ont joué les aboiteaux en vue de l'assèchement des marais. Grâce à un projet, il faudrait en construire un afin d'en faire une attraction touristique.

En rédigeant ces lignes, je pensais à feu Monsieur Eugène (Gene) LeBlanc, ancien directeur de cet Institut, qui entrevoyait la possibilité de monter un petit musée dans l'entrée même de l'Institut, plus précisément, là où se trouve un petit local déjà utilisé comme centre d'informations. Le but était de rappeler aux visiteurs le rôle important que les Pères de la Congrégation Sainte-Croix ont joué dans l'éducation de plusieurs générations de jeunes en Acadie. Est-ce que son rêve ne pourrait pas devenir réalité un jour?

Combien parmi vous avez remarqué, en allant vers Dorchester, un petit mont situé face au ruisseau des Breau, mais du côté droit du chemin de fer, donc dans la pré. Ce mont est en réalité une moraine. C'est ce qui reste après qu'un iceberg soit fondu et que l'on a nommée l'Île Longue. Que sait-on à son sujet? Ses dimensions, ses premiers habitants et, qui en sont devenus les propriétaires. C'est sûrement là un objet de curiosité.

Ne serait-il pas intéressant de savoir où auraient pu être les trois sites que vos ancêtres avaient choisis pour se cacher pendant la Déportation: soit celui du ruisseau des cabanes, un en arrière de l'Institut, près du ruisseau LeBlanc, et l'autre, dans la région de La Montain et Dover. Est-ce que les noms de ces familles ne pourraient pas être connus?

Avant qu'il ne soit trop tard, il faudrait penser à écrire l'histoire de l'École Régionale Vallée de Memramcook, devenue l'École Abbey-Landry Vallée de Memramcook. Je sais, par exemple, que c'est à l'École Régionale à qui revient la première rencontre de Piste et Pelouse pour les écoles francophones du Sud-est, longtemps avant les Jeux de l'Acadie. C'était en juin 1963; l' école avait remporté le premier trophée. Aussi, qui a gagné le premier concours d'art oratoire parmi les élèves des écoles secondaires francophones du Nouveau-Brunswick? C'est Gérard E. LeBlanc de Memramcook. Le concours avait eu lieu à l'école secondaire de Drummond. Les premières semaines de fierté française et acadienne dans les écoles du Nouveau-Brunswick ont été organisées à l'école Régionale.

Memramcook pourrait devenir le lieu de rencontres des familles acadiennes, vu que la plupart de ces familles des comtés de Westmorland et de Kent ont été formées par des gens venant de Memramcook. À Madawaska, Maine, par exemple, ville située de l'autre côté de la rivière Saint-Jean, face à Edmundston, organise depuis plusieurs années des rencontres de familles d'origine canadienne française. Vous avez ici toutes les facilités pour avoir de telles rencontres.

La Société historique a déjà été approchée en vue de faire reconnaître une partie du vieux champ de baseball situé près du musée, comme site historique provincial, afin de rappeler les nombreux championnats au baseball et, aussi, indiquer grâce à un monument avec plaque, que les Micmacs avaient près de là leur campement depuis bien des générations, longtemps avant notre arrivée.

Selon moi, il faudrait absolument rééditer le livre intitulé "Memramcook: Initiation historique", projet réalisé grâce à un projet d'emploi d'été par un groupe d'étudiants. En relisant ce travail, j'ai pu réaliser l'importance du contenu historique. Aussi, chaque famille de la région devrait en avoir une copie, vu la qualité de renseignements qu'on peut y trouver.

Savons-nous si l'histoire de Memramcook, au moins dans ses grandes lignes, sont bien enseignée à l'École Abbey-Landry? Il faudrait faire les démarches nécessaires pour que les élèves connaissent un peu le passé si glorieux de leurs ancêtres. Ne croyez-vous pas?

Pourquoi le drapeau acadien, notre drapeau, ne flotte-t-il pas plus dans la région? Les dirigeants de notre caisse populaire ont-ils omis de voter les argents nécessaires, lors des dernières rénovations, afin d'y placer un mât avec le drapeau acadien? Devant l'Ecole Abbey-Landry, nous ne voyons qu'un mât avec le drapeau canadien. En général, il y a trois mâts devant les écoles francophones. Il reviendrait donc à la Société historique de voir à corriger cette lacune.

Les gens de Memramcook onit toujours eu une grande dévotion pour Mère Marie-Léonie. Les faveurs obtenues ne se comptent plus. Ainsi, selon un avis légal préparé par la Commission scolaire de la Vallée de Memramcook, on peut lire: "En conséquence, nous reconnaissons avoir reçu deux faveurs de la Mère Léonie. 1e La joie d'avoir obtenu l'appui de notre population et 2e surtout d'avoir trouvé de l'eau". Cette faveur était connue sous le titre: "Une source d'eau vive". Pourquoi l'eau de cette source ne serait pas donnée aux personnes qui ont une grande confiance en Mère Marie Léonie? J'ai déjà apporté quelques litres de cette eau à la Maison-Mère à Sherbrooke. A l'occasion, le musée aurait une exposition d'objets ayant appartenus à Mère Léonie. I1 y aurait lieu de faire des démarches auprès du musée de la Maison-Mère en vue d'emprunter ses souvenirs.

Nous savons que les restes de l'abbé Thomas Leroux, premier curé de Memramcook, ont été inhumés sous la nef de l'église Saint-Thomas. Lorsqu'on les a déplacés du cimetière de La Montain, ses cheveux et ses ongles avaient poussés; fait plutôt spécial. En tout cas, ses paroissiens avaient pour lui une grande admiration ainsi qu'une dévotion remarquable. Selon ce que nous en savons, ils auraient reçu plusieurs faveurs de sa part et ils le considéraient comme un prêtre ayant des pouvoirs miraculeux. Alors, pourquoi ne pas réanimer cette dévotion? I1 pourrait y avoir une vitre placée sur une ouverture dans le plancher qui donnerait sur la plaque de ciment qui recouvre ses restes.

Un sujet qui ne devrait pas tomber dans l'oubli, c'est bien l'importance que certaines familles écossaises et irlandaises ont joué dans la région surtout au plan économique. Parmi celles-là, on peut nommer la famille McMannus. I1 serait encore temps d'approcher Monsieur Reid McMannus afin de savoir le rôle que sa famille a joué dans le développement de la vallée. On devrait avoir aussi une description de sa maison, peut-être la seule de cette époque, qui existe encore.

Je me permets avant de terminer de vous parler du tableau intitulé "La Dispersion" fait par le peintre Henri Beau. Ce tableau a été exposé durant de nombreuses années dans Moncton. Pourtant cette peinture a été payée en partie par vos ancêtres. Nous devrions, au moins, en avoir une copie qui serait exposée quelque part à Memramcook. J'avais fait des démarches de connaître de coût d'une telle reproduction.

Comme vous pouvez le constater les sujets à valeur historique dans la région de Memramcook sont très nombreux.

Vous avez là tout un programme pour les vingt-cinq prochaines années. Il ne faudrait qu'un jour nos descendants fassent le reproche que nous avons laissé disparaître une grande partie de leur patrimoine ancestral. Qu'une partie importante nous a été enlevée ou perdue, nous le savons. Soyons quand même très vigilants. Mais je sais, le passé en est la preuve, que vous allez continuer à donner à la région de Memramcook sa pleine valeur historique digne de nos valeureux ancêtres. Il ne faudra pas hésiter à vous afficher tels que vous êtes de vrais Acadiennes et Acadiens pour qui l'avenir offrira de nombreux défis que vous pourrez relever avec confiance et dignité.

Vive l'Acadie

J'ai pensé d'ajouter d'autres sujets qui pourraient faire l'objet d'une recherche.

Est-ce possible qu'un individu aurait été flagellé ou mis au pilori en public, longtemps passé?

Il y aurait plusieurs chapitres à écrire au sujet de la visite de Monsieur Maurice "Le Rocket" Richard à Memramcook lors d'un banquet Père et Fils. Avons-nous son discours? Plusieurs photos furent prises à cette occasion.

Que reste-t-il du court séjour de frère André à Memramcook? Il aurait demeuré quelques mois. Ne faudrait-il pas rappeler ce fait de quelques manière.

Une des cinq soeurs Dionne aurait passé quelques semaines au couvent des Soeurs de Notre-Dame-du-Sacré-Coeur à Saint-Joseph ou à Moncton. Elle était religieuse et portait le nom de Cécile, je crois. Il y a sûrement des soeurs à la Maison-Mère sur la rue King qui en sauraient beaucoup plus.

Qui va écrire la vie des fameux lutteurs de la famille d'Edmond Cormier? The Beast, Leo Burke, etc.?

A-t-on fait une recherche sur le village de Calhoun? On sait qu' il y avait là une gare, un hôtel, des magasins, un pont, etc.

Du fait que les Micmacs ont déjà vécu dans la région de Saint-Joseph, n'y aurait-il pas lieu de faire une recherche sur les plantes médicinales qui pourraient toujours exister dans le milieu.

Nous savons qu'il y a eu plusieurs navires qui ont été construits le long de la rivière Memramcook surtout en aval de Taylor Village Qu'en savons-nous? On pense même qu'un navire aurait été construit au bout du pont de Memramcook, côté nord-est.

Un groupe de Suisses se seraient installés dans la région du Petit Dover ou dans les environs. Qu'en savons-nous? Sont-ils tous repartis?

Nous connaissons l'existence da collège Seventh Adventist à Memramcook dans la région où est située l'ancienne salle de la Légion canadienne. Il aurait brûlé. Il serait intéressant d'en savoir plus.

Comment se fait-il que près de 17000 acres de terre qui se trouvent du côté est le long de la route transcanadienne, en allant vers Dorchester, n'appartienne à personne? Même, il n'y avait que quelques familles de Lourdes qui avaient le droit de faire la coupe du bois.

Est-ce que quelqu'un connaît l'histoire du pont de Gayton, le seul qui existe dans la région? Nous savons que les diligences l'utilisaient en faisant le trajet de Halifax à Saint-Jean. C'était avant l'arrivée du chemin de fer.

Il existerait toujours des bâtisses à Gayton qui étaient connues comme des "Half Way Houses", où les voyageurs pouvaient s'arrêter et aussi changer de chevaux. Avons-nous fait quelque chose à ce sujet?

Nous avons eu à Memramcook plusieurs conventions, congrès, festivals, etc. Je pense à la Première Convention Nationale des Acadiens en 1881, où près de 5000 Acadiens s'étaient réunis sue le terrain du Collège Saint-Joseph. Que reste-t-il de tous ces faits?

L'exode des gens de Memramcook vers les Etats-Unis a certes eu de nombreuses conséquences sur la région. On dit qu'ils partaient de la gare de Collège Bridge dans des wagons-passagers remplis. Qui étaient ces gens et que sont devenus leurs descendants?

Avons-nous une plaque où les noms de tous les curés et vicaires sont inscrits, dans nos trois églises?

Le cimetière de la paroisse Saint-Thomas contient sûrement les restes des plus importants personnages de l'histoire contemporaine de l'Acadie et aussi le plus grand nombre. Il faudrait faire connaître ce fait au moyen d'une publication qui contiendrait les plans du cimetière avec le site des pierres tombales.

Nous pourrions avoir un court historique des différentes communautés religieuses qui ont demeuré à Memramcook.

Lorsqu'on a construit le terminal d'embarquement au Cap-Tourmentin, des wagons de chemin de fer remplis de roches sont partis de la région. Il y a sûrement des personnes qui connaissent des détails sur le sujet.

À Pointe-à-l'Ours, il existe toujours une forge, appelée la forge à Sonier. Elle serait la dernière. Qu'est-ce que la Société historique pourrait faire pour la sauver et la faire revivre?

Parmi les nombreuses associations ou sociétés qui ont existées dans la région et dont nous ne connaissons même plus les noms, il y a eu, entre autre, l'Ordre de Jacques Cartier, communément appelée "La Patente". C'était une société secrète, formée uniquement d’hommes. L'appui à l'Eglise catholique et la défense de la langue française étaient deux de ses premiers buts. Que savons-nous de son existence à Memramcook et qui en faisaient partis? Quel rôle a-t-elle joué dans notre milieu et dans toute l'Acadie?

Est-ce que Taylor Village fait ou faisait partie de Memramcook? Si oui, il y aurait là tout un travail de longue envergure. Ce village qui a certainement connu une certaine prospérité, avait son église, son école, ses magasins, son cimetière, lequel est entièrement recouvert par la végétation. Pour construire une partie du couvent, des soeurs de Notre-Dame-du-Sacré-Coeur, on s'est servi des pierres de l'une de ces grosses maisons.

Il est facile de conclure que Memramcook possède un patrimoine historique des plus remarquables. Notre devoir est de sauver tout ce qui rapelle la vie de nos ancêtres.